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qui est presque toujours le cas. D’autre part, un appareil, de poids variable, mais qui est obligé de manœuvrer au départ comme à l’arrivée, en sens perpendiculaire et en évitant toute secousse violente, doit pouvoir se comporter lui aussi comme les aérostats ordinaires.

Eh ! bien, toutes ces conditions étaient parfaitement remplies par un aéronef qui emportait avec lui sous un poids minime, une grande provision de matière gazéifiable, quelque chose comme une poudre susceptible d’une immense expansion gazeuse. Quand le petit laboratoire de la plate-forme envoyait par ses tubes dans le corps du ballon le gaz qu’il produisait, l’appareil s’élevait ; quand le mécanicien ouvrait la soupape, la descente s’opérait, et cela à volonté, ce qui assurait une longue suite possible de mouvements verticaux. Quant à l’impulsion horizontale, une puissante hélice placée à l’avant de l’appareil, et mue par la force emmagasinée dans les accumulateurs électriques, l’entraînait avec une rapidité qui s’augmentait bientôt d’un pouvoir de pénétration plus grand au moyen d’un léger accroissement de poids amené par un échappement de gaz, sans provoquer la descente tant que la force de projection faisait équilibre à cette augmentation de pesanteur ainsi qu’il en est pour tout projectile soutenu par une force initiale suffisante.