Différences entre les versions de « Page:Genoude - Les Pères de l'Eglise, vol. 4.djvu/445 »

(→‎Page non corrigée : Page créée avec « fin trouvent dans la lecture à haute voix un utile et salutaire exercice. Quant à la lutte dont nous admettons la convenance et l’utilité, c’est à condition qu’o... »)
 
 
Contenu (par transclusion) :Contenu (par transclusion) :
Ligne 1 : Ligne 1 :
fin trouvent dans la lecture à haute voix un utile et salutaire exercice. Quant à la lutte dont nous admettons la convenance et l’utilité, c’est à condition qu’on ne se livrera point à ce jeu par une jalouse envie de montrer ses forces et son adresse, et d’acquérir ainsi une vaine gloire, mais seulement pour assouplir ses membres et pour combattre la sueur qui affaiblit, par le travail qui fortifie. Il n’y faut mettre ni artifice ni supercherie. Il faut lutter avec franchise et simplicité par la tension et le déploiement réel et soutenu de son cou, de ses mains et 4e ses flancs. Cet exercice est, en effet, réellement mâle et généreux, lorsqu’il a pouf unique but l’utile entretien des forces et de la santé. Trop d’adresse dans les jeux gymnastiques en accuse aussi trop de soin. C’est montrer qu’on préfère aux études libérales celles qui ne le sont point. Tout ce qu’on fait, il le faut faire avec une sage mesure. Comme il est bien de travailler avant le repas, il est mal de se fatiguer par un travail excessif, source de nombreuses maladies. Il ne faut être ni toujours oisif, ni toujours occupé au-delà de ses forces. Les règles de modération que nous avons données pour le boire et pour le manger doivent être appliquées à tous no& autres besoins. S’il ne faut pas mener une vie molle, et efféminée, il ne faut pas non plus se jeter dans l’excès contraire ; mais il faut choisir entre ces deux écueils un juste milieu, et s’y maintenir constamment dans une sage modération, également éloignée du double vice de l’oisiveté ei de l’excès du travail. La vertu, comme nous l’avons déjà dit auparavant, la vertu, dont la nature est de se suffire à elle-même, est un exercice éloigné de tout faste ; comme par exemple, de mettre soi-même ses souliers, de se laver les pieds, de s’oindre d’huile. Si donc quelqu’un nous rend ces services, il est juste que nous les lui rendions à notre tour ; et si notre ami, étant malade, ne peut lui-même se servir, il est de notre devoir de nous coucher auprès de lui, et de lui présenter toutes les choses qui lui peuvent être nécessaires. « Abraham, nous dit l’Écriture, apporta sous un arbre le dîner aux trois voyageurs, et se tint debout devant eux pendant qu’ils mangeaient. » La pêche aussi, à l’exemple de
+
{{tiret2|en|fin}} trouvent dans la lecture à haute voix un utile et salutaire exercice. Quant à la lutte dont nous admettons la convenance et l’utilité, c’est à condition qu’on ne se livrera point à ce jeu par une jalouse envie de montrer ses forces et son adresse, et d’acquérir ainsi une vaine gloire, mais seulement pour assouplir ses membres et pour combattre la sueur qui affaiblit, par le travail qui fortifie. Il n’y faut mettre ni artifice ni supercherie. Il faut lutter avec franchise et simplicité par la tension et le déploiement réel et soutenu de son cou, de ses mains et de ses flancs. Cet exercice est, en effet, réellement mâle et généreux, lorsqu’il a pour unique but l’utile entretien des forces et de la santé. Trop d’adresse dans les jeux gymnastiques en accuse aussi trop de soin. C’est montrer qu’on préfère aux études libérales celles qui ne le sont point. Tout ce qu’on fait, il le faut faire avec une sage mesure. Comme il est bien de travailler avant le repas, il est mal de se fatiguer par un travail excessif, source de nombreuses maladies. Il ne faut être ni toujours oisif, ni toujours occupé au-delà de ses forces. Les règles de modération que nous avons données pour le boire et pour le manger doivent être appliquées à tous nos autres besoins. S’il ne faut pas mener une vie molle, et efféminée, il ne faut pas non plus se jeter dans l’excès contraire ; mais il faut choisir entre ces deux écueils un juste milieu, et s’y maintenir constamment dans une sage modération, également éloignée du double vice de l’oisiveté et de l’excès du travail. La vertu, comme nous l’avons déjà dit auparavant, la vertu, dont la nature est de se suffire à elle-même, est un exercice éloigné de tout faste ; comme par exemple, de mettre soi-même ses souliers, de se laver les pieds, de s’oindre d’huile. Si donc quelqu’un nous rend ces services, il est juste que nous les lui rendions à notre tour ; et si notre ami, étant malade, ne peut lui-même se servir, il est de notre devoir de nous coucher auprès de lui, et de lui présenter toutes les choses qui lui peuvent être nécessaires. « Abraham, nous dit l’Écriture, apporta sous un arbre le dîner aux trois voyageurs, et se tint debout devant eux pendant qu’ils mangeaient. » La pêche aussi, à l’exemple de