Livre:Gogol - Les Âmes mortes, tome 1, trad Charrière, 1859.djvu

Gogol - Les Âmes mortes, tome 1, trad Charrière, 1859.djvu
TitreLes Âmes mortes Voir l'entité sur Wikidata
Volume1
AuteurNicolas Vassiliévitch Gogol Voir l'entité sur Wikidata
TraducteurErnest Charrière Voir l'entité sur Wikidata
Maison d’éditionLibrairie de L. Hachette et Cie
Lieu d’éditionParis
Année d’édition1859
BibliothèqueGoogle Books
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SérieIII

Pages

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TABLE DES MATIÈRES
DES DIX PREMIERS CHANTS.

Considérations sur Nicolas Gogol et la littérature russe. 
 i
LE CHEF-LIEU DE GOUVERNEMENT.
Tchitchikof. — Son entrée dans la ville. — Portrait de Tchitchikof. — Un garçon d’auberge. — Chambres d’hôtellerie en Russie. — Séliphane, le cocher du voyageur. — Installation du laquais Pétrouchka dansun réduit voisin de l’appartement de son maître. — Le voyageur descend dans la salle commune. — Le repas qu’il y prend. — Il adresse au garçon une foule de questions sur les principaux fonctionnaires du lieu. — Il demande s’il n’y a pas eu quelques cas d’épidémie dans le pays. — Sa bruyante manière d’éternuer lui concilie le respect des assistants. — Il remonte chez lui pour faire la sieste. — Il lui est demandé, selon le règlement de police, une note, sur sa personne. — Il inscrit : Le Conseiller de collège Paul Ivanovitch Tchitchikof, propriétaire terrier, voyageant pour ses affaires personnelles. — Description de la ville. — Une affiche de spectacle. — Paul, fils de Jean, prend le thé chez lui ; au thé succède un léger souper et un doux sommeil. — Le lendemain, visite à S. Exc. Mgr le gouverneur, visite au vice-gouverneur, au procureur fiscal, au président de cour, au maître de police, au fermier des eaux-de-vie, au directeur général des usines de la couronne, et à quelques autres puissances. — Ayant dit quelque chose de flatteur à chacun de ces messieurs et baissé modestement les yeux, d’un air fort ému, devant leurs dames, il en a pour huit jours à ne pouvoir suffire aux invitations. — Grande soirée chez le gouverneur. — Matinées. — Dîners. — Thés. — Bostons. — Il fait la connaissance de MM. Mantlof, Nozdref et Sabakévitch, propriétaires des environs. — Tchitchikof est content de la ville, et la ville encore plus contente de lui. 
 1

LA FAMILLE MANÎLOF.
Tchitchikof fait atteler pour aller voir Manîlof, qui lui a dit demeurer à quinze kilomètres de la ville. — Pétrouchka reste préposé à la garde des effets. — Portrait de Pétrouchka ; l’auteur s’excuse de présenter au public dédaigneux de Russie le laquais et le cocher d’un héros qui lui-même n’est ni prince, ni comte, ni baron, ni même général. — Tchitchikof franchit la barrière de la ville et une distance de quinze verstes, puis une seizième verste. — Là un paysan est interrogé sur le village nommé Manîlovka. — Après une demi-douzaine de verstes encore, Tchitchikof arrive enfin. — Description des localités. — Joie de Manîlof voyant venir une visite quelconque, puis reconnaissant Tchitchikof. — Insignifiance impatientante de certains personnages. — Portrait de Manîlof, en qui on voudrait voir une passion, une manie, un vice, afin de savoir de lui quelque chose. — Mme Manîlof est bien la femme de son mari, et tous deux sont bien les père et mère des petits Manîlof. — Manières cérémonieuses du couple sentimental. — Trio de louanges données sans restriction à toutes les notabilités de la ville. — Recrudescence de compliments mutuels. — La salle à manger, les enfants, leur gouverneur. — Manîlof fait briller à table l’instruction de ses héritiers. — Thémistoclus mord Alcide à l’oreille. — Manîlof, après le dîner, emmène son convive dans sa petite tabagie, qu’il nomme son cabinet — Tchitchikof, qui ne fume pas, se prête aux propos bucoliques et sentimentalistes de son amphitryon et en fait une transition pour savoir s’il est mort beaucoup de monde dans le village depuis le dernier cens. — L’intendant en apporte la liste. — Caractère et position de cet homme. — Tchitchikof veut avoir ces âmes mortes ; Manîlof craint un moment que son convive ne soit fou, puis il se rassure, revient aux propos idylliques, il promet d’aller à la ville, au premier jour, passer l’acte de vente de ses morts, et reçoit les tendres adieux de son ami. — Mme Manîlof et les deux jeunes savants au moment du départ. — Il est promis des joujoux. — Derniers efforts faits pour retenir l’aimable visiteur. Tchitchikof part. — Il y a de l’orage dans l’air. — Manîlof, toujours rêveur, rêve ce soir-là plus rêveusement que jamais ; une seule question l’interloque : « À quoi bon acquérir des âmes mortes ? » 
 20

MADAME KOROBOTCHKINE.
Heureuse disposition d’esprit du héros en s’éloignant de la maison de Manîlof. — Séliphane non moins satisfait ; ses longs discours adressés aux chevaux. — Le héros finit par s’apercevoir que son automédon est ivre. — Un ouragan. — Séliphane se jette dans les premiers chemins venus. — Pluie battante. — Fondrières. — L’équipage verse. — Reproches et menaces. — Soumission modeste du délinquant. — Un chien aboie, bon présage. — L’équipage relevé est lancé au petit bonheur, à fond de train, et arrive à une maison habitée — Notre héros est reçu et installé pour la nuit chez une vieille dame campagnarde qui le prend pour un riche colporteur pratiquant une foule d’industries. — Le lendemain, en s’éveillant, le héros reconnaît à divers signes que la dame jouit d’une grande aisance. — Il lui propose d’acheter ses âmes mortes. Il y réussit à force d’éloquence. — Espérances dont se berce la vieille dame. — Le héros part à la recherche de la grande route, guidé par une petite fille du village. — Il la renvoie contente dès qu’il a aperçu les toits d’une auberge. 
 52

NOZDREF.
Notre héros gagne l’auberge de la route. — Description du lieu. — Ce que c’est qu’un estomac russe dans la province. — Le héros se fait servir un déjeuner plus qu’abondant, comme s’il eût été à la diète depuis deux jours. — Il cause avec la servante. — Nozdref et un beau-frère blond. — Ce que c’est que Nozdref, ses équipées foraines. — Il s’acharne à entraîner le héros chez lui, — Il entraîne aussi l’honnête beau-frère, mari de sa sœur, ennemi des popinations. — Désordre dans la maison comme dans la tête de Nozdref. — Celui-ci montre en détail son domaine. — Ses hâbleries de tout genre. — Le beau-frère blond est un personnage incommode aux hâbleurs ; notre héros est plus facile. — Après un dîner long et surabondamment arrosé, le beau-frère parvient à fuir ; Tchitchikof est forcé de jouer ; mais d’abord il pressant son hôte sur les âmes mortes de son domaine. — Nozdref a un langage et des manières terribles, outre cela il triche au jeu. — Grande querelle qui’se renouvelle le lendemain matin avec violence, chacun estimant bien que l’autre mérite au moins la potence. — Heureuse fuite du héros, providentiellement favorisée par l’incident de l’arrivée d’un magistrat. 
 89

SABAKÉVITCH.
Notre héros et Séliphane et le troïge fuient en toute hâte, tous également mécontents, par des motifs divers, de la redoutable hospitalité de Nozdref. — Rencontre d’un fougueux attelage de six chevaux, tirant une élégante calèche. — Choc terrible des neuf bêtes. — Plusieurs paysans accourent ; en une demi-heure de travail l’ordre est rétabli. — La calèche croise la britchka et Tchitchikof reprend sa route, entièrement distrait de ses récentes terreurs. — Il fait des réflexions du genre le plus positif sur la ravissante jeune demoiselle qu’emportait la calèche et qu’il avait contemplée avec extase. — La raison chez lui l’emporte toutefois de beaucoup sur la poésie de ces angéliques et fortuites apparitions. — Il s’aperçoit qu’il est sur les terres de Sabakévitch. — Il arrive à la maison du maître. — Il est reçu par Sabakévitch et présenté à madame, comparse qui trône en reine, et, le plus souvent, se tait en esclave. — Tchitchiykof, pour entretenir inoffensivement la conversation, tente de louer ses illustres connaissances de la ville. — Autant sont nommées, autant sont mises en quartiers par l’homme dont la langue n’est pas moins terrible que les pieds. — On se met à table ; Sabakévitch, à propos des mets qu’il sert, fait un tableau très-fâcheux de la cuisine des autres. — Chez lui, il est vrai, tout est de première qualité et en surabondance. — Il vend à notre héros toutes ses âmes mortes de serfs mâles à deux francs soixante centimes, après en avoir demandé cent francs, puis cinquante, puis trente, et il propose les âmes mortes femelles, et, sur le refus de Tchitchikof, il dit : « C’est juste ; l’un aime le pope, l’autre aime la popesse. » — Les terres de Sabakévitch, le bourru accommodant, sont contiguës à celles d’un homme très-riche, nommé Pluchkine, chez qui Tchitchikof va se rendre, attiré par tout le mal qu’on dit du richard. — Éloge de l’idiome russe. 
 134

PLUCHKINE.
Tchitchikof entre sur les terres de Pluchkine. — Aspect général de misère, de ruine, de désolation. — Beauté sui generis de ce spectacle. — On reconnaît partout en lugubre la trace de l’opulence des anciens seigneurs de la localité. — Bâtiments de l’habitation seigneuriale. — Deux églises, l’une en bois, l’autre en pierre, également détériorées et mornes, semblent être là pour marquer, le centre de cette espèce de gigantesque nécropole. — Une télègue chargée et recouverte de nattes pénètre dans la cour domaniale. — Une figure équivoque vient faire querelle au charton. — Pluchkine. — Notre héros est introduit dans la maison. — Longue et dramatique conversation. — Mœurs et caractère de Pluchkine. — Tchitchikof achète environ deux cents âmes, tant en morts qu’en fugitifs, et il se hâte, joyeux, de regagner la ville. — Retour à l’auberge. — Pétrouchka prétend avoir aéré la chambre ; on ne s’en aperçoit point. — Tchitchikof jouit au reste d’un sommeil parfait : deux journées de grands et signalés travaux lui avaient bien mérité cela. 
 169

LES TRIBUNAUX ET LA POLICE.
Profession de foi littéraire du poète. — Talent de son héros pour la rédaction des papiers d’affaires ; ses réflexions sur ses acquêts et sur ses vendeurs. — Il se rend aux tribunaux ; il rencontre, chemin faisant, le bon Mantlof qui s’y rendait de son côté. — Aspect des greffes. — Manèges des greffiers. — Introduction dans la salle d’audience. — Sabakévitch. — Le président. — Baisers échangés, conversations et félicitations. — On envoie quérir des témoins. — Transes passagères de Tchitchikof. — L’affaire marche comme sur des roulettes. — On va arroser le marché, d’après le conseil du président, chez le maître de police. — Un whist. — Les apéritifs de la prégustation. — Grand déjeuner dînatoire où tous les caractères se dessinent à l’insu des personnes. — Étourdissantes ovations faites à Tchitchikof. — Il rentre enfin très-gai à son auberge. — Touchante affection mutuelle de Séliphane et de Pétrouchka ; comment ils se réjouissent du contentement évident de leur maître. 
 206

LE BAL DU GOUVERNEUR.
Tchitchikof est l’unique objet de toutes les conversations ; il rêve bonnes fortunes. — Invitations. — Bal chez le gouverneur. — Nombreux amis dévoués. — Les dames font cercle autour de lui. — Il a reçu le matin un billet parfumé ; comment en deviner l’auteur ? — Apparition de la charmante jeune blonde qu’il avait vue lorsqu’il fuyait de chez Nozdref et gagnait le manoir de Sabakévitch. — C’est la fille du gouverneur. — Il se trouble. — Les dames le plaisantent. — Distrait, amoureux, sans espoir, il manque en un point léger aux convenances. — Tout le beau sexe se tourne contre lui. — On lui attribue des vers satiriques qui courent dans le bal. — Nozdref paraît ; il raille cruellement Tchitchikof sur ses achats d’âmes mortes. — On s’étonne même de ce mot ; bientôt la position n’est plus tenable, et il se retire avant la fin du souper. — Il veille plein de dépit dans sa chambre d’auberge. — Une autre ennemie vient d’arriver dans la ville. — Mme Korobotchka (Korobotchkine) ; scrupules qu’elle a sur l’honnêteté de la vente qu’elle a faite au soi-disant marchand Tchitchikof. 
 238

LES ÉMOTIONS D’UNE PETITE VILLE. — LA POPULATION
ENTIÈRE EST SUR LES DENTS.
Les mille et une petitesses des petites villes. — Caquets, conjectures à perte de vue. — Préoccupation principale des femmes ; Tchitchikof veut sûrement enlever la fille du gouverneur. — Préoccupation des hommes : Qu’est-ce, au fond, que ces âmes mortes ? et qu’est-ce que Tchitchikof lui-même ? — Des circonstances multiples viennent s’accumuler comme pour mettre les esprits à la torture. — Il est beaucoup parlé de la nomination et de la prochaine arrivée d’un nouveau gouverneur civil. — Sur ce seul bruit pas un employé, pas un magistrat qui ne fasse son examen de conscience et ne s’efforce de mettre ordre aux affaires. — Mais toujours faudrait-il bien savoir ce que c’est que ce Tchitchikof, objet des propos passionnés et contradictoires de la ville et des champs ; est-ce un homme qu’il faudrait arrêter ? ou n’est-ce pas un homme à carte blanche, bleue ou verte, et qui lui-même pourrait faire arrêter tout le monde ? — Et la dame Korobotchka avec ses récits fantastiques. — Incertitude, malaise, stupeur générale. 
 274

LE DÉNOÛMENT PAR LA FUGUE DU HÉROS.
Les employés se réunissent chez le maître de police. — Ils se livrent à de nouvelles conjectures sur Tchitchikof. — Des ordres sont arrivés de rechercher des faux-monnayeurs et des brigands. — Tchitchikof ne serait-il pas le capitaine Kopeïkine ? — Naïveté de cette supposition, Kopeïkine n’ayant qu’un bras et qu’une jambe. — Mais ne serait-il pas Napoléon échappé de Sainte-Hélène ? — Ou ne serait-ce pas bien plutôt l’antechrist, objet de graves préoccupations populaires à une époque où le mysticisme était de mode jusque dans les plus hautes régions de la société ? — On ne croit jamais un mot de ce que dit Nozdref. N’importe, il est encore en ville, on l’envoie inviter, on le questionne ; il déblatère, et le cénacle tremble. — Nozdref, en sortant de là, court à l’auberge de Tchitchikof, dont il espère soutirer une bonne somme d’argent, en mettant sur le compte des habitants tous les propos qu’il vient de tenir lui-même, enchérissant sur les plus absurdes et les plus horripilants. — Tchitchikof, alarmé, prend le parti de quitter la ville le lendemain de cette fâcheuse visite ; il veut que sa britchka soit prête dès l’aurore ; il donne ses ordres en conséquence et se met au lit. — Pendant qu’il repose innocemment, les propos de Nozdref font leur chemin et les dames, plus éveillées que jamais, colportent de maison en maison leur découverte que notre héros est faux-monnayeur, chef d’une troupe de brigands redoutables, espion de police, polygame ; qu’il vient, avec l’aide de Nozdref, qui n’en disconvient pas, d’enlever la fille du gouverneur, et que le prêtre de tel village les a mariés dans les formes pour soixante-quinze roubles. — Séliphane paraît fort contrarié de l’ordre d’être prêt au départ pour l’aube du jour. 
 303

fin de la table du premier volume.