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<noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude>Alors les Juifs, épouvantés, lui désignèrent Judas, en
disant : « Princesse, cet homme-ci, fils d’un prophète,
sait toutes choses mieux que nous, et te révélera ce que
tu veux connaître ! » Alors la reine les congédia tous a
l`exception de Judas, à qui elle dit : « Choisis entre la
vie et la mort ! Si tu veux vivre, indique-moi le lieu qu’on
appelle Golgotha, et dis-moi où je pourrai découvrir la
croix du Christ ! » Judas lui répondit : « Comment le
saurais-je, puisque deux cents ans se sont écoulés depuis
lors, et qu’à ce moment je n’étais pas né ? » Et la reine :
« Je te ferai mourir de faim, si tu ne veux pas me dire
la vérité ! » Sur quoi elle fit jeter Judas dans un puits à
sec, et défendit qu’on lui donnât aucune nourriture.

Le septième jour, Judas, épuisé par la faim, demanda à
sortir du puits, promettant de révéler où était la croix.
Et comme il arrivait à l’endroit ou elle était cachée, il
sentit dans l’air un merveilleux parfum d’aromates ; de
telle sorte que, stupéfait, il s’écria : « En vérité, Jésus,
tu es le sauveur du monde ! »

Or, il y avait en ce lieu un temple de Vénus qu’avait
fait construire l’empereur Adrien, de façon que quiconque
y viendrait adorer le Christ parût en même temps adorer
Vénus. Et, pour ce motif, les chrétiens avaient cessé de
fréquenter ce lieu. Mais Hélène fit raser le temple ; après
quoi Judas commença lui-même à fouiller le sol et découvrit,
à vingt pas sous terre, trois croix qu’il fit aussitôt
porter à la reine.

Restait seulement à reconnaître celle de ces croix où
avait été attaché le Christ. On les posa toutes trois sur
une grande place, et Judas, voyant passer le cadavre
d’un jeune homme qu’on allait enterrer, arrêta le cortège,
et mit sur le cadavre l’une des croix, puis une autre. Le
cadavre restait toujours immobile. Alors Judas mit sur
lui la troisième croix ; et aussitôt le mort revint à la vie.
D’autres historiens racontent que c’est Macaire, évêque
de Jérusalem, qui reconnut la vraie croix, en ravivant
par elle une femme déjà presque morte. Et saint Ambroise
affirme que Macaire reconnut la croix à l’inscription
placée jadis par Pilate au-dessus d’elle.<noinclude>
<references/></noinclude>
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