Les Quarante Médaillons de l’Académie/02


II


M. LE PRINCE DE BROGLIE


Le jeune docteur Thomas Diafoirus, très-digne de son père. Il fait, en histoire, des pensums avec plaisir, et le lecteur seul est puni. Talent de la couleur de celle de papa. Fusionniste politique, fusionniste en tout, qui fait fusionner la religion et la philosophie. N’étant en rien que pour les quasi-choses, comme son père pour la quasi-légitimité, et n’ayant qu’un quasi-talent. C’est aussi un cordier ; mais Dieu lui a fait la grâce de lui envoyer un critique encore plus ennuyeux et plus cordier que lui : c’est le P. Guéranger, un bénédictin que Dieu bénisse, qui fait vingt-deux articles du Monde pour dire un petit mot… Seulement la longue corde du P. Guéranger n’a pas étranglé le prince de Broglie. — Il va recommencer, un de ces jours, ses histoires. La puce, foudroyée par l’érudition, a échappé…