Lettres d’un Provençal à son épouse/20

Anonyme, par M. H……Y
(p. 79-80).
Réponse huitième

RÉPONSE HUITIÈME

Marseille, le……


Je ne saurais m’en défendre, mon tendre époux ; tu m’as porté un coup décisif, ton Paris est une ville incomparable que je brûle de connaître. Ces aimables parisiennes qui donnent le ton et les modes au monde entier, ne doivent pas manquer d’être parfaites. Quels délicieux moments que tu as dû passer avec ces danseuses enchanteresses ! que je promets me faire faire de pirouettes sur le nombril, par leurs aimables mâles. Je n’attends donc pour me mettre en route que ta décision. Ne me refuse pas, mon cher petit homme ! je t’en conjure ! Permets à ton disciple d’aller s’exercer sous tes yeux ! au moins tu pourras dire : J’ai planté les cheveux à mon enfant.

Réponds-moi aussitôt, car je n’y tiens plus d’impatience : je voudrais déjà connaître ta résolution.


Adieu, je t’embrasse comme je t’aime,
B…

Lettres d’un Provençal, 1867, Figures