Différences entre les versions de « Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 10.djvu/240 »

 
État de la page (Qualité des pages)État de la page (Qualité des pages)
-
Page non corrigée
+
Page corrigée
En-tête (noinclude) :En-tête (noinclude) :
Ligne 1 : Ligne 1 :
  +
{{Manchette|D}}
Contenu (par transclusion) :Contenu (par transclusion) :
Ligne 1 : Ligne 1 :
  +
<section begin="1401"/>{{nld|1695|border-top:1px solid black;}}
remercie d`avoir si bien distribué tous mes compliments ;
 
  +
remercie d’avoir si bien distribué tous mes compliments ; Je vous supplie de continuer, et d’être très persuadée que personne au monde n’est plus à vous que j’y suis ni avec un plus tendre attachement. {{Mme}} d’Armagnac m’a envoyé son portrait, et ceux de ses deux filles<ref>9. La duchesse de Valentinois et {{Mlle}} d’Armagnac.</ref> ; vous croyez bien qu’il a fallu leur faire place ; mais ne soyez point en peine pour votre portrait ; il occupe toujours le même lieu, et tient à mon cœur, ce qui est bien plus vous dire qu’à fer et à clou. {{Mme}} de Coulanges se porte assez joliment ; elle commence à manger un peu plus qu’elle ne faisoit.
Je vous supplie de continuer, et d'être très persuadée que personne au monde n'est plus à vous
 
que j'y suis ni avec
 
un plus tendre attachement. Mme d`Armagnac m`a envoyé
 
son portrait, et ceux de ses deux filles<ref>9. La duchesse de Valentinois et Mlle d’Armagnac.</ref> ; vous croyez
 
bien qu’il a fallu leur faire place ; mais ne soyez point
 
en peine pour votre portrait ; il occupe toujours le même
 
lieu, et tient à mon cœur, ce qui est bien plus vous dire
 
qu’à fer et à clou. Mme de Coulanges se porte assez joliment ;
 
elle commence à manger un peu plus qu'elle ne
 
faisoit. .
 
   
  +
<section end="1401"/>
14O2. -- . DE MADAME DE SÉVIGNÉ
 
  +
<section begin="1402"/>{{brn|2}}
 
  +
<includeonly>{{nld|1695|border-top:1px solid black;}}</includeonly>
A MADAME DE COULANGES
 
  +
{{t3mp|1402. — DE MADAME DE SÉVIGNÉ À MADAME DE COULANGES.}}
 
A Grignan, le février.
+
{{droite| À Grignan, le 3{{e}} février. |2.5|fs=85%}}
  +
{{sc|Ah}} ! ne me parlez point de {{Mme}} de Meckelbourg<ref>{{sc|Lettre}} 1402. — 1. « {{Mme}} de Meckelbourg mourut (''le 24janvier'') à cinq heures du matin, à Paris, du même mal que M.{{lié}}de Luxembourg, son frère ; elle avoit près de soixante-dix ans. On croit qu’elle laisse quatre millions de bien. Elle donne à M.{{lié}}de Montmorency la terre de Merlou, qu’elle substitue ; elle laisse au chevalier de Luxembourg une terre en Poitou, qui n’est pas considérable ; elle avoit déjà assuré au comte de Lux (troisième fils du maréchal de Luxembourg, depuis duc de Châtillon) la terre de Châtillon, et les droits qu’elle avoit sur le canal de Briare ; ses meubles, ses pierreries et son argent comptant reviendront à {{Mme}} de Boutteville, sa mère, qui a quatre-vingt-dix ans, et qui se porte bien encore. » (''Journal'' de Dangeau, 24 janvier 1695.)</ref> : je la renonce. Comment peut-on, par rapport à Dieu et même à l’humanité, garder tant d’or, tant d’argent, tant de meubles, tant de pierreries, au milieu de l’extrême misère des pauvres dont on étoit accablé dans ces {{tiret|der|niers}}<section end="1402"/>
 
An ! ne me parlez point de Mme de Meckelbourg<ref>LETTRE 1402. -- 1. « Mme de Meckelbourg mourut (le z24janvier)
 
à cinq heures du matin, à Paris, du même mal que M. de Luxembourg,
 
son frère ; elle avoit près de soixante-dix ans. On croit
 
qu’elle laisse quatre millions de bien. Elle donne à M. de Montmorency
 
la terre de Merlou, qu’elle substitue ; elle laisse au chevalier
 
de Luxembourg une terre en Poitou, qui n’est pas considêrable ;
 
elle avoit déjà assuré au comte de Lux (troisième fils du maréchal
 
de Luxembourg, depuis duc de Châtillon) la terre de Châtillon, et
 
les droits qu`elle avoit sur le canal de Briare ; ses meubles, ses pierreries
 
et son argent comptant reviendront à Mme de Bonneville, sa
 
mère, qui a quatre-vingt-dix ans, et qui se porte bien encore. »
 
(''Journal'' de Dangeau, 24 janvier1[695.)</ref>
 
je la renonce. Comment peut-on, par rapport à Dieu et
 
même à l`humanité, garder tant d’or, tant d`argent, tant
 
de meubles, tant de pierreries, au milieu de l`extrême
 
misère des pauvres dont on étoit accablé dans ces der-