Livre:Alhaiza, Cybèle, voyage extraordinaire dans l'avenir, Georges Carré, 1904.djvu

Alhaiza, Cybèle, voyage extraordinaire dans l'avenir, Georges Carré, 1904.djvu
TitreCybèle, voyage extraordinaire dans l’avenir Voir l'entité sur Wikidata
AuteurJean Chambon Voir l'entité sur Wikidata
Maison d’éditionGeorges Carré
Lieu d’éditionParis
Année d’édition1891
BibliothèqueBibliothèque nationale de France
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TABLE DES MATIÈRES



Retour imprévu aux Martigues (Bouches-du-Rhône) du lieutenant Numa Honorat de la marine française et préparatifs du mariage de mademoiselle Jeanne, sa sœur, avec le jeune Marius Foulane, futur notaire. — Où l’on fait la connaissance des familles Honorat et Foulane destinées à n’en plus faire qu’une seule. — Idées peu ordinaires que Numa tenait de son ancien professeur, l’excentrique M. Coral. — Véridique théorie d’Adhémar sur la périodicité des déluges universels. — Triste avenir que les siècles futurs réservent à notre hémisphère fatalement condamné à être un jour presque tout entier englouti sous les flots de l’Océan. — Émotions d’une veille de noces, et réflexions sublimes de l’amoureux Marius. 
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Du danger qu’il y a de s’attarder à minuit dans la contemplation des constellations célestes, au lieu de s’aller reposer comme il conviendrait à cette heure avancée. — Fait inouï et sans précédent d’un amoureux hypnotisé par une étoile. — Inanité des forces humaines et de toutes les lois naturelles lorsque l’hypnotisme fait tant que de s’y mettre. — Marius précipité en songe à travers l’espace devient malgré lui l’émule des plus extraordinaires voyageurs dont l’histoire fasse mention. — Il s’arrêterait bien à la Lune qui semble s’offrir comme une planche de salut, mais l’implacable Gemma qui l’a fasciné ne laissera pas ainsi son captif lui échapper et continuera de l’attirer dans l’abîme de l’espace. — Anéantissement prolongé de l’Infortunée victime de Gemma, puis son heureux réveil dans le système solaire où il se croit enfin de retour. — Terre ! Terre ! Mais est-ce bien sa propre planète que Marius rejoint par un incomparable plongeon dans la mer Méditerranée ? 
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Heureux sauvetage de Marius par un navire dont l’équipage ne s’attendait guère à repêcher un homme tombé du ciel. — Où plus on s’explique et moins on s’entend. — Décidément Marius ne s’est pas trompé de peu quand il s’est cru de retour dans sa planète. C’est bien une terre, mais pas la sienne. C’est une autre terre qui a pour soleil précisément la maligne étoile Gemma. — Belle solution d’un difficile problème trouvée et énoncée par un des sauveteurs de Marius, le savant professeur Alcor. — Prodige de deux mondes terrestres absolument semblables entre eux jusqu’en leurs habitants et leurs destinées, et existant simultanément, mais à la différence près que l’un avance de six mille ans par rapport à l’autre, ce qui fait que le premier est menacé d’un déluge imminent. — Petit aperçu d’histoire rétrospective ou future, selon comme on l’entend. — Après Paris, Marseille ; après Marseille. Alger, capitale de la France. — Arrivée à Alger de Marius et de ses deux amis Alcor et Namo qui ne se sépareront pas de lui. 
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Marius trouve dans la capitale de la nouvelle France des chemins qui marchent et des gens qui volent. — Adroit procédé qu’emploient les ingénieurs pour l’extraction de tous les métaux. — Comment on voyage maintenant en Cybèle. — Marius est le bienvenu dans la maison de son ami Namo. — Sa surprise d’y trouver des visages de sa connaissance intime chez des personnes qu’il n’avait jamais vues. Première journée de séjour à Alger bien employée par Marius qui est piloté par le professeur Alcor dans les différents quartiers de la capitale. — Le Grand-Temple, ses propylées de marbre, sa coupole d’or, ses sphinx qui parlent et son astre artificiel qui illumine, la nuit, tout Alger. — Rapide aperçu donné par le professeur, des idées religieuses et des fêtes du culte qui sont en honneur dans cet autre monde. 
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Marius, à cheval sur deux existences, ne sait jamais au juste s’il rêve ou s’il veille. — Les rencontres de visages connus continuent du plus belle. Maintenant c’est Jeanne elle-même qui lui apparaît, mais une Jeanne qui ne connait plus Marius. Après Jeanne, c’est son rival, M. Camoin, le juge de paix en personne qui, qui, cette fois a ici le beau rôle. — La véritable Jeanne n’est pas de ce monde-là, elle réside dans une constellation céleste tout comme une héroïne d’Ovide aussi Marius adore-t-il les étoiles comme un païen. — Jusqu’à Houzard, le bon chien qui a son sosie dans Cybèle où les bêtes mêmes sont civilisées. — Visite au Grand Musée d’Alger où notre terrien voit ce qu’il n’avait encore jamais vu. — Tout a progressé, depuis la dynamite jusqu’au service des dépêches qui comprend maintenant tout le système solaire. 
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Tout Alger a bientôt appris qu’il lui est tombé du ciel un homme né dans une planète lointaine et tout Alger veut voir cet homme extraordinaire. — Alcor obtient pour son protégé, qui a pour cela des titres uniques, une chaire au Grand-Collège, comme professeur d’histoire et, de langues anciennes. — Examens sans précédents subis par Marius et au sortir desquels il devient la grande célébrité du jour. — La science telle que l’ont faite les progrès des temps et la géographie physique telle que l’a remaniée au cours des derniers siècles, le déplacement graduel des océans. — Madagascar, troisième France. — Mémorable conquête de l’Australie par le prolifique peuple allemand. — L’Europe déménageant en partie dans l’hémisphère sud où est l’avenir. — Marius s’instruit des choses du gouvernement et de la politique de sa nouvelle patrie. 
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Où l’on voit que les femmes de Cybèle sont plus en progrès encore que les hommes, et que, sans que l’amour y perde rien, Vénus aphrodite pourtant a beaucoup perdu. — L’économie sociale et la prospérité publique sont ici à la hauteur des nouveaux principes du gouvernement : Plus de trop gros capitalistes, mais aussi plus de pauvres ; plus de dette nationale, mais au contraire d’inépuisables fonds d’État se répandant comme une rosée bienfaisante partout où cotte rosée est nécessaire. — Les ultra-civilisés de Cybèle, à bout de nouvelles découvertes, finissent par en retrouver une fort ancienne qui est tout simplement la nature naturelle. — L’agriculture n’est pas plus en retard que le reste ; elle a trouvé des méthodes toutes nouvelles pour multiplier les récoltes. — Le problème de la meilleure organisation sociale tient enfin sa solution qu’avaient jadis imparfaitement entrevue Fouriéristes et Saint-Simoniens.  
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Un peu d’histoire ancienne de ce monde en avance sur l’histoire de la Terre, donnant les événements qui font suite à la date où Marius en était resté. — Grande guerre européenne, celle-là même qui faisait trembler d’avance toutes les nations. — Rôle magnanime et tout à fait inattendu des vainqueurs, et heureux début de l’Europe dans une vole de justice et de véritable progrès trop belle pour être jamais croyable. — Nouvelle manière chez les Cybéléens d’envisager la question coloniale. — Une mappemonde de la fin du xxe siècle et des divisions géographiques où Marius ne se reconnait pas tout d’abord. — Voyages à travers les siècles mis à la portée de chacun par l’anesthésie à long terme qui permet de couper une existence humaine en autant de vies intermittentes qu’il plaît aux amateurs. 
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Pour calmer les accès de misanthropie de son ami, Namo lui propose une expédition lointaine en aérostat. Les aérostats dirigeables sont en grande vogue dans Cybèle depuis qu’on ne compte plus que sur eux pour échapper à la terrible noyade. — Ce que sont l’aéronef et l’aérovol, deux système pour un de navigation aérienne. — Départ de l’Espérance, pour l’Orient, mais en faisant le premier jour un crochet vers le sud. — Plus de désert de Sahara, une immense forêt a pris sa place ; plus de lacs amers, mais bien la mer Roudaire ; plus d’île de Malte que les flots montants ont submergée. — Sémaphores inter-planétaires, soit par des signaux lumineux, soit par des projections d’ombres. — Relâche au port aérostatique du mont Etna. — Choses merveilleuses que conte le capitaine Jonathan Duck, telles entre autres que la domestication du requin et de la baleine et l’application de la rotation du globe à la mécanique industrielle. — Stupéfiante apparition d’une nouvelle race d’hommes appelée à dominer les races actuelles. 
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En route pour l’Orient parmi d’autres navires, soit aériens, soit marins, soit sous-marins. Ces derniers ont même leurs partisans comme système homœopathique de sauvetage anti-diluvien. — La nouvelle Égypte, sa capitale actuelle englobant les pyramides, ses grands souvenirs et ses vins renommés, effet du nouveau climat. — La Palestine à vol d’oiseau. — Une bien bonne histoire dont Israël est le héros. — Pieux pèlerinage au mont Ararat où s’arrêta l’arche de Noé lors du précédent déluge. — L’Asie mineure, le Bosphore, la nouvelle Constantinople. — Ce qu’il était advenu de l’immense empire de Russie. — Une Athènes redevenue la digne capitale de la nouvelle confédération grecque. — L’Espérance remonte l’Adriatique et ne trouve que la mer à la place de Venise. — Marseille bien déchue mais encore digne de son nom. — Ce qui subsiste encore des vieilles provinces de l’ancienne France. — Paris mort et enterré au fond d’un marécage. — Ce qui reste à présent de l’Angleterre et des Anglais. — Travaux inouïs pour détourner le Gulf-Stream et l’envoyer tout entier réchauffer les cotes refroidies de la vieille Europe. — L’Espagne et les Espagnols. — Retour à la maison que Namo impatient devance en volant, au sens littéral du mot, dans les bras de sa mère. 
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Les téléphones de Cybèle ne se bornent pas à transmettre la parole. Ils reproduisent la personne même des correspondants. — Célébration de la grande fête solsticiale de Messidor en l’an 6643. — Musique vocale et instrumentale d’un genre absolument nouveau. — Cérémonies religieuses et divertissements publics comme on n’en voit pas encore dans le pays de Marias. — Aéronefs de guerre et commémoration de la grande bataille aérienne de Sainte-Marie-des-Açores. — Une pluie de guerriers. — Les ressuscités du Panthéon. — Sinistre avertissement de l’imminent cataclysme venant changer en deuil la joie des populations. — Une page de la Bible. — Préparatifs du mariage de Junie et profond désespoir de Marius. — Le déluge !!! 
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Marius de ce coup-là revient véritablement à lui et sort enfin de l’étrange hallucination hypnotique dont il venait d’être le jouet. — Martine, la bonne gouvernante de la maison du notaire, a bien de la peine à comprendre pourquoi Marius, la veille d’un si grand jour, a couché à la belle étoile. — La joie d’appartenir encore à ce monde inférieur tourne un peu la tête au fiancé de Jeanne et le rend suspect de dérangement d’esprit, même aux yeux de son ami Numa. — Un conte des Mille et une nuits. — Un bon et heureux mariage aux Martigues où se retrouvent tous les personnages réels de cette histoire et où l’on voit que tout est bien qui finit bien. 
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