La Russie en 1839/Table des matières

Amyot (premier volumep. 1).
Table des matières détaillée


LA RUSSIE
EN 1839



Premier volume.


PAGE 3 A 11.
Arrivée du grand-duc héréditaire à Ems. — Caractère particulier des courtisans russes. — Différence de leurs manières quand le maître est présent ou absent. — Portrait du grand-duc. — Sa physionomie, son air souffrant. — Son père et son oncle au même âge. — Ses voitures. — Équipages négligés. — Mauvaise tenue des domestiques. — Supériorité de l’Angleterre dans les choses matérielles. — Soleil couchant sur le Rhin. — Le fleuve plus beau que ses bords. — Chaleur excessive.


PAGE 13 A 47.
Progrès de la civilisation matérielle en Allemagne. Le protestantisme en Prusse. — La musique employée comme moyen d’éducation pour les paysans. — Le culte de l’art prépare l’âme au culte de Dieu. — La Prusse, auxiliaire de la Russie. — Rapport qui existe entre le caractère du peuple allemand et celui de Luther. — Le ministre de France en Prusse. — Correspondance de mon père, conservée dans les archives de la légation française à Berlin. — Mon père, à vingt-deux ans, nommé ministre de France près des cours de Brunswick et de Prusse en 1792. — M. de Ségur. — Le coup de couteau. — Indiscrétion de l’Impératrice Catherine. — Autre anecdote curieuse et inconnue relative à la convention de Pilnitz. — Mon père remplace M. de Ségur. — Son succès dans cette cour. — On le presse d’abandonner la France. — Il y retourne malgré les dangers qu’il prévoit. — Il fait deux campagnes comme volontaire sous son père. — Lettres de M. de Noailles, alors ambassadeur de France à Vienne. — Ma mère. — Sa conduite pendant le procès du général Custine, son beau-père. — Elle l’accompagne au tribunal. — Danger qu’elle y court. Le perron du palais de justice. — Comment elle échappe au massacre. — Les deux mères. Mort du général. — Son courage religieux. — La Reine le remplace à la Conciergerie. — Souvenirs de Versailles au pied de l’échafaud. — Mon père publie une justification de la conduite du général. — On l’arrête. — Ma mère prépare l’évasion de son mari. — Dévouement de la fille du concierge. — Héroïsme du prisonnier. — Un journal. — Scène tragique dans la prison. — Mon père, martyr d’humanité. — Dernière entrevue dans une salle de la Conciergerie. — Incident bizarre. — Premières impressions de mon enfance. — Le gouverneur de mon père frappé d’apoplexie en lisant dans un journal la mort de son élève.


PAGE 49 A 96.
Suite de la vie de ma mère. — Son isolement entre tous les partis. — Elle veut émigrer. — Son arrestation. — Papiers mal cachés. — Protection providentielle. — Maison dévastée. — Dévouement de Nanette, ma bonne. — Son imprudence au tombeau de Marat. — Dévots au nouveau saint. — Vie de ma mère en prison. — Mesdames de Lameth, d’Aiguillon et de Beauharnais, plus tard l’Impératrice Joséphine. — Caractère de ces jeunes femmes. — Portrait de ma mère. — Anecdotes à ajouter aux Mémoires du temps. — Un polichinelle aristocrate. — Une femme du peuple emprisonnée parmi les grandes dames. — Son caractère. — Elle est guillotinée avec son mari. — La partie de barres. — Le décadi en prison. — Visites domiciliaires. — Plaisanterie de Dugazon. — Interrogatoire. — Le président cordonnier et bossu. — Trait de caractère. — Le soulier de peau anglaise. — Le maître maçon Jérôme. — Terrible moyen de salut. — Le carton fatal. — Le 9 thermidor. — Fin de la terreur. — Raffinements de quelques historiens sur le caractère de Robespierre. — Les prisons après sa chute. — La pétition de Nanette, apostillée par des ouvriers. — Le bureau de Legendre. — Délivrance. — Retour de ma mère dans sa maison. — La misère. — Trait de délicatesse du maître maçon Jérôme. — Bon sens de cet homme. — Sa mort. — Voyage de ma mère en Suisse. — Son entrevue avec madame de Sabran, sa mère. — La romance du Rosier reçue en prison. — Jugement de Lavater sur le caractère de ma mère. — Manière dont elle passait sa vie sous l’Empire. — Ses amis. — Second voyage en Suisse, en 1811. — Sa mort en 1826, à 56 ans.


PAGE 97 A 116.
Conversation avec l’aubergiste de Lubeck. — Ses remarques sur le caractère russe. — Différence d’humeur des Russes qui partent de chez eux et de ceux qui retournent en Russie. — Voyage de Berlin à Lubeck. — Inquiétude imaginaire. — Réalisation de ce qu’on pense. — Puissance de création mal employée. — Site de Travemünde. — Caractère des paysages du Nord. — Manière de vivre des pêcheurs du Holstein. — Grandeur particulière des paysages plats. — Nuits du Nord. — La civilisation sert à jouir des beautés de la nature. — Impression que me causent les noms. — C’est pour les steppes que je vais en Russie. — Naufrage du Nicolas 1er. — Description de cette scène. — Belle conduite d’un Français attaché à la légation de Danemark. — On ne sait pas même son nom. — Ingratitude innocente. — Le capitaine du Nicolas destitué par l’Empereur. — Route de Schwerin à Lubeck. — Trait de caractère d’un diplomate. — Esprit de cour naturel aux Allemands. — La baigneuse de Travemünde. — Tableau de meurs. — Dix ans de vie. — La jeune fille devenue mère de famille. — Réflexions.


PAGE 117 A 170.
Nuits polaires. — Influence du climat sur la pensée humaine. — Montesquieu et son système. — Je lis sans lumière à minuit. — Nouveauté de ce phénomène. — Récompense des fatigues du voyage. — Paysages du Nord. — Accord des habitants avec le pays. — Aplatissement de la terre près du pôle. — On croit approcher du sommet des Alpes. — Côtes de Finlande. — Effets d’optique, rayons obliques du soleil. — Terreur poétique. — Mélancolie des peuples du Nord. — Conversation sur le bateau à vapeur. — Mal de mer dissipé par la mer. — Mon domestique. — Éloquence d’une femme de chambre citée par Grimm. — Arrivée du prince K*** sur le bateau à vapeur. — Son portrait, sa manière de faire connaissance. — Définition de la noblesse. — Différence qu’il y a entre les notions anglaises et nos idées sur ce sujet. — Le prince D***. — Son portrait. — Anecdote sur la noblesse anglaise. — L’empereur Alexandre et son médecin en Angleterre. — L’Empereur ne comprend pas la noblesse à l’anglaise. — Ton de la société russe. — Le prince K*** défend contre moi le gouvernement de la parole. — Par quoi on mène les hommes. — Canning. — Napoléon. — L’action plus persuasive que la parole. — Entretien confidentiel. — Coup d’œil sur l’histoire de Russie. — Pourquoi les Russes sont ce qu’ils sont. — Héros de leurs temps fabuleux. — Ils n’ont rien de chevaleresque. — Ce qu’est l’autocratie. — Les Russes ont fait dans l’esclavage l’apprentissage de la tyrannie. — Le servage se légalisait en Russie quand on l’abolissait dans le reste de l’Europe. — Rapport qu’il y a entre mes opinions et celles du prince K***. — La politique et la religion ne font qu’un en Russie. — Avenir de ce pays et du monde. – Paris détrôné par la piété de la génération qui s’avance. — Il aurait le sort de l’ancienne Grèce. — Récit que le prince et la princesse D*** nous font de leur séjour à Greiffenberg. — Cure par l’eau froide. — Fanatisme du néophyte. — La princesse L***. — Le vaisseau de sa fille et le sien se croisent au milieu de la mer Baltique. — Bon goût des personnes du grand monde en Russie. — La France d’autrefois. — La faculté du respect, salutaire aux productions de l’esprit. — Portrait d’un voyageur français, ex-lancier. — Sa littérature grivoise. — Pourquoi il amuse les dames russes. — Plaisir de la traversée. — Société unique. — Chants russes, danses nationales. — Les deux Américains. — Le français des dames russes préférable à celui de beaucoup de Polonaises. — Accident survenu à la machine du bateau à vapeur. — Diversité des caractères mise en relief. — Mot des deux princesses. — La fausse alerte. — La joie trahit la peur passée. — Histoire romanesque pour la lettre suivante.


PAGE 171 A 193.
Histoire du baron Ungern de Sternberg. — Ses crimes ; sa punition sous l’Empereur Paul. — Type des héros de lord Byron. — Parallèle de Walter Scott et de Byron. — Le roman historique. — Autre histoire racontée par le prince K***. — Mariage de l’Empereur Pierre Ier. — Obstination du boyard Romodanowski. — L’Empereur cède. — Influence de la religion grecque sur les peuples. — Indifférence des Russes pour la vérité. — La tyrannie vit de mensonge. — Le cadavre d’un Croï déposé dans l’église de Revel depuis la bataille de Narva. — L’Empereur Alexandre trompé. — La Russie défendue contre un Russe. — Inquiétude des Russes relativement à l’opinion des étrangers. — Peur qu’on a de moi. — L’espion savant trompé.


PAGE 195 A 221.
La marine russe. — Orgueil qu’elle inspire aux gens du pays. — Mot de lord Durham. — Évolutions des apprentis. — Grands efforts pour un petit résultat. — Cachet du despotisme. — Kronstadt. — Naufrage risible. — Douane russe. — Tristesse de la nature aux approches de Pétersbourg. — Souvenirs de Rome. — Nom donné par les Anglais aux vaisseaux de la marine royale. — Découragement. — Pensée de Pierre Ier. — Les Génois. — Ile de Kronstadt. — Batteries de la forteresse. — Leur efficacité. — Plusieurs espèces de Russes de salon. — Difficultés du débarquement pour les voitures. — Abrutissement des employés inférieurs. — Interrogatoire subi par-devant les délégués de la police et de la douane. — Lenteurs des douaniers. — Mauvaise humeur des seigneurs russes. — Leur jugement sur la Russie. — Le chef suprême des douaniers. — Ses manières dégagées. — Nouvel examen. — L’Empereur n’y peut rien. — Changement subit dans les manières de mes compagnons de voyage. — Ils me quittent sans me dire adieu. — Ma surprise.


PAGE 223 A 243.
Arrivée à Pétersbourg par la Néva. — Architecture. — Contradiction entre le caractère du site et le style des édifices importés du Midi. — Absurde imitation des monuments de la Grèce. — La nature aux environs de Pétersbourg. — Tracasseries de la douane et de la police. — Interrogatoire minutieux. — On retient mes livres. — Difficultés du débarquement. — Aspect des rues. — Statue de Pierre le Grand. — Trop fameuse. — Palais d’hiver. — Rebâti en un an. — A quel prix ? — Le despotisme se révèle dès le premier pas qu’on fait dans ce pays. — Citation d’Herberstein. Karamsin. — La vanité des Russes les aveugle sur l’inhumanité de leur gouvernement. — Esprit de la nation d’accord avec la politique de l’autocratie.


PAGE 245 A 274.
Le droschki. — Costume des hommes du peuple. — Le cafetan. — Attelage russe. — Droschki perfectionné. — Pavés de bois. — Pétersbourg le matin. — La ville ressemble à une caserne. — Contraste entre la Russie et l’Espagne. — Courriers porteurs de dépêches. — La partie d’échecs. — Définition de la tyrannie. — Tyrannie et despotisme, confondus à dessein. — Le tchin. — Caractère particulier du gouvernement russe. — La discipline à la place de l’ordre. — L’auberge. — Ce qu’on y risque. — Le lit de camp au milieu de la chambre. — Promenade au hasard. — Les deux palais Michel. — Souvenirs de la mort de Paul Ier. — L’espion trompé. — Statue de Suwaroff. — La Néva, les quais, les ponts. — Inconvénient du site de Pétersbourg. — La cabane de Pierre Ier. — La citadelle, ses tombeaux et ses cachots. — Le couvent et le tombeau de Saint-Alexandre Newski. — La chambre du czar Pierre changée en chapelle. — Les vétérans russes. — Austérité du Czar. — Foi des Russes en l’avenir. — Orgueil justifié. — Moscou explique Pétersbourg. — Grandeur de Pierre Ier. — Comparaison de Pétersbourg et de Munich. — Intérieur de la forteresse. — Prison souterraine. — Tombeaux de la famille Impériale. — Idolâtrie politique. — Souffrance des prisonniers. — Différence qu’il y a entre les châteaux forts des autres pays et une forteresse russe. — Malheur des Russes. — Leur dégradation morale. — Église catholique. — Dominicains à Pétersbourg. — Tolérance précaire. — Sépulture du dernier roi de Pologne. — Moreau déposé dans l’église où est enterré Poniatowski.


PAGE 275 A 312.
Promenade des îles. — Caractère du paysage. — Beautés factices. — Étendue des villes russes. — Les Russes tapissent sur la rue. — Manière dont ils placent les fleurs dans leurs maisons. — Les Anglais font le contraire. — Les productions les plus communes de la nature sont ici du luxe. — Les souvenirs de la solitude percent même au milieu des jardins. — But de la civilisation dans le Nord. — Le bonheur impossible en Russie. — Vie des gens du monde pendant leur séjour aux îles. — Brièveté de la belle saison. — Déménagements dès la fin d’août. — Les autres grandes villes ont plus de solidité que n’en a Pétersbourg. — L’égalité sous le despotisme. — Rigueur des gouvernements trop logiques. — Le despotisme en grand. — Il faut être Russe pour vivre en Russie. — Traits caractéristiques de la société russe. — Attachement affecté pour le prince. — Malheur d’un souverain tout-puissant. — Source des vertus privées chez les princes absolus. — Pavillon de l’Impératrice aux iles. — A quoi ressemble le mouvement de la foule après le passage de l’Impératrice. — Vermine dans les murs des auberges. — Le palais Impérial n’en est pas exempt. — Portrait de l’homme du peuple quand il est de pure race slave. — Sa beauté. — La beauté est plus rare chez les femmes. — Coiffure nationale des femmes. — Voitures dépourvues d’élégance. — L’état des paysans russes. — Rapports du paysan avec son seigneur. — Ils paient pour se faire acheter. — Fortune des particuliers dans la main de l’Empereur. — Seigneurs massacrés par leurs serfs. — Réflexions. — Monnaie vivante. — Luxe exécrable. — Différence qu’il y a entre la condition des ouvriers dans les pays libres et celle des serfs en Russie. — Le commerce et l’industrie modifieront la situation actuelle. — Apparence trompeuse. — Personne pour vous éclairer sur le fond des choses. — Soin qu’on prend de cacher la vérité à l’étranger. — Usurpation religieuse de Pierre Ier : mal plus grand que tout le bien qu’a fait cet Empereur. — L’aristocratie russe manque à ses devoirs envers elle-même et envers le peuple. — Regards scrutateurs des Russes. — Leur conduite envers les voyageurs qui écrivent. — État de la médecine en Russie. — Mystère universel. — Les médecins russes seraient meilleurs chroniqueurs que docteurs. — Permission d’assister au mariage de la grande-duchesse Marie. — Faveur particulière.


PAGE 313 A 382.
Rapprochement des dates : 14 juillet 1789 : prise de la Bastille : 14 juillet 1839 : mariage du petit-fils de M. de Beauharnais. — Chapelle de la cour. Première impression produite par la physionomie de l’Empereur. — Conséquences du despotisme pour le despote. — Portrait de l’Empereur Nicolas. Caractère de sa physionomie. — L’Impératrice. — Son air souffrant. — Esclavage de tous. — L’Impératrice n’a pas la liberté d’être malade. — Danger des voyages pour les Russes. — Abords du palais. — Mon entrée à la cour. — Accident risible. — Chapelle Impériale. — Magnificence des décorations et des costumes. — Entrée de la famille Impériale. — Fautes d’étiquette réparées : par qui ? — M. de Pahlen tient la couronne sur la tête du marié. — Réflexion. — Émotion de l’Impératrice. — Portrait du jeune duc de Leuchtenberg. — Son impatience. — Pruderie du langage actuel. — Ce qui la cause. — Musique de la chapelle Impériale. — Vieux chants grecs arrangés autrefois par des compositeurs italiens. — Effet merveilleux de cette musique. — Te Deum. — L’archevêque. — L’Empereur lui baise la main. — Impassibilité du duc de Leuchtenberg. — Son air défiant. — Position fausse. — Souvenir de la terreur. — Talisman de M. de Beauharnais. — C’est moi qui le possède. — On ne sait ce que c’est que la foule en Russie. — Immensité des places publiques. — Tout parait petit dans un pays où l’espace est sans bornes. — La colonne d’Alexandre. — L’Amirauté. — L’église de Saint-Isaac. — Place qui est une plaine. — Le sentiment de l’art manque aux Russes. — Quelle eût été l’architecture propre à leur climat et à leur pays. — Le génie de l’Orient plane sur la Russie. — Le granit ne résiste pas aux hivers de Pétersbourg. — Char de triomphe. — Profanation de l’art antique. — Architectes russes. — Prétentions du despotisme à vaincre la nature. — Ouragan au moment du mariage. — L’Empereur. — Expressions diverses de son visage. — Caractère particulier de sa physionomie. — Ce que signifie le mot acteur en grec. — L’Empereur est toujours dans son rôle. — Quel attachement il inspire. — La cour de Russie. — L’Empereur est à plaindre. — Sa vie agitée. — L’Impératrice y succombe. — Influence de cette frivolité sur l’éducation de leurs enfants. — Ma présentation. — Nuances de politesse. — Mot de l’Empereur. — Le son de sa voix. — L’Impératrice. — Son affabilité. — Son langage. — Fête à la cour. — Surprise des courtisans en rentrant dans ce palais fermé depuis l’incendie. — Influence de l’air de la cour. — Courtisans à tous les étages de cette société. — Danses de cour. — La polonaise. — La grande galerie. — Admiration des esprits positifs pour le despotisme. — Conditions imposées à chaque gouvernement. — La France n’a pas l’esprit de son gouvernement. — Le plaisir n’est pas le but de l’existence. — Autre galerie. — Souper. — Le khan des Kirguises. — La Reine de Géorgie. — Sa figure. — Le malheur ridicule. — L’apparence trompe moins qu’on ne le croit. — Habit de cour russe. — Coiffure nationale. — Le Genevois à la table de l’Empereur. — Trait de politesse de ce prince. — La petite table. — Imperturbable sang-froid d’un Suisse. — Effet du soleil couchant vu par une fenêtre. — Nouvelle merveille : nuits du Nord. — Description. — La ville et le palais font contraste. — Rencontre inattendue. — L’Impératrice. — Autre point de vue sur la cour intérieure du palais. — Elle est remplie d’un peuple muet d’admiration. — Joie menteuse. — Conspiration contre la vérité. — Mot de madame de Staël. — Plaisirs désintéressés du peuple. — Philosophie du despotisme.

Deuxième volume.


PAGE 3 A 32.
Note. — Agitation de la vie à Pétersbourg. — Point de foule. — L’Empereur vraiment Russe. — L’Impératrice : son affabilité. — Importance qu’on attache en Russie à l’opinion des étrangers. — Comparaison de Paris et de Pétersbourg. — Définition de la politesse. — Fête au palais Michel. — La grande-duchesse Hélène. — Sa conversation. — Éclat des bals où les hommes sont en uniforme. — Illumination ingénieuse. — Verdure éclairée. — Musique lointaine. — Bosquet dans une galerie. — Jet d’eau dans la salle de bal. — Plantes exotiques. — Décoration tout en glaces. — Salle de danse. — Asile préparé pour l’Impératrice. — Résultat de la démocratie. — Ce qu’en penseront nos neveux. — Conversation intéressante avec l’Empereur. — Tour de son esprit. — La Russie expliquée. — Travaux qu’il entreprend au Kremlin. — Sa délicatesse. — Anecdote plaisante en note. — Politesse anglaise. — Le bal de l’Impératrice pour la famille D***. — Portrait d’un Français. — M. de Barante. — Le grand chambellan. — Inadvertance d’un de ses subordonnés. — Dure réprimande de l’Empereur. — Difficulté qu’on trouve à voir les choses en Russie.


PAGE 33 A 68.
Ton des femmes de la cour. — Races diverses. — Les Finois. — Une représentation en gala à l’Opéra. — Entrée de l’Empereur et de sa cour dans la loge Impériale. — Aspect imposant de ce prince. — Son avénement au trône. — Courage de l’Impératrice. — Récit de cette scène par l’Empereur lui-même. — Nobles sentiments. — Révolution subite opérée dans son caractère. — Supercherie des conspirateurs. — Second portrait de l’Empereur. — Suite de sa conversation. — Maladie de l’Impératrice. — Opinion de l’Empereur sur les trois gouvernements : républicain, despotique, représentatif. — Sincérité de son langage. — Fête chez la duchesse d’Oldenbourg. — Bal magnifiquement champêtre. — Souper. — Bonhomie obligée des diplomates. — Parquet en plein air. — Luxe de fleurs exotiques. — Lutte des Russes contre la nature. — L’amie de l’Impératrice. — De quoi se compose une foule populaire en Russie. — L’Empereur cause avec moi à plusieurs reprises. — Affabilité souveraine. — Belles paroles de l’Empereur. — Quel est l’homme de l’Empire qui m’inspire le plus de confiance. — Pourquoi. — L’aristocratie est le seul rempart de la liberté. — Résumé de mes jugements divers sur l’Empereur. — Esprit des courtisans. — Grands seigneurs sous le despotisme. — Parallèle de l’autocratie et de la démocratie. — Moyens différents pour arriver au même but. — Problème insoluble. — Restriction en faveur de la France. — Le spectacle en gala. — Les artistes à Pétersbourg. — Tout vrai talent est national.


PAGE 69 A 106.
Population de Pétersbourg. — Ce qu’il faut croire des récits des Russes. — L’attelage à quatre chevaux. — Solitude des rues. — Profusion de colonnes. — Caractère de l’architecture sous le despotisme. — Architectes français. · — Place du Carrousel à Paris. — Place du Grand-Duc à Florence. — Perspective Newski. — Pavé de bois. — Vrai caractère d’une ville slave. — La débâcle. — Crise naturelle périodique. — Intérieur des habitations. — Le lit russe. — Coucher des gens de service. — Visite au prince***. — Cabinet de verdure dans les salons. — Beauté du peuple slave. — Le regard des hommes de cette race. — Leur aspect original. — Cochers russes. — Leur adresse. — Leur silence. — Les voitures. — Les harnais. — Petit postillon. — Condition des cochers et des chevaux de remise. — Hommes qui meurent de froid. — Propos d’une dame russe à ce sujet. — Valeur qu’a la vie dans ce pays. — Le feldjæger. — Ce qu’il représente. — Effets du despotisme sur l’imagination. — Ce qu’a de poétique un tel gouvernement. — Contraste entre les hommes et les choses. — Caractère slave. — Architecture pittoresque des églises. — Les voitures et les équipages russes. — Flèches de la citadelle et de l’Amirauté. — Clochers innombrables. — Description de l’ensemble de Pétersbourg. — Aspect particulier de la Néva. — Contradiction dans les choses. — Beautés du crépuscule. — La nature belle même près du pôle. — Idée religieuse. — Races teutoniques antipathiques aux Russes. — Le gouvernement des Slaves en Pologne. — Quelques traits de ressemblance entre les Russes et les Espagnols. — Influence des races dans l’histoire. — Chaleur de l’été de cette année. — Approvisionnements de bois pour l’hiver. — Charrettes qui le transportent. — Adresse du peuple russe. — Son temps d’épreuves. — Rareté du combustible à Pétersbourg. — Dilapidation des forêts. — Charrettes russes. — Mauvais ustensiles. — Les Romains du Nord. — Rapports des peuples avec leurs gouvernements. — Barques de foin sur la Néva. — Le badigeonneur russe. — Laideur et mal. — Laideur et malpropreté des femmes dans les basses classes. — Beauté des hommes. — Rareté des femmes à Pétersbourg. — Souvenir des mœurs asiatiques. — Tristesse inévitable d’une ville militaire.


PAGE 107 A 160.
Fête de Péterhoff. — Le peuple dans le palais de son maître. — Ce qu’il y a de réel dans cet acte de popularité. — L’Asie et l’Europe en présence. — Prestige attaché à la personne de l’Empereur. — Pourquoi l’Impératrice Catherine instituait des écoles en Russie. — Vanité russe. — L’Empereur y pourra-t-il remédier ? — Fausse civilisation. — Plan de l’Empereur Nicolas. — La Russie telle qu’on la montre aux étrangers et la Russie telle qu’elle est. — Souvenirs du voyage de l’Impératrice Catherine en Crimée. — Ce que les Russes pensent des diplomates étrangers. — Hospitalité russe. — Le fond des choses. — Dissimulation à l’ordre du jour. — Étrangers complices des Russes. — Ce que c’est que la popularité des Empereurs de Russie. — Composition de la foule admise dans le palais. — Enfants de prêtres. — Noblesse secondaire. — Peine de mort. — Comment elle est abolie. — Tristesse des physionomies. — Motifs du voyageur pour venir visiter la Russie. — Déceptions. — Conditions de la vie de l’homme en Russie. — L’Empereur lui-même est à plaindre. — Compensation. — Oppression. — La Sibérie. — Manière dont l’étranger doit se conduire pour être bien vu. — Esprit caustique des Russes. — Leur sens politique. — Danger que court l’étranger en Russie. — Probité du mougik, paysan russe. — La montre de l’ambassadeur de Sardaigne. — Autres vols. — Moyen de gouvernement. — Faute énorme. Le Journal des Débats, pourquoi l’Empereur le lit. — Digression. — Politique de l’Empereur. — Politique du journal. — Beauté du site de Péterhoff. — Le parc. — Points de vue. — Efforts de l’art. — Illuminations. — Féerie. — Voitures, piétons : leur nombre. — Bivouac bourgeois. — Nombre des lampions. — Temps qu’il faut pour les allumer. — Campements de la foule autour de Péterhoff. — Parcs d’équipages. — Valeur du peuple russe. — Palais anglais. — Manière dont le corps diplomatique et les étrangers invités sont traités. — Où je passe la nuit. — Lit portatif. — Bivouacs militaires. — Silence de la foule. — La gaieté manque. — Bon ordre obligé. — Le bal. — Les appartements. — Manière dont l’Empereur sillonne la foule. — Son air. — Danses polonaises. — Illumination des vaisseaux. — Ouragan. — Accidents sur mer pendant la fête. — Mystère. — Prix de la vie sous le despotisme. — Tristes présages. — Chiffre de l’Impératrice éteint. — Ce qu’il en coûte à l’homme qui veut le rallumer. — Distribution de la journée de l’Impératrice. — Inévitable frivolité. — Tristesse des anniversaires. — Promenade en lignes. — Description de cette voiture. — Rencontre d’une dame russe en ligne. — Sa conversation. — Magnificence de la promenade nocturne. — de Marly. Souvenirs de Versailles. — Maison de Pierre le Grand. — Grottes, cascades illuminées. — Départ de la foule après la fête. — Image de la retraite de Moscou. — Revue du corps des cadets passée par l’Empereur. — Toujours la cour. — Ce qu’il faut pour supporter cette vie. — Triomphe d’un cadet. — Évolutions des soldats circassiens.


PAGE 161 A 183.
Cottage de Péterhoff. — Surprise. — L’Impératrice. — Sa toilette du matin. — Ses manières, son air, sa conversation. — Le grand-duc héritier. — Sa bonté. — Question embarrassante. — Comment le grand-duc y répond pour moi. — Silence de l’Impératrice interprété. — Intérieur du cottage. — Absence de tout objet d’art. — Affections de famille. — Timidité gênante. — Le grand-duc fait le cicerone. — Politesse exquise. — Définition de la timidité. — Les hommes de ce siècle en sont exempts. — La perfection de l’hospitalité. — Scène muette. — Le cabinet de travail de l’Empereur. — Petit télégraphe. — Château d’Oranienbaum. — Souvenirs attristants. — Petit château de Pierre III, ce qu’il en reste. — Tout ce qu’on fait ici pour cacher la vérité. — Avantage des hommes obscurs sur les grands. — Citation de Rulhière. — Pavillons du parc. — Souvenirs de Catherine II. — Camp de Krasnoeselo. — Retour à Pétersbourg. — Mensonges puérils.


PAGE 185 A 233.
Superstition politique. — Conséquence du pouvoir absolu. — Responsabilité de l’Empereur. — Nombre des naufragés de Péterhoff. — Mort de deux Anglais. — Leur mère. — Citation d’une lettre. — Récit de cet accident par un peintre. — Extrait du Journal des Débats du mois d’octobre 1842. — Ménagements funestes. — Scène de désordre sur le bateau à vapeur. — Le bâtiment sauvé par un Anglais. — Ce que c’est que le tact en Russie. — Ce qui manque à la Russie. — Conséquence de ce régime : ce que l’Empereur en doit souffrir. — Esprit de la police russe. — Disparition d’une femme de chambre. — Silence sur des faits semblables. — Politesse des gens du peuple. — Ce qu’elle signifie. — Les deux cochers. — Cruauté d’un feldjæger. — A quoi sert le christianisme dans un tel pays. — Calme trompeur. — Querelle de portefaix sur un bateau de bois. — Le sang coule. — Comment procèdent les agents de police. — Cruauté révoltante. — Traitement avilissant pour tous. — Manière de voir des Russes. — Mot de l’archevêque de Tarente. — De la religion en Russie. — Deux espèces de civilisation. — Vanité publique. — L’Empereur Nicolas élève la colonne d’Alexandre. — Réforme du langage. — Comment les femmes de la cour éludent les ordres de l’Empereur. — L’église de Saint-Isaac. — Son immensité. — Esprit de la religion grecque. — Différence qu’il y a entre l’Église catholique et les Églises schismatiques. — Asservissement de l’Église grecque par l’empiétement de Pierre Ier. — Conversation avec un Français. — Voiture cellulaire. — Rapport qu’il y a entre la politique et la théologie. — Émeute causée par un mot de l’Empereur. — Scènes sanglantes sur les bords du Volga. — Hypocrisie du gouvernement russe. — Histoire du poëte Pouschkin. — Sa position particulière comme poëte. — Sa jalousie. — Duel contre son beau-frère. — Pouschkin est tué. — Effet de cette mort. — Part que prend l’Empereur à la douleur publique. — Jeune enthousiaste. — Ode à l’Empereur, — Comment elle est récompensée. — Le Caucase. — Caractère du talent de Pouschkin. — Langue des gens du grand monde en Russie. — Abus des langues étrangères. — Conséquences de la manie des gouvernantes anglaises en France. — Supériorité des Chinois. — La confusion des langues. — Rousseau. — Révolution à prévoir dans le goût français.


PAGE 235 A 297.
Rapport de nos idées avec les objets extérieurs qui les provoquent. — Côté dramatique du voyage. — Traits de férocité de notre révolution comparés à la cruauté des Russes. — Différence entre les crimes des deux peuples. — Ordre dans le désordre. — Caractère particulier des émeutes en Russie. — Respect des Russes pour l’autorité. — Danger des idées libérales inculquées à des populations sauvages. — Pourquoi les Russes ont l’avantage sur nous en diplomatie. — Histoire de Telenef.


PAGE 299 A 344.
Pétersbourg en l’absence de l’Empereur. — Contre-sens des architectes. — Rareté des femmes dans les rues de Pétersbourg. — L’œil du maître. — Agitation des courtisans. — Les métamorphoses. — Caractère particulier de l’ambition des Russes. — Esprit militaire. — Nécessité qui domine l’Empereur lui-même. — Le tchinn. — Esprit de cette institution. — Pierre Ier. — Sa conception. — La Russie devient un régiment. — La noblesse anéantie. — Nicolas plus Russe que Pierre Ier. — Division du tchinn en quatorze classes. — Ce qu’on gagne à faire partie de la dernière. — Correspondance des classes civiles avec les grades de l’armée. — L’avancement dépend uniquement de la volonté de l’Empereur. — Puissance prodigieuse. — Effets de l’ambition. — Pensée dominante du peuple russe. — Opinions diverses sur l’avenir de cet Empire. — Coup d’œil sur le caractère de ce peuple. — Comparaison des hommes du peuple en Angleterre, en France et en Russie. — Misère du soldat russe. — Danger que court l’Europe. — Hospitalité russe. — A quoi elle sert. — Difficulté qu’on éprouve à voir les choses par soi-même. — Formalités qualifiées de politesses. — Souvenirs de l’Orient. — Mensonge nécessaire. — Action du gouvernement sur le caractère national. — Affinité des Russes avec les Chinois. — Ce qui excuse l’ingratitude. — Ton des personnes de la cour. — Préjugés des Russes contre les étrangers. — Différence entre le caractère des Russes et celui des Français. — Défiance universelle. — Mot de Pierre le Grand sur le caractère de ses sujets. — Grecs du Bas-Empire. — Jugement de Napoléon. — L’homme le plus sincère de l’Empire. — Sauvages gâtés. — Manie des voyages. — Erreur de Pierre le Grand perpétuée par ses successeurs. — L’Empereur Nicolas seul y a cherché un remède. — Esprit de ce règne. – Mot de M. de la Ferronnays. — Sort des princes. — Architecture insensée. — Beauté et utilité des quais de Pétersbourg. — Description de Pétersbourg en 1718 par Weber. — Trois places qui n’en font qu’une. — Église de Saint-Isaac. — Pourquoi les princes se trompent plus que les nations sur le choix des sites. — La cathédrale de Kasan. — Superstition grecque. — L’église de Smolna. — Congrégation de femmes menée militairement. — Palais de la Tauride. — Vénus antique. — Présent du pape Clément XI à Pierre Ier. — Réflexions. — L’Ermitage. — Galerie de tableaux. — L’Impératrice Catherine. — Portraits par madame le Brun. — Règlement de la société intime de l’Ermitage, rédigé par l’Impératrice Catherine II.


PAGE 345 A 396.
Le ministre de la guerre comte Tchernichef. — Je lui demande la permission de voir la forteresse de Schlusselbourg. — Sa réponse. — Site de ce château fort. — Permission pour les écluses. — Formalités. — Entraves ; politesse gênante à dessein. — Hallucinations. — Exil du poëte Kotzebue en Sibérie. — Analogie de nos situations. — Mon départ. — Le feldjæger ; effet de sa présence sur ma voiture. — Quartier des manufactures. — Influence du feldjæger. — Arme à deux tranchants. — Bords de la Néva. — Villages. — Maisons des paysans russes. — Le relais. — Venta russe. — Description d’une ferme. — L’étalon. — Le hangar. — Intérieur de la cabane. — Le thé des paysans. — Leur costume. — Caractère de ce peuple. — Dissimulation nécessaire pour vivre en Russie. — Malpropreté des hommes du Nord. — Usage des bains. — Les femmes de la campagne. — Leur manière de s’habiller ; leur taille. — Mauvais chemin. — Parties de route planchéiées. — Canal Ladoga. — La maison de l’ingénieur. — Sa femme. — Affectation des femmes du Nord. — Les écluses de Schlusselbourg. — La source de la Néva. — La forteresse de Schlusselbourg. — Site du château. — Promenade sur le lac. — Signe auquel on reconnaît à Schlusselbourg que Pétersbourg est inondé. — Détour que je prends pour obtenir la permission d’entrer dans la forteresse. — Comment on nous y reçoit. — Le gouverneur. — Son appartement ; sa femme ; conversation traduite. — Mes instances pour voir la prison d’Ivan. — Description des bâtiments de la forteresse, cour intérieure. — Ornements d’église. — Prix des chapes. — Tombeau d’Ivan. — Prisonniers d’État. — Susceptibilité du gouverneur à propos de cette expression. — L’ingénieur gourmandé par le gouverneur. — Je renonce à voir la chambre du prisonnier d’Elisabeth. — Différence qu’il y a entre une forteresse russe et les châteaux forts des autres pays. — Mystère maladroit. — Cachots sous-marins de Kronstadt. — A quoi sert le raisonnement. — Abîme d’iniquité. — Le juge seul parait coupable. — Diner de cérémonie chez l’ingénieur. — Sa famille. — La moyenne classe en Russie. — Esprit de la bourgeoisie : le même partout. — Conversation littéraire. — Franchise désagréable. — Causticité naturelle des
Russes. — Leur hostilité contre les étrangers. — Dialogue peu poli. — Allusions à l’ordre de choses établi en France. — Querelle de mariniers apaisée par la seule apparition de l’ingénieur. — Conversation ; madame de Genlis ; Souvenirs de Félicie ; ma famille. — Influence de la littérature française. — Diner. — Livres modernes prohibés. — Soupe froide ; ragoût russe : kiwass, espèce de bière. — Mon départ. — Visite au château de***. — Une personne du grand monde. — Différence de ton. — Prétentions bien fondées. — Avantage des ridicules. — Le grand et le petit monde. — Retour à Pétersbourg à deux heures du matin. — Ce qu’on exige des bêtes dans un pays où les hommes sont comptés pour rien.

Troisième volume.


PAGE 3 A 49.
Adieux à Pétersbourg. — Rapport qu’il y a entre l’absence et la nuit. — Effets de l’imagination. — Description de Pétersbourg au crépuscule. — Contraste du ciel au couchant et au levant. — La Néva la nuit. — Lanterne magique. — Tableaux naturels. — Mythologie du Nord expliquée par les sites. — Dieu visible par toute la terre. — Ballade de Coleridge. — Réné vieillissant. — La pire des intolérances. — Conditions nécessaires pour vivre dans le monde. — De quoi se compose le succès. — Contagion des opinions. — Diplomatie de salon. — Défaut des esprits solitaires. — Flatterie au lecteur. — Le pont de la Néva la nuit. — Sens symbolique du tableau. — Pétersbourg comparé à Venise. — L’Évangile dangereux. — On ne prêche pas en Russie. — Janus. — Soi-disant conspirations polonaises. Ce qui en résultera. — Argument des Russes. — Scènes de meurtres aux bords du Volga. — Le loup de la Fontaine. — Avenir certain, époque douteuse. — Visite inattendue. — Communication intéressante. — Histoire du prince et de la princesse Troubetzkoï. — Émeute lors de l’avénement de l’Empereur au trône. — Dévouement de la princesse. — Quatorze années dans les mines de l’Oural. — Ce que c’est que cette vie. — Justice humaine. — Comment un despote flatte. — Opinion de beaucoup de Russes sur la condition des condamnés aux mines. — Le 18 fructidor. — Froid de 40 degrés. — Première lettre au bout de sept ans de galères. — Les enfants de galériens. — Réponse de l’Empereur. — Justice russe. — Ce qu’on appelle en Sibérie, coloniser. — Les enfants chiffrés. — Désespoir, humiliation d’une mère. — Seconde lettre au bout de quatorze ans. — Ce qui me prouve l’éternité. — Réponse de l’Empereur à la seconde lettre de la princesse. — Comment il faut qualifier de tels sentiments. — Ce qu’il faut entendre par l’abolition de la peine de mort en Russie. — La famille des exilés. — L’Empereur supplié par la mère de famille. — Éducation involontaire qu’elle donne à ses enfants. — Apostrophe de Dante. — Changements dans mes projets et dans mes sentiments. — Conjectures. — Parti que je prends pour cacher mes lettres. — Moyen détourné de tromper la police. — Note touchant la peine de mort. — Citation de la brochure de M. Tolstoï. — Ce qu’on y apprend.


PAGE 51 A 82.
Route de Pétersbourg à Moscou. — Rapidité du voyage. — Nature des matériaux. — Balustrades des ponts. — Cheval tombé. — Mot de mon feldjæger. — Portrait de cet homme. — Postillon battu. — Train dont on mène l’Empereur. — Asservissement des Russes. — Ce que l’ambition coûte aux peuples. — Le plus sûr moyen de gouverner. — A quoi devrait servir le pouvoir absolu ? — Mot de l’Évangile. — Malheur des Slaves. — Desseins de Dieu sur l’homme. — Rencontre d’un voyageur russe. — Ce qu’il me prédit touchant ma voiture. — Prophétie accomplie. — Le postillon russe. — Ressemblance du peuple russe avec les gitanos d’Espagne. — Femmes de la campagne. — Leur coiffure, leurs ajustements, leur chaussure. — La condition des paysans meilleure que celle des autres Russes. — Résultat bienfaisant de l’agriculture. — Aspect du pays. — Bétail chétif. — Question. — La maison de poste. — Manière dont elle est décorée. — Des distances en Russie. — Aspect désolé du pays. — Habitations rurales. — Montagnes de Valdaï : exagération des Russes. — Toque des paysans ; plumes de paon. — Chaussures de nattes. — Rareté des femmes. — Leur costume. — Rencontre d’une voiture de dames russes. — Leur manière de s’habiller en voyage. — Petites villes russes. — Petit lac ; couvent dans un site romantique. — Forêts dévastées. — Plaines monotones. — Torjeck. — Cuir brodé, maroquin. — Histoire des côtelettes de poulet. — Aspect de la ville. — Ses environs. — Double chemin. — Troupeaux de bœufs. — Charrettes. — Encombrement de la route.


PAGE 83 A 129.
Madame la comtesse O’Donnell. — Postillons enfants. — Leur manière de mener. — Elle ressemble à une tempête sur mer. — Souvenirs du cirque des anciens. — Pindare. — Marche poétique. — Adresse merveilleuse. — Routes encombrées de rouliers. — Chariots à un cheval. — Grâce naturelle du peuple russe. — Elégance qu’il donne aux objets dont il se sert. — Intérêt particulier que la Russie doit inspirer aux penseurs. — Costume des femmes. — Bourgeoises de Torjeck. — Leur toilette. — La balançoire. — Plaisirs silencieux. — Hardiesse des Russes. — Beauté des paysannes. — Beaux vieillards. — Beauté parfaite. — Chaumières russes. — Divans des paysans. — Bivouacs champêtres. — Penchant au vol. — Politesse, dévotion. — Dicton populaire. — Mon feldjæger vole les postillons. — Propos d’une grande dame. — Parallèle de l’esprit du grand monde en France et en Russie. — Femmes d’État. — Diplomatie, double emploi des femmes dans la politique. — Conversation des dames russes. — Manque de moralité chez les paysans. — Réponse d’un ouvrier à son seigneur. — Bonheur des serfs russes. — Ce qu’il faut en penser. — Ce qui fait l’homme social. — Vérité poétique. — Effets du despotisme. — Droits du voyageur. — Vertus et crimes relatifs. — Rapports de l’Église avec le chef de l’État. — Abolition du patriarcat de Moscou. — Citation de l’Histoire de Russie, par M. Lévesque. — Esclavage de l’Église russe. — Différence fondamentale entre les sectes et l’Église mère. — L’Évangile instrument de révolution en Russie. — Histoire d’un poulain. — A quoi tiennent les vertus. — Responsabilité du crime : plus redoutée chez les anciens que chez les modernes. — Rêve d’un homme éveillé. — Première vue du Volga. — Souvenirs de l’histoire russe. — L’Espagne et la Russie comparées. — Rosées du Nord ; leur danger.


PAGE 131 A 158.
Première apparition de Moscou. — Flotte en pleine terre. — Campaniles des églises grecques : leur nombre sacramentel. — Sens symbolique de cette architecture. — Peinture des toits et des clochers, décoration métallique des églises. — Château de Pétrowski. — Style de son architecture. — Entrée de Moscou. — Privilége de l’art. — Aspect du Kremlin. — Couleur du ciel. — L’église de Saint-Basile vue de loin. — Les Français à Moscou. — Anecdote relative à la marche de notre armée au delà de Smolensk. — La cassette du ministre de la guerre. — Bataille de la Moskowa. — Le Kremlin est une cité. — Origine du titre Czar. — Intérieur de Moscou. — Auberge de madame Howard. — Précautions qu’elle prend pour maintenir la propreté chez elle. — Promenade nocturne. — Description de la ville pendant la nuit. — Aspect du Kremlin au clair de lune. — Poussière des rues ; nuées de droschki. — Chaleurs de l’été. Population de Moscou. — Illuminations officielles. — Réflexions. — Plantations sous les murs du Kremlin. — Aspect de ses remparts. — Ce que c’est que le Kremlin. — Souvenir des Alpes. — Ivan III. — Chemin voûté. — Magie de la nuit et de l’architecture. — Bonaparte au Kremlin.


PAGE 159 A 174.
Le Kremlin au grand jour. — Ses hôtes naturels. — Caractère de son architecture. — Sens symbolique. — Dimension des églises russes. — L’histoire des hommes employée comme un moyen de décrire les lieux. — Influence d’Ivan IV. — Mot de Pierre Ier. — Patience coupable. — Les sujets d’Ivan IV et les Russes actuels. — Ivan IV comparé à tous les tyrans cités dans l’histoire. — Source où j’ai puisé les faits racontés. — Brochure du prince Wiasenski. — Pourquoi on doit se fier à Karamsin.


PAGE 175 A 239.
Histoire d’Ivan IV. — Citation de la brochure de M. Tolstoï. — Début du règne d’Ivan IV. — Effets de sa tyrannie sur les Russes. — Une des causes de sa cruauté. — Siége de Kazan. — Prise d’Astrakan. — Comment il traite ses anciens amis. — Souvenirs de son enfance. — Changement moral et physique. — Ses mariages. — Mensonge inhérent au despotisme. — Ses raffinements de cruauté. — Supplices ordonnés et surveillés par lui. — Sort de Novgorod. — Jusqu’où vont ses vengeances. — Horloges vivantes. — Ironie sanglante. — Abdication. — Ce que font les Russes à cette occasion. — Motif secret de la servilité des Russes. — Ivan reprend la couronne. — A quelle condition. — La Slobode Alexandrowsky. — L’opritchnina, ou les élus. — Portrait d’Ivan IV par Karamsin. — Divers extraits du même écrivain. — Conséquences de l’opritchnina. — Lâcheté d’Ivan IV. — Sa conduite lors de l’incendie de Moscou. — Ce qu’il fait de la Livonie. — La Sibérie conquise. — Sympathie d’Ivan pour Élisabeth d’Angleterre. — Lettre d’Élisabeth á Ivan. — Projet de mariage avec Marie Hastings, parente de la reine d’Angleterre. — Travestissement d’Ivan et de ses compagnons de débauche. — Explication de la servilité des sujets d’Ivan. — Résignation religieuse. — Église russe enchaînée. — Quelle est la seule Église indépendante. — Le prêtre russe. — Sort qui attend toute Église schismatique. — Le prêtre catholique. — Autres extraits de Karamsin. — Trait de férocité du grand-duc Constantin. — Ressemblance des Russes actuels avec leurs ancêtres. — Encore une citation de Karamsin : l’ambassadeur et le supplicié. — Correspondance du Czar avec Griasnoï. — La Livonie cédée par Ivan à Batori. — Conséquence de cette trahison. — Mort du Czarewitch, fils du Czar. — Tragédie. — Vocation divine. — Puissance de l’âme humaine. — Mort d’Ivan IV. — Son dernier crime. — APPENDICE. — Le Kremlin. — Nouveaux extraits de Karamsin. — Excuses au despotisme. — Ce que les Russes devraient penser et dire de Karamsin. — Ce que signifie le besoin de justice qui est dans le cœur de l’homme. — Spiritualisme chrétien. — Souvenir que le peuple russe conserve d’Ivan IV. — Portrait d’Ivan III par Karamsin. — Ressemblance de Pierre le Grand avec les Ivan. — Extraits de M. de Ségur. — Conduite du Czar Pierre Ier envers son fils. — Supplice de Glébof. — Mort d’Alexis, fils du Czar Pierre.


PAGE 241 A 287.


Club anglais. — Nouvelle visite trésor du Kremlin. — Caractère particulier de l’architecture de Moscou. — Mot de madame de Staël. — Avantage des voyageurs obscurs. — Kitaigorod, ville des marchands. — Madone de Vivielski. — Miracles russes attestés par un Italien. — Groupe de Minine et Pojarski. — Église de Vassili Blagennoï. — Manière dont le Czar Ivan récompensa l’architecte. — Porte sainte. — Pourquoi on ne la passe point sans ôter son chapeau. — Avantage de la foi sur le doute. — Contraste de l’extérieur et de l’intérieur du Kremlin. — Cathédrale de l’Assomption. — Artistes étrangers. — Pourquoi on fut obligé de les appeler à Moscou. — Peintures à fresque. — Clocher de Jean le Grand. — Église du Sauveur dans les bois. — La grande cloche. — Couvent des Miracles et couvent de l’Ascension. — Tombeau de la Czarine Hélène, mère d’Ivan IV. — Intérieur du trésor. — Hiérarchie des couronnes et des trônes. — Couronne de Monomaque. — Couronne de Sibérie. — Couronne de Pologne. — Réflexions. — Vases ciselés. — Verreries. — Brancard de Charles XII. — Citation de Montaigne. — Singularité historique. — Parallèle entre les grands-ducs de Russie et les autres princes régnant en Europe à la même époque. — Carrosses de parade des Czars et du patriarche de Moscou. — Palais actuel de l’Empereur au Kremlin. — Divers palais. — Palais anguleux. — Caractère de son architecture. — Nouveaux travaux commencés an Kremlin par ordre de l’Empereur. — Profanation. — Faute de l’Empereur Pierre Ier et de l’Empereur Nicolas. — Où est la vraie capitale de l’Empire russe. — Ce que pourrait devenir Moscou. — Incendie du palais de Pétersbourg : avertissement du ciel. — Plan de Catherine II, repris en partie par Nicolas. — Vue qu’on a de la terrasse du Kremlin, le soir. — Coucher de soleil. — Souterrain ouvert. — Poussière de Moscou, la nuit. — La montagne des Moineaux. — Souvenirs de l’armée française. — Mot de l’empereur Napoléon. — Danger d’être soupçonné d’héroïsme en Russie. — Lutte de médiocrité. — Responsabilité des maîtres absolus. — Rostopchin. — Il craint de passer pour un grand homme. — Sa brochure. — Conséquence qu’on en doit tirer. — Chute de Napoléon : son dernier résultat. — Louis XIV. — Phénomène historique.


PAGE 289 A 321.
Aspect oriental de Moscou. — Rapport qui existe entre l’architecture de cette ville et le caractère de ses habitants. — Ce que les Russes répondent au reproche d’inconstance qu’on leur adresse. — Fabriques de soie. — Apparences de liberté. — A quoi elles tiennent. — Club anglais. — Isolement de Moscou au milieu d’un vaste continent. — Piété des Russes. — Entretien sur ce sujet avec un homme d’esprit. — Que l’Angleterre sait bien tirer parti de l’hypocrisie ! — De l’Église anglicane. — De ses inconséquences. — Les vrais dévots et les hommes d’État. — Erreur des libéraux lorsqu’ils repoussent le catholicisme. — Politique de l’Angleterre. — Sur quoi elle s’appuie. — Vrai moyen de faire la guerre à l’Angleterre. — Sacerdoce des journaux. — Ce gouvernement est-il plus moral que celui des ecclésiastiques ? — Église gréco-russe. — Silence officiel. — Point de prédication. — Point d’enseignement religieux en public. — Sectes nombreuses. — Le calvinisme y domine. — Mauvaise politique. — Secte qui favorise la polygamie. — Corps des marchands. — Fête publique au monastère de Devitscheipol. — Vierge miraculeuse. — Tombeaux de plusieurs princesses de la famille Impériale. — Cimetière. Foule populaire. — Caractère particulier des paysages. — Le pays dans la ville. — Ivrognerie : vice des Russes. — Ce qui l’excuse. — Emblème de la nation et de son gouvernement. — Place où se donne la fête. — Site du couvent. — Singularité de cette fête. — Physionomie du peuple. — Poésie cachée. — Chant des Cosaques du Don. — Mélodie analogue aux Folies d’Espagne. — Style de la musique chez les peuples septentrionaux. — Les Cosaques. — Leur caractère. — Subterfuge indigne employé par les officiers. — Courage extorqué. — L’Attelage : fable polonaise traduite.


PAGE 323 A 394.
La mosquée tatare. Comment vivent à Moscou les descendants des Mongols. — Leur portrait. — Réflexions sur le sort des diverses races qui composent le genre humain. — Tolérance humiliante. — Points de vue pittoresques. — Le Kremlin vu de loin. — Citation de Laveau. — Tour de Soukareff. — Vaste réservoir d’eau. — Architecture byzantine. — Établissements publics. — L’Empereur partout. — Antipathie du caractère des Slaves et des Allemands. — Grand manége de Moscou. — Le club des nobles. — Ce que les Russes entendent par la civilisation. — Ordonnances de Pierre Ier touchant la noblesse. — Goût des Russes pour le clinquant. — Habitudes des grands seigneurs. — Ravages de l’ennui dans une société composée comme l’est celle de Moscou. — Un café russe. — Costume des garçons de café. — Humilité des anciens serfs russes. — Leur croyance religieuse. — La société de Moscou. — Maison de campagne dans l’enceinte de la ville. — Maisons de bois. — Diner sous une tente. — Vraie politesse. — Caractère des Russes. — Leur mépris pour la clémence. — L’Empereur flatte ce sentiment. — Manières gracieuses des Russes. — Leur puissance de séduction. — Illusions qu’elle produit. — Affinité de caractère des Russes et des Polonais. — Vie des mauvais sujets du grand monde à Moscou. — Ce qui explique leurs écarts. — Mobilité sans égale. — Ce qui sert d’excuse au despotisme. — Conséquences morales de ce régime. — Mauvaise foi nuisible même aux mauvaises mœurs. — Note sur notre littérature moderne. — Le respect pour la parole. — Ivrogne du grand monde. — Russes questionneurs et impolis. — Portrait du prince***. — Ses compagnons. — Assassinat dans un couvent de femmes. — Histoires amoureuses. — Conversation de table d’hôte. — Le Lovelace du Kremlin. — Une motion burlesque. — Pruderie moderne. — Partie de campagne. — Adieux du prince*** dans une cour d’auberge. — Description de cette scène. — Le cocher élégant. — Mœurs des bourgeoises de Moscou. — Les libertins bien vus en ce pays. — Pourquoi. — Fruit du despotisme. — Erreur commune sur les conséquences de l’autocratie. — Condition des serfs. — Ce qui fait réellement la force de l’autocratie. — Double écueil. — Prétentions mal fondées. — Fausse route. — Résultats du système de Pierre Ier. — Vraie puissance de la Russie. — Ce qui a fait la grandeur du Czar Pierre. — Son influence jusqu’à ce jour. — Comment je cache mes lettres. — Pétrowski. — Chant des bohémiens russes. — Révolution musicale opérée par Duprez. — Physionomie des bohémiennes. — Opéra russe. — Comédie en français. — Manière dont les Russes parlent et entendent le français. — Illusion qu’ils nous font. — Un Russe dans sa bibliothèque. — Puérilité. — La tarandasse, voiture du pays. — Ce qu’est pour un Russe un voyage de quatre cents lieues. — Aimable trait de caractère.

Quatrième volume.


PAGE 3 A 33.
Départ de Moscou pour Nijni. — Route de l’intérieur de la Russie. — Fermes, maisons de campagne. — Aspect des villages. — Monotonie des sites. — Vie pastorale des paysans. — Femmes de la campagne bien habillées et belles. — Beauté des vieillards russes. — Aspect qu’ils donnent aux villages. — Rencontre d’un voyageur. — Ruse raffinée, attribuée aux Polonais. — Nuit d’auberge à Troïtza. — Définition de la malpropreté. — Pestalozzi. — Intérieur du couvent. — Pèlerins. — La kibitka. — Saint Serge. — Souvenirs patriotiques. — Image de saint Serge. — Tombeau de Boris Godounoff. — Bibliothèque du couvent : les moines refusent de la montrer. — Inconvénients d’un voyage dans l’intérieur de la Russie. — Mauvaise qualité de l’eau dans toute la Russie. — Pourquoi on voyage dans ce pays. — Ce qu’est en Russie la passion du vol.


PAGE 35 A 82.
Importance d’Yaroslaf pour le commerce intérieur. — Opinion d’un Russe sur l’architecture de son pays. — Ridicules du parvenu reproduits en grand. — Aspect d’Yaroslaf. — Promenade en terrasse au-dessus du Volga. — La campagne vue de la ville. — Toujours la passion des Russes pour l’imitation servile de l’architecture classique. — Ressemblance d’Yaroslaf et de Pétersbourg. — Beauté des villages et de leurs habitants. — Aspect monotone des campagnes. — Chant lointain des mariniers du Volga. — Ton sarcastique des gens du monde. — Nouveau coup d’œil sur le caractère des Russes. — Droschki primitifs. — Chaussure des paysans. — Sculpteurs antiques. — Insuffisance des bains russes pour entretenir la propreté. — Visite au gouverneur d’Yaroslaf. — Enfant russe, enfant allemand. — Salon du gouverneur. — Ma surprise. — Souvenirs de Versailles. — Madame de Polignac. — Rencontre invraisemblable. — Politesse exquise. — Influence de notre littérature. — Visite au couvent de la Transfiguration. — Ferveur du prince qui me servait de guide. — Traditions de l’art byzantin perpétuées chez les Russes modernes. — Minuties de l’Église grecque. Distinctions puériles. — Dispute sur la manière de donner la bénédiction. — Zakuska, petit repas qui précède immédiatement le dîner. — Le sterléd, poisson du Volga. Chère russe. — Le dîner n’est pas long. — Bon goût de la conversation. — Souvenir de l’ancienne France. — Soirée en famille. — Conversation d’une dame française. — Supériorité des femmes russes sur leurs maris. — Justification de la Providence. — Tirage d’une loterie de charité. — Ton du monde en France changé par la politique. — Profonde séparation du riche et du pauvre en Russie. — Absence d’une aristocratie bienfaisante. — Par qui en réalité la Russie est gouvernée. — L’Empereur lui-même gêné dans l’exercice de son pouvoir. — Bureaucratie russe. — Enfants des popes. — Influence de Napoléon sur l’administration russe. — Machiavélisme. — Plan de l’Empereur Nicolas. — Gouvernement des étrangers. — Problème à résoudre. — Difficulté particulière.


PAGE 83 A 113.
Aspect des rives du Volga. — Manière dont les Russes mènent les voitures sur les routes montueuses. — Violence des cahots. — Maison de poste. — Serrure russe portative. — Kostroma. — Souvenir d’Alexis Romanow. — Bac sur le Volga à Kunitcha. — Vertu qui devient vice. — Halte forcée dans une forêt. — La civilisation a nui aux Russes. — Rousseau justifié. — Traits distinctifs du caractère et de la figure des Russes. — Étymologies du mot syromède. — Mot de Tacite. — Élégance des paysans. — Leur industrie. — La hache du mougik. — Tarandasse. — Simplicité d’esprit du paysan russe. — Différence de manière de voir de cet homme et des paysans des autres pays. — Caractère des chants nationaux. — Musique accusatrice. — Imprudence du gouvernement. — Manière de suppléer à une roue cassée. — Route de Sibérie. — Paysages russes. — Bords du Volga. — Rencontre de trois exilés. — Espionnage de mon feldjæger. — derniers relais pour arriver à Nijni. — Difficulté du chemin.


PAGE 115 A 159.
Site de Nijni-Novgorod. — Mot de l’Empereur Nicolas. — Prédilection de ce prince pour Nijni. — Le Kremlin de Nijni. — Peuples accourus à cette foire de toutes les extrémités de la terre. — Nombre des étrangers. — Le gouverneur de Nijni. — Pavillon du gouverneur à la foire. — Le pont de l’Oka. — Barques qui obstruent le fleuve. — Aspect de la foire. — Peine qu’on a pour se loger. — Je m’installe dans un café. — Insectes inconnus. — Orgueil de mon feldjæger. — Emplacement de la foire. — Aspect des populations. — Terrain de la foire. — Ville souterraine. — Cloaque magnifique : ouvrage imposant. — Aspect singulier des femmes. — Les alentours de la foire. — Ville du thé. — Ville des chiffons. — Ville des bois de charronnage. — Ville des fers de Sibérie. — Origine de la foire de Nijni. — Village persan. — Poissons salés de la mer Caspienne. — Cuirs. — Fourrures. — Lazzaronis du Nord. — Intérieur de la foire. — Site mal choisi. — Crédit commercial des serfs russes. — Manière de calculer des gens du peuple. — Bonne foi des paysans. — Comment les seigneurs trompent leurs serfs. — Rivalité de l’autocratie et de l’aristocratie. — Prix des denrées à la foire de Nijni. — Turquoises apportées par les Boukares. — Chevaux kirguises : leur attachement les uns pour les autres. — La foire après le coucher du soleil. — Convoi de rouliers debout sur leur essieu. — Gravité des Russes. — Encore des chants russes.


PAGE 161 A 211.
Singularité financière. — Ici l’argent représente le papier. — Réforme ordonnée par l’Empereur. — Comment le gouverneur de Nijni décide les marchands à obéir. — Habileté des sujets pour désobéir sans en avoir l’air. — Analyse de leurs motifs. — Probité : l’ukase sur les monnaies. — Générosité apparente. — Où est l’esprit de justice et de conservation sous les gouvernements despotiques. — Beaux travaux ordonnés par l’Empereur pour embellir Nijni. — Minutie. — Singuliers rapports du serf avec son seigneur. — Opinion du gouverneur de Nijni sur le régime despotique. Douceur de l’administration russe. — Comment on punit les seigneurs qui abusent de leur autorité. — Difficulté qu’éprouve le voyageur pour arriver à la vérité. — Promenade en voiture avec le gouverneur. — Vue de la foire prise du haut d’un pavillon chinois. — Valeur des marchandises. — Préjugés inspirés au peuple par son gouvernement. — Portraits de certains Français ; leurs ridicules en pays étranger. — Rencontre d’un Français aimable. — Société réunie pour dîner chez le gouverneur. — Les femmes russes ; la femme du gouverneur. — Bizarrerie anglaise. — Anecdote racontée par une Polonaise. — A quoi servent les manières faciles. — Promenade avec le gouverneur. — Sa conversation. — Employés subalternes : ce qu’ils sont dans l’Empire. — Deux aristocraties : la moderne et l’ancienne. — Quelle est la plus odieuse au peuple. — Mon feldjæger. — Drapeau de Minine. — Manque de foi du gouvernement. — Église déplacée, malgré le tombeau de Minine qu’elle renferme. — Pierre le Grand. — Erreur des peuples. — Caractère français. — La vraie gloire des nations. — Réflexions sur la politique. — Le Kremlin de Nijni. — Vente des meubles du palais des Empereurs au Kremlin de Moscou. — Couvent de femmes. — Camp du gouverneur de Nijni. — Manies des manœuvres. — Chant des soldats. — Église des Strogonoff à Nijni. — Vaudeville en russe.


PAGE 213 A 259.
Assassinat d’un seigneur allemand. — Jusqu’où les Russes portent l’aversion des nouveautés. — Désordres partiels : leurs conséquences. — Influence du gouvernement : cercle vicieux. — Servilité gratuite des paysans. — Contradiction entre les institutions et les coutumes. — Illusion des serfs russes. — Exil de M. Guibal en Sibérie. — Histoire d’une sorcière. — Mot d’un grand seigneur, petit-fils d’un paysan. — Manière dont un jeune étranger malade est traité par ses amis russes. — Accident arrivé à une dame française tombée dans une trappe. — Charité russe. — Passion d’une dame russe pour les tombeaux de ses maris. — Trait de vanité d’un officier enrichi. — Derniers jours passés à Nijni. — Chant des bohémiennes de la foire. — Réhabilitation des classes méprisées et des nations méconnues. — Idée dominante du théâtre de Victor Hugo. — Orage du soir à Nijni. — Malaise causé par l’air de Nijni. — Projet d’aller à Kazan abandonné. — Conseil d’un médecin. — Le feldjæger et le domestique. — Opinion des Russes sur l’état de la France. Vladimir. — Aspect du pays. — Appauvrissement des forêts. — Difficultés du voyage pour qui n’a pas un feldjæger. — Fausse délicatesse que les Russes voudraient imposer aux étrangers. — Centralisation nuisible. — Rencontre du grand éléphant noir envoyé à l’Empereur par le schah de Perse. — Danger que je cours. — Présence d’esprit de mon valet de chambre italien. — Description de l’éléphant. — Retour à Moscou. — Adieux au Kremlin. — Effet produit par le voisinage de l’Empereur. — Contagion de l’exemple. — Fêtes militaires à Borodino. — Villes improvisées. — Comment l’Empereur fait représenter la bataille de la Moskowa, dite de Borodino. — Pourquoi je n’obéis pas à l’Empereur. — Monument élevé en l’honneur du prince Bagration ; le prince Witgenstein oublié. — Mensonge en action. — Ordre du jour de l’Empereur. — Travestissement de l’histoire.


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Retour de Moscou à Berlin par Saint-Pétersbourg. — Histoire d’un Français, M. Louis Pernet. — Il est arrêté dans une auberge au milieu de la nuit. — Rencontre singulière. — Prudence extrême d’un autre Français, compagnon de voyage du prisonnier. — Le consul de France à Moscou. — Son indifférence au sort du prisonnier. — Mes instances inutiles. — Effet de l’imagination. — Conversation avec un Russe. — Ce qu’il me conseille au sujet du prisonnier. — Départ pour Pétersbourg. — Lenteur du voyage. — Novgorod-la-Grande. — Ce qui reste de la ville antique. — Souvenirs d’Ivan IV. — Dernier résultat de la gloire de cette république. — Arrivée à Pétersbourg. — Mon récit à M. de Barante. — Note. — Conclusion de l’histoire de M. Pernet. — Intérieur des prisons de Moscou. — Promesse d’un général russe au prisonnier. — Derniers moments passés à Pétersbourg. — Course à Kolpino. — Magnificence de cet arsenal. — Mensonge gratuit. — Anecdote racontée en voiture. — Origine de la famille de Laval en Russie. — Trait de sensibilité de l’Empereur Paul. — L’écusson effacé. — Académie de peinture. — Élèves enrégimentés. — Paysagistes. — Peintre d’histoire : Brulow, son tableau du Dernier jour de Pompéi. — Superbes copies de Raphaël par Brulow. — Influence du Nord sur l’esprit des artistes. — La poésie perd moins que la peinture sous le ciel du septentrion. — Mademoiselle Taglioni à Pétersbourg. — Influence de ce séjour sur les artistes. — Abolition des uniates. — Persécutions souffertes par l’Église catholique. — Avantages incontestables du gouvernement représentatif. — Sortie de la Russie ; passage du Niémen ; Tilsit. — Lettre sincère. — Trait d’un Allemand et d’un Anglais. — Pourquoi je ne suis pas revenu en Allemagne par la Pologne.


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Retour à Ems. — Ce qui caractérise les envieux. — L’automne aux environs du Rhin. — Comparaison des paysages russes et allemands. — Souvenir de René. — Jeunesse de l’âme. — Madame Sand. — Définition de la misanthropie. — Secret de la vie des saints. — Mécompte éprouvé par le voyageur en Russie. — Résumé du voyage. — Dernier portrait des Russes. — But définitif de tous leurs efforts. — Secret de leur politique. – Coup d’œil sur toutes les Églises chrétiennes. — Danger qu’on court en Russie à dire la vérité sur la religion grecque. — Parallèle de l’Espagne et de la Russie.


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Histoire de la captivité de MM. Girard et Grassini, prisonniers en Russie. — Récit de M. Girard. — Conversation du Voyageur avec M. Grassini. — Récit officiel de la captivité en Russie et renvoi en Danemark des princes et princesses de Brunswick sous l’Impératrice Catherine II (extrait de la première partie des actes de l’Académie Impériale russe). — Extrait de la Description de Moscou, par Lecointe de Laveau. — Prisons de Moscou.