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CYBÈLE

sentant la forme des habitants, ce qui avait montré aux Cybeléens de bien étranges figures ne ressemblant en rien à leurs personnes. Marius s’en était déjà entendu toucher quelques mots auparavant, quand il avait eu l’occasion de voir de quoi étaient capables les prodigieux télescopes de Cybèle. Ainsi en Mars, ces formes étaient un peu massives dans Saturne au contraire, elles paraissaient sveltes et faites pour le vol à en juger par les sortes d’ailes que représentait le dessin ; Vénus, elle, montrait les plus curieux et les plus gracieux êtres humains subissant des métamorphoses comme nos papillons, et terminant sans doute comme ces insectes favorisés, leur existence dans une dernière phase brillante toute de beauté et d’amour, à l’inverse des humaines amours terrestres. Mais les plus parfaits étaient certainement les habitants de Jupiter. Les Jupitériens, dont l’image rappelait celle sous laquelle Bouddha tout puissant est représenté dans les pagodes de l’Inde, montraient des bras nombreux terminés par des mains différentes et compliquées, ce qui donnait l’idée d’une haute aptitude à des travaux extraordinaires et impliquait une intelligence supérieure. C’étaient eux d’ailleurs qui avaient eu l’initiative de tenter de correspondre avec les autres humanités planétaires. Après cela, des signes allégoriques avaient été essayés et compris peu à peu, puis enfin il était