La Descendance de l’homme et la sélection sexuelle

LA DESCENDANCE
DE
L’HOMME
ET
LA SÉLECTION SEXUELLE


PAR
Charles DARWIN, M. A., F. R. S., etc.


Traduit par EDMOND BARBIER
D’APRÈS LA SECONDE ÉDITION ANGLAISE REVUE ET AUGMENTÉE PAR L’AUTEUR


PRÉFACE PAR CARL VOGT

TROISIÈME ÉDITION FRANÇAISE

PARIS
C. REINWALD, LIBRAIRE-ÉDITEUR
15, RUE DES SAINTS-PÈRES, 15
1881
Tous droits réservés.

PARIS
TYPOGRAPHIE GEORGES CHAMEROT
19, rue des Saints-Pères, 19

Illustration Darwin - La Descendance de l’homme, 1881-p8.png


TABLE DES MATIÈRES


PREMIÈRE PARTIE
LA DESCENDANCE OU L’ORIGINE DE L’HOMME

Pages.
 xxiii
 Nature des preuves sur l’origine de l’homme. — Conformations homologues chez l’homme et les animaux inférieurs. — Points de similitude divers. — Développement. — Conformations rudimentaires, muscles, organes des sens, cheveux, os, organes reproducteurs, etc. — Portée de ces trois ordres de faits sur l’origine de l’homme.
 
 Variabilité du corps et de l’esprit chez l’homme. — Hérédité. — Causes de la variabilité. — Similitude des lois de la variation chez l’homme et chez les animaux inférieurs. — Action directe des conditions d’existence. — Effets de l’augmentation ou de la diminution d’usage des parties. — Arrêts de développement. — Retour ou atavisme. — Variation corrélative. — Taux d’accroissement. — Obstacles à l’accroissement. — Sélection naturelle. — L’homme, animal prédominant dans le monde. — Importance de sa conformation corporelle. — Causes qui ont déterminé son attitude verticale. — Changements consécutifs dans sa structure. — Diminution de la grosseur des dents canines. — Accroissement et altération de la forme du crâne. — Nudité. — Absence de la queue. — Absence d’armes défensives.
 
 La différence entre la puissance mentale du singe le plus élevé et celle du sauvage le plus grossier est immense. — Communauté de certains instincts. — Émotions. — Curiosité. — Imitation. — Attention. — Mémoire. — Imagination. — Raison. — Amélioration progressive. — Instruments et armes employés par les animaux. — Abstraction, conscience de soi. — Langage. — Sentiment de la beauté. — Croyance en Dieu, aux agents spirituels, superstitions.
 
 Le sens moral. — Proposition fondamentale. — Les qualités des animaux sociables. — Origine de la sociabilité. — Lutte entre les instincts contraires. — L’homme, animal sociable. — Les instincts sociaux durables l’emportent sur d’autres instincts moins persistants. — Les sauvages n’estiment que les vertus sociales. — Les vertus personnelles s’acquièrent à une phase postérieure du développement. — Importance du jugement des membres d’une même communauté sur la conduite. — Transmission des tendances morales. — Résumé.
 

 Développement des facultés intellectuelles par la sélection naturelle. — Importance de l’imitation. — Facultés sociales et morales. — Leur développement dans les limites d’une même tribu. — Action de la sélection naturelle sur les nations civilisées. — Preuves de l’état antérieur barbare des nations civilisées.
 
 La position de l’homme dans la série animale. — Le système naturel est généalogique. — Les caractères d’adaptation ont peu de valeur. — Divers points de ressemblance entre l’homme et les quadrumanes. — Rang de l’homme dans le système naturel. — Patrie primitive et antiquité de l’homme. — Absence de chaînons fossiles. — États inférieurs de la généalogie de l’homme, déduits de ses affinités et de sa conformation. — État primitif androgyne des Vertébrés. — Conclusions.
 
 Nature et valeur des caractères spécifiques. — Application aux races humaines. — Arguments favorables ou contraires au classement des races humaines comme espèces distinctes. — Sous-espèces. — Monogénistes et Polygénistes. — Convergence des caractères. — Nombreux points de ressemblances corporelles et mentales entre les races humaines les plus distinctes. — État de l’homme, lorsqu’il s’est d’abord répandu sur la terre. — Chaque race ne descend pas d’un couple unique. — Extinction des races. — Formation des races. — Effets du croisement. — Influence légère de l’action directe des conditions d’existence. — Influence légère ou nulle de la sélection naturelle. — Sélection sexuelle.
 

LA SÉLECTION SEXUELLE
DEUXIÈME PARTIE

 Caractères sexuels secondaires. — Sélection sexuelle. — Son mode d’action. — Excédent des mâles. — Polygamie. — Le mâle ordinairement seul modifié par la sélection sexuelle. — Ardeur du mâle. — Variabilité du mâle. — Choix exercé par la femelle. — La sélection sexuelle comparée à la sélection naturelle. — Hérédité aux périodes correspondantes de la vie, aux saisons correspondantes de l’année, et limitée par le sexe. — Rapports entre les diverses formes de l’hérédité. — Causes pour lesquelles un des sexes et les jeunes ne sont pas modifiés par la sélection sexuelle. — Supplément sur les nombres proportionnels des mâles et des femelles dans le règne animal. — La proportion au nombre des individus mâles et femelles dans ses rapports avec la sélection naturelle.
 
 Absence de caractères de ce genre dans les classes inférieures. — Couleurs brillantes. — Mollusques. — Annélides. — Chez les Crustacés, les caractères sexuels secondaires sont fortement développés, dimorphisme, couleur, caractères acquis seulement à l’état adulte. — Caractères sexuels des Araignées, stridulation chez les mâles. — Myriapodes.
 
 Conformations diverses des mâles servant à saisir les femelles. — Différences entre les sexes, dont la signification est inconnue. — Différence de taille entre les sexes. — Thysanoures. — Diptères. — Hémiptères. — Homoptères, facultés musicales que possèdent les mâles seuls. — Orthoptères, diversité de structure des appareils musicaux chez les mâles ; humeur belliqueuse, couleurs. — Névroptères, différences sexuelles de couleur. — Hyménoptères, caractère belliqueux, couleurs. — Coléoptères ; couleurs : présence de grosses cornes, probablement comme ornementation ; combats ; organes stridulents ordinairement communs aux deux sexes.
 

 Cour que se font les papillons. — Batailles. — Bourdonnements. — Couleurs communes aux mâles et aux femelles, ou plus brillantes chez les mâles. — Exemples. — Ces couleurs ne sont pas dues à l’action directe des conditions d’existence. — Couleurs protectrices. — Couleur des phalènes. — Leur étalage. — Perspicacité des Lépidoptères. — Variabilité. — Causes de la différence de coloration entre les mâles et les femelles. — Imitation, couleurs plus brillantes chez les papillons femelles que chez les mâles. — Vives couleurs des chenilles. — Résumé et conclusions sur les caractères secondaires sexuels des insectes. — Comparaison des insectes avec les oiseaux.
 
 Poissons : Assiduités des mâles, leurs combats. — Les femelles sont ordinairement plus grandes que les mâles. — Mâles, couleurs vives, ornements et autres caractères étranges. — Couleurs et ornements qu’acquièrent les mâles pendant la saison des amours. — Chez certaines espèces, les mâles et les femelles affectent également des couleurs brillantes. — Couleurs protectrices. — On ne peut attribuer au besoin de protection les couleurs moins brillantes des femelles. — Certains poissons mâles construisent les nids, et prennent soin des œufs et des jeunes. — Amphibies : Différences de conformation et de coloration entre les mâles et les femelles. — Organes vocaux. — Reptiles : Chéloniens. — Crocodiles. — Serpents, couleurs protectrices dans quelques cas. — Batailles des lézards. — Ornements. — Étranges différences de conformation entre les mâles et les femelles. — Couleurs. — Différences sexuelles presque aussi considérables que chez les oiseaux.
 
 Différences sexuelles. — Loi du combat. — Armes spéciales. — Organes vocaux. — Musique instrumentale. — Démonstrations amoureuses et danses. — Ornements permanents ou temporaires. — Mues annuelles, simples et doubles. — Les mâles aiment à faire étalage de leurs ornements.
 
 Choix exercé par la femelle. — Durée de la cour que se font les oiseaux. — Oiseaux non accouplés. — Facultés mentales et goût pour le beau. — La femelle manifeste sa préférence ou son aversion pour certains mâles. — Variabilité des oiseaux. — Les variations sont parfois brusques. — Lois des variations. — Formation d’ocelles. — Gradations de caractères. — Exemples fournis par le Paon, le faisan Argus et l’Urosticte.
 
 Discussion sur la question de savoir pourquoi, chez quelques espèces, les mâles seuls ont des couleurs éclatantes, alors que les deux sexes en possèdent chez d’autres espèces. — Sur l’hérédité limitée par le sexe, appliquée à diverses conformations et au plumage richement coloré. — Rapports de la nidification avec la couleur. — Perte pendant l’hiver du plumage nuptial.
 
 Rapports entre le plumage des jeunes et les caractères qu’il affecte chez les individus adultes des deux sexes. — Six classes de cas. — Différences sexuelles entre les mâles d’espèces très-voisines ou représentatives. — Acquisition des caractères du mâle par la femelle. — Plumage des jeunes dans ses rapports avec le plumage d’été et le plumage d’hiver des adultes. — Augmentation de la beauté des oiseaux. — Coloration protectrice. — Oiseaux colorés d’une manière très-apparente. — Les oiseaux aiment la nouveauté. — Résumé des quatre chapitres sur les oiseaux.
 
 La loi du combat. — Armes particulières limitées aux mâles. — Cause de leur absence chez la femelle. — Armes communes aux deux sexes, mais primitivement acquises par le mâle. — Autres usages de ces armes. — Leur haute importance. — Taille plus grande du mâle. — Moyens de défense. — Sur les préférences manifestées par l’un et l’autre sexe dans l’accouplement des mammifères.
 

 Voix. — Particularités sexuelles remarquables chez les phoques. — Odeur. — Développement du poil. — Coloration des poils et de la peau. — Cas anormal de la femelle plus ornée que le mâle. — Colorations et ornements dus à la sélection sexuelle. — Couleurs acquises à titre de protection. — Couleurs, souvent dues à la sélection sexuelle, quoique communes aux deux sexes. — Sur la disparition des taches et des raies chez les quadrupèdes adultes. — Couleurs et ornements des Quadrumanes. — Résumé.
 
 Différences entre l’homme et la femme. — Causes de ces différences et de certains caractères communs aux deux sexes. — Loi de combat. — Différences dans la puissance intellectuelle et la voix. — Influence qu’a la beauté sur les mariages humains. — Attention qu’ont les sauvages pour les ornements. — Leurs idées sur la beauté de la femme. — Tendance à exagérer chaque particularité naturelle.
 
 Sur les effets de la sélection continue des femmes d’après un type de beauté différent pour chaque race. — Causes qui, chez les nations civilisées et chez les sauvages, interviennent dans la sélection sexuelle. — Conditions favorables à celle-ci pendant les temps primitifs. — Mode d’action de la sélection sexuelle dans l’espèce humaine. — Sur la possibilité qu’ont les femmes de choisir leurs maris dans les tribus sauvages. — Absence de poils sur le corps, et le développement de la barbe. — Résumé.
 
 Conclusion principale : l’homme descend de quelque type inférieur. — Mode de développement. — Généalogie de l’homme. — Facultés intellectuelles et morales. — Sélection sexuelle. — Remarques finales.
 
Index :
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FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.