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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/100

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Fadette

que celui de Mme Dandurand, de Françoise et de Madeleine.

Partout on rend hommage à ses belles qualités d’écrivain et on est unanime à reconnaître ses heureux dons que le Révérend Père Lamarche, de l’Ordre des Dominicains, résume ainsi dans une étude faite sur son œuvre et publiée dans l’Action Française de septembre 1919 :

« Âme accueillante aux beautés de toutes formes que lui offre la création physique et le monde immatériel ; âme sympathique aux chagrins de toutes nuances qui peuvent atteindre une vie d’homme, une vie de femme, une vie de famille surtout, et non moins ingénieuse à y porter remède et consolation ; culture d’esprit étendue et brillante jointe à une rare souplesse de raisonnement ; dons littéraires de premier ordre ; sens du verbe français, naturel et clarté, élégance et nombre, prose drue et ferme, apte néanmoins à rendre toutes les images et toutes les sensations de la poésie ; dons d’équilibre, qualités d’ensemble qui feraient de cette épistolière un écrivain à souhait pour le critique soucieux de tout admirer et de rester plausible dans son admiration. »

Cet éminent théologien et littérateur lui reproche cependant certaines fautes que son penchant naturel pour la critique et la contradiction lui a fait commettre, mais il avoue que ces fautes ne sont pas assez graves pour nuire à son œuvre qui est d’une « belle philosophie dans son ensemble et de morale pure ».