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Page:Coignet - Les Cahiers du capitaine Coignet, 1883.djvu/35

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AVANT-PROPOS.

sonniers, leur demandant si on leur a pris quelque chose320, 333. Que ses soldats arrivent fourbus par des marches forcées, il paraîtra s’indigner contre des ordres outrepassés, les entourera de soins, surveillant la distribution des cordiaux qui peuvent les rétablir241 ; il assiste du reste volontiers au repas du soldat, et ne dédaigne pas de présider à la distribution d’une douzaine de porcs pris à la course172. À l’occasion, il demande une pomme de terre et une bûche par escouade200, ayant soin de faire cuire sa ration lui-même au feu de son bivac, toujours placé bien en vue de l’armée475.

Il a soin de régler lui-même les petites querelles de son état-major, après confrontation des parties365. Si un beau coup de sabre est donné devant lui, il en fera son compliment nuancé parfois de petites taquineries368-397. Et cela sur un ton familier qui honore, avec des tutoiements qui enorgueillissent. Qui voudra se rendre compte du prestige exercé, devra se reporter aux renvois que nous avons multipliés pour mieux appuyer nos affirmations ; ils en disent long sur l’ascendant de l’homme et sur les soins infinis qu’il prenait pour le maintenir. Ascen-