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« Sa Majesté a pris résolution de faire lever des hommes qui seront conduits en Canada. ; mais elle estime tout à fait indispensable que le Conseil Souverain distribue des terres à ces nouveaux venus, et qu’on les oblige à défricher ''de proche en proche'', afin que, n’étant plus épars comme autrefois, ils soient mieux en état de se défendre contre les surprises des Iroquois. »
LES CHEVAUX CANADIENS
 
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Relativement à la distribution des chevaux envoyés ici en 1670, l’abbé Faillon s’exprime en ces termes : « Voici les conditions auxquelles le Roi faisait ces sortes de dons aux particuliers : ils devaient les nourrir (les chevaux) pendant, trois ans ; et si, par leur faute, quelqu’un de ces animaux venait à mourir, celui à qui il avait été donné était obligé de payer au receveur du Roi la somme de deux cents livres. Dans l’autre cas, il pouvait le vendre après les trois ans expirés, ainsi que les poulains qu’il aurait pu avoir ; mais avec charge, au bout des trois ans, de donner au receveur de Sa Majesté un poulain d’un an pour chaque cheval, ou la somme de cent livres. Il était pareillement ordonné que, lorsque ces poulains que le Roi faisait élever et nourrir seraient parvenus à leur troisième année, on les distribuerait à d’autres particuliers, et toujours aux mêmes conditions. Comme on le voit, ces conditions ne pouvaient être plus avantageuses aux particuliers ni au pays en général. Aussi Colbert, qui avait tant à cœur de voir fleurir la colonie, écrivait à {{M.|Talon}}, le 11 février 1671 : « Je tiendrai la main à ce qu’il soit envoyé au Canada des cavales et ânesses, afin de multiplier ces espèces si nécessaires à la commodité des habitants. » De tous les animaux domestiques envoyés par le Roi dans la Nouvelle-France, les chevaux furent, en effet, ceux qui s’y multiplièrent le plus, quoique le nombre des autres y augmentât d’une manière étonnante. »
Sa .Majesté a pris résolution de faire lever des hommes qui seront conduits en Canada. ; mais elle estime tout à fait indispensable que le Conseil Souverain distribue des terres à ces nouveaux venus, et qu’on les oblige à défricher de proche on proche, afin que, n’étant plus épars comme autrefois, ils soient mieux en état de se défendre contre les surprises des Iroquois.
 
Relativement à la distribution des chevaux envoyés ici en 1670, l’abbé Faillon s’exprime en ces termes : “Voici les conditions auxquelles le Roi faisait ces sortes de dons aux particuliers : ils devaient les nourrir (les chevaux) pendant, trois ans ; et si, par leur faute, quelqu’un de ces animaux venait à mourir, celui à qui il avait été donné était obligé de payer au receveur du Roi la somme de deux cents livres. Dans l’autre cas, il pouvait le vendre après les trois ans expirés, ainsi que les poulains qu’il aurait pu avoir ; mais avec charge, au bout des trois ans, de donner au receveur do Sa Majesté un poulain d’un an pour chaque cheval, ou la somme do cent livres. Il était pareillement ordonné que, lorsque ces poulains que le Roi faisait élever et nourrir seraient parvenus à leur troisième année, on les distribuerait à d’autres particuliers, et toujours aux mêmes conditions. Comme on le voit, ces conditions ne pouvaient être plus avantageuses aux particuliers ni au pays en général. Aussi Colbert, qui avait tant à cœur de voir fleurir la colonie, écrivait à M. Talon, le 11 février 1671 : “Je tiendrai la main à ce qu’il soit envoyé au Canada des cavales et ânesses, afin de multiplier ces espèces si nécessaires à la commodité des habitants. De tous les animaux domestiques envoyés par le Roi dans la Nouvelle-France, les chevaux furent, en effet, ceux qui s’y multiplièrent le plus, quoique le nombre des autres y augmentât d’une manière étonnante.
 
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