Livre:Burnouf, Lassen - Essai sur le pali.djvu

Burnouf, Lassen - Essai sur le pali.djvu
TitreEssai sur le pali,
ou langue sacrée de la presqu'île au-delà du Gange, avec six planches lithographiées, et la notice des manuscrits palis de la Bibliothèque du roi
AuteurEugène Burnouf Voir l'entité sur Wikidata, Christian Lassen Voir l'entité sur Wikidata
Année d’édition1826
BibliothèqueHathi Trust
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TABLE DES MATIÈRES




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Importance historique et philologique du Pali 
 1
Résumé des travaux entrepris jusqu’à ce jour sur le Pali 
 1
Renseignemens donnés par Laloubère, Kæmpfer, Paulin de Saint-Barthélemy et Leyden 
 6
Des alphabets palis 
 20
§ I. Examen de l’alphabet pali de Laloubère 
 20
Alphabet pali-siamois extrait du Phâtimokkha 
 20
§ n. Alphabet pali-siamois extrait du Boromat 
 25
§ III. Alphabet pali carré ou pali-barman 
 27
§ IV. Comparaison des alphabets palis avec quelques alphabets de l’Inde, du Tibet, de Java et de Ceylan 
 32
De l’origine et de la dérivation des caractères palis 
 39
Détails sur le passage du Bouddhisme à Ceylan et dans la presqu’île au-delà du Gange 
 42
Caractère grammatical de la langue pâlie 
 73
Observations préliminaires 
 73
Sect. I. Des lettres 
 76
Sect, II. Déclinaison des substantifs et des pronoms 
 103
Sect. III. Conjugaisons 
 118


De l’Extension du Pali et de son origine 
 138
§ 1. Conséquences du précédent chapitre 
 138
§ II. Peuples chez lesquels le Pali est cultivé 
 142
§ III. Si le Pali a des dialectes, et dans quel pays il a dû prendre naissance 
 147
§ IV. Le Pali est-il le dialecte Mâgadhi 
 154
§ V. Comparaison du Pali et du Prâkrit 
 157
Conclusion 
 186
Contenant la Notice des manuscrits palis de la Bibliothèque du Roi et l’explication des fac simile 
 190
N° I. Fac simile du Boromat et Notice du manuscrit 
 190
N° II. Fac simile du Phâtimokkha et Notice du manuscrit 
 197
N° III. Commentaire sur les noms de Bouddha 
 202
N° IV. Fac simile du Kammouva et Notice du manuscrit 
 205
N° V. Spécimen de la vie de Slvichay et Notice des manuscrits pali-siamois 
 209
Index des mots palis expliqués dans cet Essai 
 213

AVERTISSEMENT.



L’idiome auquel ce travail est consacré, a jusqu’à ce jour attiré trop peu l’attention des orientalistes, pour qu’on n’accueille pas avec quelque indulgence un ouvrage qui, donnant le moyen d’en apprécier le véritable caractère, essaie en même tems de résoudre la plupart des problèmes qui se rattachent à l’histoire de son origine et de ses destinées en Asie. Sans prétendre en avoir trouvé la solution complète et définitive, les auteurs se flattent d’avoir mis quelques faits à la place des notions vagues et obscures qu’on possédait sur le Pali. Cet avantage, qu’ils doivent à un concours heureux de circonstances, ne leur a pas fait méconnaître l’utilité des renseignemens qu’ils ont pu trouver dans les dissertations du P. Paulin et de Leyden ; et l’on verra, dans le premier chapitre de cet Essai, avec quel soin ils ont rassemblé tout ce qui avait été dit jusqu’à ce jour sur le Pali par les hommes qui avaient le droit d’en parler. Les auteurs n’ont pas craint d’entrer, à cet égard, dans quelques détails, d’une part, pour rendre justice à des tentatives honorables, de l’autre, pour déterminer avec exactitude ce qu’ils leur doivent. Il est inutile de rendre compte ici des moyens de critique qu’ils ont employés pour assurer leur marche ; on en trouvera l’exposé dans la partie de l’ouvrage relative aux alphabets Palis, pour lesquels l’absence de tout secours rendait la critique toujours nécessaire, mais quelquefois difficile. Le soin qu’a pris l’un d’eux de lithographier les planches dressées en commun, assure la parfaite exactitude

des caractères qu’elles représentent, et met de plus le lecteur à portée de vérifier par lui-même les procédés et les résultats de ce travail. Pour faciliter cette vérification, les auteurs ont réuni toutes les observations qui pouvaient éclaircir les diverses écritures usitées pour le Pali, et, en même tems, les manuscrits jusqu’ici inconnus qui en offrent les modèles. L’empressement avec lequel M. Abel-Remusat a bien voulu leur communiquer tout ce que la Bibliothèque du Roi possède en ce genre, et les encouragemens nombreux qu’il leur a donnés, ont vivement secondé, nous dirons même, ont fait naître ce travail ; et les auteurs croiraient manquer à l’accomplissement d’un devoir, s’ils ne lui adressaient ici l’hommage public de leur juste reconnaissance.