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& sa grosseur est différente suivant le terrain & le climat dans lequel l’arbre est planté ; il a une variété à fleur toute blanche, une autre dont le fruit a la forme d’une poire. La variété blanche est beaucoup moins aigrelette que la rouge. Cet arbre est indigène dans les provinces méridionales.

On greffe l’azerolier sur l’aubépin, sur le néflier, sur le coignassier, & à son tour il est susceptible de recevoir les greffes de ces arbres ; il ne vaut pas la peine d’être cultivé dans les provinces du nord, où il demande une bonne exposition ; son fruit y est coloré seulement d’un côté, & n’acquiert jamais une maturité assez parfaite, d’où dépend tout l’agrément du goût de son fruit. Dans les pays plus méridionaux, on peut en faire des haies, comme l’aubépin, ou bien le placer dans les bosquets du printems, à cause de ses fleurs, & dans ceux d’automne par rapport à la jolie couleur de son fruit. Sa graine reste quelquefois jusqu’à la seconde année sans lever. La confiture faite avec l’azerole est très-agréable & approche beaucoup de celle d’épine-vinette.

Rozier - Cours d’agriculture, tome 7, pl. 2, azerolier.png


BABEURE, ou lait de beurre ; liqueur séreuse que laisse le lait quand il est battu, & lorsque sa partie grasse est convertie en beurre. Cette liqueur est très-rafraîchissante. Si le beurre n’en est pas parfaitement dépouillé, cette liqueur est une des principales causes du goût fort qu’il acquiert. (Voyez le mot Beurre)


BACCIFÈRE, ou qui porte des baies. (Voyez Baie).


BACCILLE. (Voyez Cristemarine)


BADIANE. (Voy. Anis étoilé)


BAGUE. On nomme ainsi les œufs de certaines chenilles disposés par rangs tout au tour d’une branche, ou pousse de l’année, & jamais sur le vieux bois ; chaque œuf n’est pas plus gros que la tête d’une petite épingle. Ils sont ordinairement blancs, quelquefois bruns, surtout quand ils sont nouveaux. Ces rangs, souvent au nombre de 12 à 15, ressemblent à des perles enfilées ; ils sont si serrés, si pressés les uns contre les autres, que le doigt ne suffit pas pour détacher ces œufs. Dès qu’on les apperçoit, si on les laisse éclore, les chenilles qui en sortiront, ne tarderont pas à dévorer toute la verdure de l’arbre.


BAGUENAUDIER À VESSIES, ou Faux-séné. M. Tournefort le place dans la troisième section de la vingt-deuxième classe, qui comprend les arbres & les arbrisseaux à fleur en papillon, ou papilionnacée, dont les feuilles sont la plupart ailées ou conjuguées, & il l’appelle colutea