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L’Empire des tsars et les Russes/Tome 3/Table des matières

Hachette (Tome 3p. tdm-670).


TABLE DES MATIÈRES


DE LA RELIGION ET DU SENTIMENT RELIGIEUX EN RUSSIE


Chapitre i. — Pourquoi ce volume est-il consacré à la religion ? — Intérêt scientifique et politique des questions religieuses. Leur importance particulière dans un pays tel que la Russie. — Révolution et religion. Caractère religieux du nihilisme et du mouvement révolutionnaire en Russie. 1
Chapitre ii. — Comment, chez le peuple, le sentiment religieux a gardé toute sa puissance. — Raisons de ce phénomène. — L’état de culture de la Russie. — L’histoire et le mode de gouvernement. — Du mysticisme et du fatalisme russes. Oh faut-il en chercher les sources ? — Est-ce dans la race ou dans le sol et le climat ? — Influences de la nature et du milieu. — La plaine et la forêt. — Les saisons. — Les maux historiques : épidémies et famines. — Comment il ne faut pas outrer le mysticisme des Russes. Quels en sont les caractères et les limites ? — Fréquente combinaison de réalisme et d’idéalisme. 9
Chapitre iii. — De la nature de la religion en Russie. — Est-il vrai que le peuple russe ne soit pas chrétien ? — Caractères du sentiment religieux chez lui. Comment son christianisme est parfois demeuré extérieur. — Raisons de ce fait. Manière dont la Russie a été convertie. — De quelle façon le polythéisme a persisté sous le christianisme. — Dieux slaves et saints chrétiens. — En quel sens le peuple russe est un peuple « bireligieux ». Rites chrétiens et notions païennes. — Persistance de la sorcellerie. — Religion envisagée comme une sorte de magie. — Pourquoi le peuple russe n’en doit pas moins être regardé comme chrétien. Influence de l’Évangile sur ses idées, ses mœurs, sa littérature. 28
Chapitre iv. — Du dualisme de la Russie lettrée et de la Russie populaire, au point de vue religieux. Si le peuple en est resté au moyen âge, les classes supérieures en sont souvent encore au dix-huitième siècle. — En quel sens l’état religieux de la Russie est inverse de celui de la France. — De quelle façon la diffusion des idées révolutionnaires tend à modifier cette situation. — Efforts de l’État pour fortifier l’ascendant de la religion. Du « cléricalisme » gouvernemental. — Rôle de l’Église au point de vue politique. Lien séculaire de la foi orthodoxe et de la nationalité. La Russie patronne de l’orthodoxie. — De quelle manière l’État, de même que la nation, conserve un caractère religieux et confessionnel. Comment l’autocratie russe est une sorte de théocratie. 16


L’ÉGLISE ORTHODOXE RUSSE


Chapitre i. — Caractère général de l’orthodoxie orientale. — Faut-il y voir la forme slave du christianisme ? Orthodoxie ou pravoslavie. — De l’infériorité de l’Église gréco-russe dans l’histoire de la civilisation. Où doit-on en chercher la raison ? — Des différences dogmatiques entre les deux Églises. Opposition de leurs points de vue. — Comment l’immobililé de l’orthodoxie orientale peut être favorable à la liberté de penser. — La constitution de l’Église gréco-russe. Absence d’autorité centrale. Ses conséquences. —— Tendance à former des Églises nationales. Annexions de l’Église russe et démembrement du patriarcat byzantin. — Le « phylétisme ». Comment, dans l’orthodoxie orientale, les luttes religieuses recouvrent d’ordinaire des querelles politiques. 48
Chapitre ii. — Conséquences de la constitution nationale de l’Église orthodoxe. — Ingérence du pouvoir civil. Comment l’intimité de l’Église et de l’État a été plutôt un obstacle à la liberté intellectuelle et à la liberté politique. — De l’emploi d’une langue nationale dans la liturgie. — Le slavon ecclésiastique. Ses avantages pour la nationalité, ses inconvénients pour la civilisation russe. — En quel sens l’orthodoxie orientale occupe une situation intermédiaire entre le catholicisme et le protestantisme. — De l’Écriture et des Sociétés bibliques en Russie. Les deux courants qui se disputent l’Église russe. 81
Chapitre iii. — Du culte et du ritualisme. — Importance des rites et du cérémonial dans l’Église orientale. Le formalisme russe et le caractère national. — Le rite de la prière. — Les cérémonies et la liturgie. — Comment l’Église russe a rempli le rôle esthétique de la religion. — Du culte des images. Précautions prises contre la superstition. Vierges miraculeuses et dévotion du peuple. — L’imagerie religieuse et l’art byzantin en Russie. — Caractères de la peinture moscovite. Attachement aux types traditionnels. Difficulté de les renouveler. — La musique à l’église et le chant sacré. 101
Chapitre iv. — Les jeûnes et les fêtes. — Les quatre carêmes. Attachement du peuple aux jeûnes. — Comment il est malaisé à l’Église russe de modifier les anciennes observances. — Les fêtes, leur grand nombre, leurs inconvénients. — Le calendrier julien. Raisons de son maintien. — Les saints russes, leur caractère archaïque. De la canonisation en Russie. Le culte des reliques. — Les pèlerinages à l’intérieur et en Terre-Sainte. 127
Chapitre v. — Des sacrements dans l’Église russe et des relations du prêtre et des fidèles. — Le baptême. Divergence avec Constantinople. — L’eucharistie, la communion sous les deux espèces. — Le saint chrême et l’onction. — La prêtrise. Conséquences du mariage des prêtres. — Le sacrement du mariage ; le divorce. Comment on y procède dans la société russe. — La confession. Manière dont on la pratique. De l’usage de payer le confesseur. — De l’obligation légale de s’approcher des sacrements. Les registres du clergé et la statistique des communions. — Comment les Russes font leurs dévotions. 145
Chapitre vi. — Des relations de l’Église et de l’État. — Comment la constitution ecclésiastique a été affectée par l’autocratie. — Principales phases de l’histoire de l’Église russe. Modes successifs de son gouvernement. — La période byzantine. — Les deux métropolies. — Le patriarcat. Le patriarche Nikone et la lutte des deux pouvoirs. — Pierre le Grand et l’abolition du patriarcat. — Le « Règlement spirituel » et la suprématie de l’État. — La fondation du « Collège ecclésiastique » ou Saint-Synode. Comment l’administration synodale semble la forme définitive du gouvernement des Églises orthodoxes. — Du pouvoir du tsar en matière ecclésiastique. Est-il vrai que l’empereur soit le chef de l’Église ? — Comparaison avec l’étranger. 167
Chapitre vii. — Constitution intérieure de l’Église. — Composition et fonctionnement du Saint-Synode. Membres effectifs et membres assistants. — Le haut procureur et sa chancellerie. — Cléricalisme orthodoxe. La censure spirituelle. — Les évêques et les grades èpiscopaux. Grandeur des diocèses. — Les consistoires diocésains. — Influence des secrétaires de consistoire. Les entrepreneurs de divorces. — Conciles provinciaux. — Centralisation et caractère bureaucratique de l’Église russe. 204
Chapitre viii. — Le clergé noir, les couvents et les moines. — Division du clergé en deux classes. Suprématie du clergé monastique. — Caractères du monachisme russe. Son manque de variété. Son importance historique. — Les grands couvents nationaux. Petit nombre relatif des religieux des deux sexes. — Le recrutement des moines. Leur genre de vie. — Comment les couvents sont devenus une institution d’État. Leur classification. — Leurs biens et leurs ressources. Leurs œuvres. — Les couvents de femmes. Les béguines. Les sœurs de charité. 223
Chapitre ix. — Le clergé blanc ou séculier. — Comment le clergé est devenu une caste. De l’hérédité des fonctions ecclésiastiques. Églises apportées en dot. Subdivisions de la caste sacerdotale. — Éducation du clergé. Séminaires et Académies ecclésiastiques. Caractère de ces établissements. Leur personnel, leur esprit, leur enseignement. — Situation matérielle du clergé. La plupart des popes ne reçoivent pas de traitement. Tendance à les salarier. Formation et accroissement du budget du culte orthodoxe. Les biens de l’Église. Ressources du clergé. Le casuel. Difficultés auxquelles donne lieu sa perception. 260
Chapitre x. — Le clergé blanc (suite). — Situation sociale du clergé, son isolement, sa dépendance. Comment il est traité par ses supérieurs. — La famille du pope. Sa femme. Ses enfants, ses fils. Esprit de la caste et tendances des hommes qui en sortent. — Efforts pour relever la situation morale et matérielle du clergé. Diminution du nombre des paroisses et des prêtres. Ses inconvénients. De l’élection des curés. Les curatelles paroissiales. — De l’emploi du clergé dans l’instruction publique. Pourquoi l’on cherche à lui remettre l’enseignement populaire. Les écoles de paroisses. — De la prédication, comment elle était naguère encore peu répandue. Impulsion que lui ont donnée les inquiétudes politiques. Caractères de la prédication russe. — Peut-on supprimer la barrière entre le clergé noir et le clergé blanc et ouvrir à ce dernier l’accés de l’épiscopat ? 289


LE RASKOL ET LES SECTES


Chapitre i. — Origine et caractère du raskol ou schisme ; ses causes religieuses. — Importance attachée aux rites et aux formules. Révolution provoquée par la correction des livres liturgiques. — Les principaux points en litige. Les Vieux-Ritualistes ou Vieux-Croyants. — Comment ils ont outré les principes du christianisme oriental. Exagération du principe d’immobilité. Exagération du nationalisme dans l’Église. De quelle manière le raskol est sorti de la liturgie slavonne. — Comment, en se révoltant contre l’Êglise officielle, les Vieux-Croyants se révoltaient contre les influences étrangères. 326
Chapitre ii. — Origine et caractère du raskol : ses causes politiques. — Le schisme est une réaction contre les réformes de Pierre le Grand et de ses successeurs. Du raskol comme protestation des Vieux-Russes ; il personnifie la résistance aux formes de l’État moderne. — Les innovations de Pierre le Grand données comme un signe de la fin du monde. L’empereur regardé comme l’Antéchrist. L’ère de Satan. — Condamnation de tous les usages postérieurs à Nikone et à Pierre le Grand. Lutte avec l’État pour le port de la barbe. — Le raskol et les revendications populaires contre le servage et le despotisme bureaucratique. 342
Chapitre iii. — Évolution du raskol. — Aperçu général de la marche du schisme. Avec quelle logique il se développe. Les vieux-ritualistes privés de clergé. — Comment continuer le culte sans hiérarchie ? Le raskol coupé en deux camps : popovtsy et bespopovtsy ou sans-prêtres, — Point de départ des deux partis. Par quoi remplacer le sacerdoce et les sacrements ? A quoi en arrivent les groupes extrêmes. Plus de prêtres, plus de mariage. — Comment expliquer la disparition des sacrements ? Par l’approche de la fin du monde. Le règne de l’Antéchrist. Pour y échapper, certains sectaires recourent à la mort violente. La rédemption par le suicide et le baptême du feu. — Le millénarisme et l’attente d*un nouveau Messie. Comment Napoléon a été quelquefois pris pour ce Messie. Les espérances millénaires et l’émancipation des serfs. — Comparaison entre les sectes russes et les sectes américaines. 359
Chapitre iv. — Du nombre des raskolniks. Difficulté de le connaître. Peu de valeur des statistiques officielles. Raskolniks déguisés. Prestige du schisme sur l’homme du peuple. — Répartition géographique du raskol. Comment il se recrute surtout parmi les Grands-Russiens. Des vieux-croyants comme agents de colonisation. Leurs colonies en dehors de l’empire. — La force du schisme n’est pas tout entière dans le nombre de ses adhérents. Supériorité morale des vieux-croyants ; elle ne tient pas uniquement à la religion. Leur prospérité matérielle. Quelles en sont les causes. Importance des raskolniks dans le commerce moscovite. Du rôle de l’argent dans leurs communautés. — De la culture des vieux-ritualistes. De quelle manière les besoins de la polémique leur ont donné le goût de l’instruction. Caractères de leur érudition. Comment l’instruction élémentaire ne suffit point à leur affranchissement intellectuel. 375
Chapitre v. — Constitution et organisation des principales sectes du schisme : les popovtsy. — Comment les différents groupes du raskol se sont d’abord organisés dans les skytes ou ermitages. Importance de ces skytes. De quelle manière la direction du schisme est plus tard passée aux cimetières moscovites. — Efforts pour donner plus de cohésion aux vieux-ritualistes. Tentatives de l’émigration révolutionnaire pour se mettre en rapport avec eux. Comment les vieux-croyants sont parvenus à s’assurer un sacerdoce indépendant. — La hiérarchie de Bélokrinitsa. Évêques vieux-croyants ; leur situation, leurs discordes. Division de leurs adhérents en deux partis. — Efforts du gouvernement pour rapprocher les vieux-croyants hiérarchiques de l’Église d’État. On leur concède l’usage des anciens rites. Les Edinovertsy ou vieux-ritualistes unis à l’Église. Obstacles à l’union. 398
Chapitre vi. — Organisation et doctrines des sans-prêtres (beipopovtsy). — Comment il leur est difficile de se constituer en Église. Leur fractionnement en nombreuses sectes. Les principales : Pomortsy, Théodosiens. — Questions débattues entre elles. Les fanatiques et les politiques. De la soumission à l’État. La prière pour l’empereur. — Le mariage et la famille. Toute union des sexes est illicite. Théorie et pratique du célibat. L’union libre. Comment la plupart des sans-prêtres ont dû s’écarter de leur point de vue primitif. — Sectaires qui persistent à s’y tenir : Errants ou Stranniki. Le vagabondage érigé en devoir religieux. Deux degrés dans la secte : les pèlerins et les hébergeurs. — Autres sectes extrêmes. Muets, Nieurs, Non-priants. Quel est le dernier terme du raskol. 428
Chapitre vii. — Sectes non issues du schisme : leur division en deux groupes. Les mystiques : khlysty ou flagellants. — Caractère général des sectes mystiques ; le prophétisme, les incarnations. Christs et Mères de Dieu. — Légende et doctrines des flagellants. Leurs rites. Comment ils se procurent l’extase. — Khlysty dans les monastères. Khlysty civilisés. — Les skaouny ou sauteurs. Les rites licencieux. L’amour en Christ. — Les rites sanglants. Comment communiaient certains sectaires. 454
Chapitre viii. — Sectes mystiques : les blanches-colombes, eunuques ou skoptsy. — De la mutilation comme moyen d’ascétisme. Le baptême du feu. Mutilation des deux sexes. Skoptsy mariés. Comment se recrute la secte. Ses moyens de propagande. — Dogmes et histoire des skoptsy. Leur parenté avec les khlysty. Leur Christ du dix-huitième siècle. Leur organisation par loges ou nefs. Leur millénarisme. Pierre III et Napoléon messies des eunuques. — Professions favorites des skoptsy. Leur goût pour l’or, leurs richesses. Avantage d’avoir des eunuques pour caissiers. — Lois contre les skoptsy. Leurs procès. Skoptsy spirituels. 479
Chapitre ix. — Les sectes rationalistes ou protestantes. — Molokanes et doukhobortsy. — Leur origine et leur théologie. Singulière doctrine sur Dieu et sur l’âme. — Comment ces sectaires envisagent le pouvoir civil et la société. Tendances radicales et socialistes. — Les obchtchiie ou communistes. Application de leurs principes. — Le stundistne. Comment, des colonies allemandes du Midi, l’esprit de la Réforme a pénétré chez le moujik. Doctrines et progrès des stundistes ou évangéliques russes. — Les sabbatistes ou judaÏsants. D’où proviennent-ils ? Unitaires à rites judaïques. 496
Chapitre x. — Sectes récentes du peuple et du monde. — Continuation de la génération des sectes. Psychologie des sectaires. Prophètes et prophétesses. Exemples d’hérésies nouvelles. — Un type de sectaire contemporain : Soutalof. Sa théologie, sa politique. — Sectes du grand monde ; le radstockisme ou pachkovisme. Le lord-apôtre. La prédication évangélique dans les salons. Propagande parmi les gens du peuple. — Le comte Léon Tolstoï. Sa parenté intellectuelle avec les prophètes de villages. Analogie des procédés et des idées. Le dogme fondamental du christianisme, la non-résistance au mal. — Tolstoï réformateur social. Bouddhisme chrétien et nihilisme évangélique. 519
Chapitre xi. — Situation légale du raskol et des sectes. — Comment la conduite du gouvernement à l’égard du raskol a souvent changé. Appel de l’Église au bras séculier. Longues persécutions. Incohérence de la législation. — De l’emploi des moyens spirituels dans la lutte contre le raskol. Colloques ou discussions publiques entre orthodoxes et raskolniks. — Droits nouvellement reconnus aux dissidents. Leur attitude vis-à-vis des nihilistes. Avantages qu’ils en ont retirés. Comment leur émancipation est loin d’être complète. — Conclusion du IIIe livre. Les sectes et l’avenir religieux de la Russie. Peut-il sortir des hérésies russes une nouvelle forme de christianisme ? 562


LA LIBERTÉ RELIGIEUSE ET LES CULTES DISSIDENTS


Chapitre i. — L’Église nationale et les cultes étrangers. — Privilèges de l’Église orthodoxe. Leur raison historique. Solidarité de la nationalité russe et de l’orthodoxie. — Défiances nationales et politiques pour les cultes étrangers. Le système du cantonnement religieux. Interdiction du prosélytisme. — Comment la Russie entend la liberté de conscience. Théorie officielle de cette liberté. Le droit de prosélytisme ne lui est pas inhérent. Ce droit est réservé à l’Église nationale. — Comment l’Église exerce son privilège de prosélytisme. Ses procédés de propagande et les pseudo-orthodoxes. Les missions russes. 570
Chapitre ii. — Cultes étrangers : les confessions chrétiennes. — Comment la Russie tend à imposer aux diverses confessions une constitution analogue à celle de l’Église nationale. — Arméniens. La politique russe et la hiérarchie arménienne. Le catholicos d’Etchmiadzin et les polojéniia. — Protestants. Luthéranisme et germanisme. Propagande orthodoxe dans les provinces baltiques. Moyens employés par le prosélytisme officiel. Mariages mixtes. — Catholiques. Latinisme et polonisme. Le Collège catholique romain. Papauté et autocratie. Insuffisance numérique du clergé catholique. Difficultés de son recrutemenL Une messe sans prêtre. Suppression des couvents. Restrictions à la liberté religieuse. De la substitution du russe au polonais dans l’église. Incapacités civiles des catholiques polonais. — Les uniates et la propagande orthodoxe. Paysans sur les frontières des deux Églises. Suppression de l’Union. Méthode employée pour ramener les grecs-unis. Persécution des derniers uniates. — De la réunion des deux Églises. Avantages qu’y trouverait la Russie. Obstacles qui s’y opposent. 584
Chapitre iii. — Cultes non chrétiens. — Les Juifs : leur grand nombre. Différents aspects de la question juive. Les troubles antisémitiques. Comment ils n’ont pas toujours été un mouvement populaire spontané. — Juifs russes et polonais. Leurs mœurs, leur piété, la vie juive. — Situation légale des Israélites. Restrictions à leurs droits civils. Interdiction de résider dans l’intérieur de l’empire. Interdiction de louer ou d’acheter des terres. Défense d’habiter dans les campagnes. — Les Juifs et le travail manuel. Les Juifs et les professions urbaines. Restrictions touchant le commerce des alcools. Limitation du nombre des Juifs admis aux collèges et aux universités. — Conséquences de ces lois d’exception. Comment elles tournent contre leur but. L’Ouest russe et le parasitisme juif. Avantages de l’émancipation des Israélites au point de vue national et au point de vue économique. — Les musulmans. Force de résistance de l’Islam en Europe et en Asie. Situation légale et organisation religieuse des mahométans de l’empire. La propagande orthodoxe et les musulmans. La puissance russe et l’Islam. — Les bouddhistes. Affaiblissement du bouddhisme en Europe. Comment il se défend en Asie. Les lamas et la propagande chrétienne. Peu d’influence directe du bouddhisme sur l’esprit russe. 613
Chapitre iv. — Conclusion. — L’unité de religion et l’unité morale de l’État. — Nécessité de la liberté religieuse pour un grand empire. Comment c’est la seule liberté qui se puisse décréter. — Pourquoi il n’est pas sûr que, en Russie, la liberté religieuse précède la liberté politique. 654