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Traduction par Ed. Barbier.
C. Reinwald (p. iv-vi).


SECONDE PRÉFACE




Je profite d’une nouvelle édition de mon journal pour corriger quelques erreurs. J’ai dit à la page 38 que la plus grande partie des coquillages enfouis avec les mammifères éteints à Punta Alta, près de Bahia Blanca, appartenaient à des espèces encore existantes. Ces coquillages ont été depuis examinés par M. Alcide d’Orbigny et il déclare que tous sont récents (Observations géologiques dans l’Amérique méridionale, p. 83). M. Auguste Bravard a dernièrement décrit cette région dans un ouvrage espagnol (Observaciones geologicas, 1857) ; il exprime l’opinion que les ossements des mammifères éteints, se trouvant dans les couches inférieures des Pampas, ont été entraînés par les eaux et qu’ils ont été subséquemment enfouis avec des coquillages encore existants. Mais j’avoue que les remarques de M. Bravard ne sont pas de nature à me convaincre. Il croit, en effet, que tout l’énorme dépôt des Pampas, comme les dunes de sable, est de formation sous-aérienne ; cela me semble une théorie insoutenable.

Je donne à la page 406 une liste des oiseaux habitant l’archipel Galapagos. De nouvelles recherches ont prouvé que quelques-uns de ces oiseaux, que l’on croyait alors confinés dans ces îles, se trouvent sur le continent américain. M. Sclater, l’éminent ornithologue, m’apprend que tel est le cas pour le Strix punctatissima, pour le Pyrocephalus nanus et probablement aussi pour l’Otus galapagoensis et pour le Zenaida galapagoensis. Ainsi donc, le nombre des oiseaux indigènes se réduit à vingt-trois, ou probablement à vingt et un. M. Sclater croit qu’une ou deux de ces espèces indigènes sont plutôt des variétés que des espèces, ce qui m’a toujours paru fort probable.

Le docteur Günther (Zoolog. Soc, 24 janvier 1859) affirme que le serpent dont je parle, p. 409, et que, d’après M. Bibron, je considère comme identique avec l’espèce chilienne, est une espèce particulière qui n’habite aucun autre pays.


1er février 1860.