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commentaires sur la grammaire esperanto

Par une conséquence naturelle de ce principe, si ne est rendu dans la phrase esperanto, l’autre mot négatif de la phrase française doit être traduit par son correspondant affirmatif.

Exemples. — Je ne voudrais rester débiteur de personne. Mi ne volus restis ŝuldanto de iu (je ne voudrais pas rester débiteur de quelqu’un). — Sans aucune étude. Sen ia lerno (sans quelque étude). « Sans » est bien par nature un mot de sens négatif, comme le dit la règle.

Le principe exposé repose sur ce fait, qu’on observe en Esperanto la loi philosophique : deux négations valent une affirmation.

Les règles 9 et 10 sont commentées avec surabondance dans l’étude Prononciation de l’Esperanto, qu’on trouve ci-après à la page 122.

La règle 11 et la règle 15 sortent en réalité du cadre de la grammaire proprement dite. Elles relèvent du dictionnaire, puisqu’elles concernent la formation même des mots. Leur commentaire naturel et complet est donc le dictionnaire français-esperanto.

Les règles 13 et 14 ont été développées, envisagées sous toutes leurs faces, page 62 et suivantes. Nous n’avons pas à y revenir.

Reste la règle 16, relative à l’élision.


Règle 16. — ÉLISION

Seules, les terminaisons des substantifs et de l’article peuvent se supprimer et se remplacer par une apostrophe.