Lettres d’un Provençal à son épouse/08

Anonyme, par M. H……Y
(p. 35-37).
Réponse troisième

RÉPONSE TROISIÈME

Marseille, le……


Si fait, mon bon mari, on peut décrire le plaisir, même le plus grand, et c’est sous son doux empire que j’écris la présente. J’ai raffiné sur ta dernière position, elle m’a monté la tête ! Pour te faire part de mon heureux résultat, j’ai fait réunir aujourd’hui chez moi le marquis B… et sa femme ; le carme B… ; le président C… et son épouse ; notre ami E… qui est si bien monté, et qui s’est épris, comme une bête, de ma femme de chambre. Nous sommes tous en cercle. C’est moi qui ordonne. Je fais signe à Lisette, elle approche, et comme tu sais qu’elle a un clitoris long de près de quatre pouces, je le lui mets en état de me foutre en bouche avec. Je me fais enconner par le vit du carme ; il parvint bientôt à me mettre en feu. Étant sur le point où je désirais être, je fais coucher sur le dos notre ami E… Son membre se trouvait long de dix pouces sur huit de circonférence ; je lui fais baiser et gabahoter un peu mon anus, et me couche à dos sur lui après m’être insinué dans le cul son énorme engin. Lisette se place à cheval sur ma bouche ; je suce et mordille son charmant clitoris. Le président et la marquise me chatouillent de leur langue le bout de chaque téton, je les branle tous deux. La présidente m’enfonce dans le con un godmiché ; elle se met sur moi à califourchon, me langotte l’endroit sensible et se trouve enculée par le carme. Le marquis me frotte la plante des pieds avec sa pine. Allons doucement, mes amis ; ménagez-moi le plaisir ; faites-le-moi savourer à longs traits. Holà ! je n’en puis plus… Pas si vite… vous allez me tuer… Foutu bougre d’E… tu me crèves les intestins… Sacrédieu, présidente, déconne-moi… je me meurs… le foutre… m’empêche… Il coule de toutes parts… Dieu !… Ah !… Retirez-vous… Je suis anéantie… sans connaissance… Et je fus près d’une heure dans cet état. Le plaisir m’assiégeait de tous côtés. S’ils n’eussent eu pitié de moi, je crois qu’ils m’auraient fait mourir. Je suis si abattue, si faible que je termine là ma narration pour aller réparer mes forces. Je laisse nos amis se foutre entre eux et t’embrasse autant que je t’aime.

Ton épouse,
B…

Lettres d’un Provençal, 1867, Figures