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Poèmes incongrus/Coquin d’Populo !

Mac-Nab ()
Poèmes Incongrus : suite aux Poèmes mobiles
Texte établi par Avec une Préface de Voltaire, Léon Vanier, bibliopole (p. 50-52).


COQUIN D’POPULO !


PLAINTES D’UN CONSEILLER MUNICIPAL APRÈS LE BAL DE L’HÔTEL DE VILLE


Vraiment de donner des fêtes
Nous somm’ dégoûtés.
Qu’est-c’qui s’est payé nos têtes ?
C’est nos invités !
Ils ont trouvé Joffrin bête
Et Chabert pas beau.
Ils ont blagué not’ binette.
Coquin d’populo ! (bis).

D’abord, j’aperçois Lisbonne
Rev’nu d’l’île des Pins,
Qui r’connaissait plus personne
Parmi ses copains.
Il avait un’ queu’ d’morue
Comme un aristo,
On l’acclamait dans la rue…
Coquin d’populo ! (bis).


Ensuite, à la ritournelle
D’la premier’ polka,
On voit arriver Poubelle :
Qu’est-c’ qu’il vient faire là ?
Au lieu d’le mettre à la porte
Comm’ c’était son lot,
V’là la foule qui l’escorte…
Coquin d’populo ! (bis).

Pendant un’ valse charmante
Faisant un p’tit r’pos,
À ma danseus’ je présente
L’assiette aux gâteaux.
« Merci, j’ador’ la brioche
Mais j’en ai bien d’trop,
J’vas mett’ tout ça dans ma poche !
Coquin d’populo ! (bis).

Moi qui ne r’çois, je l’confesse,
Que du mond’ très bien,
J’m’étonn’ de voir un’ jeunesse
Coiffée à la chien..
La voilà qui lèv’ sa quille
De plus en plus haut…
Y avait là tout’ sa famille :
Coquin d’populo ! (bis).


Les enfants d’la République
À qui l’on apprend
Qu’la plus belle vertu civique,
C’est d’êt’ tempérant,
Ils ont râflé nos sandwiches
Et bu tout l’sirop,
En disant qu’ c’était pas riche…
Coquin d’populo ! (bis).

Ils sont partis, la bouche pleine,
En cassant nos fleurs,
Et sur not’ beau parquet d’chêne
Laissant des horreurs.
Enfin, pir’ qu’un lundi d’paye !
C’est pas rigolo
D’fair’ danser un’cliq’ pareille :
Coquin d’populo ! (bis).