Ouvrir le menu principal
Gervais Clouzier, 1680 (1 / 2, pp. 234-238).
◄  Des Pieds Solbattus ⅬⅩⅩⅩⅦ : Des seymes, & des pieds fendus, nommez pieds de Bœuf. Des Pieds Encastelez  ►


SEyme, comme nous dirons à la seconde Partie, est une fente depuis le poil jusqu’au fer aux quartiers, c’est à dire que le sabot se creve de haut en bas, presque toujours au quartier de dedans, comme le plus foible ; la sécheresse & l’aridité en est la cause ordinaire, ce qui fait serrer les talons, ou tout au moins fait venir des cercles qui entourent le pied : Et comme le petit pied ne peut avoir sa place estant trop pressé, le sabot creve à l’endroit le plus foible, qui est au quartier de dedans.

Elle vient aux Chevaux, qui ayant le talon serré ou le pied desséché sont contraints de faire chemin sur le dur, ou sur les sables fort chauds, ou bien en temps de grandes gelées ; elle creve mesme dans l’écurie, par l’encastelure ou la seule secheresse & aridité du pied, sans cheminer.

Je croy cette incommodité aussi dangereuse qu’aucune qui puisse arriver aux pieds d’un Cheval, parce que la douleur le fait boitter, & le met hors de service.

Le Cheval en cheminant & posant le pied à terre, s’ouvre la corne à l’endroit de la Seyme, & relevant le pied, la corne se resserre & pince la chair, qui enveloppe tout le petit pied au dedans de la corne : le perioste qui enveloppe cet os, est tres-sensible, & cause beaucoup de douleur, mesme le plus souvent il en sort du sang.

L’on peut justement condamner un pied comme mauvais, y voyant une Seyme, puis que c’est une suitte d’un pied alteré desséché ou qui a les talons serrez ; outre qu’un Cheval qui est guery d’une Seyme, si on n’a un soin continuel de le conserver, il en aura bien-tost d’autres.

L’ongle se fend quelquesfois aux pieds de derriere depuis le poil jusqu’au fer, au milieu de la pince : on appelle ces pieds fendus des pieds de bœuf par la ressemblance ; ce mal n’est pas si à craindre qu’une Seyme ; il arrive plus souvent aux Mulets qu’aux Chevaux.

Et pour prevenir ces maux, il faut humecter la sole avec de la fiente de Cheval mouillée, empescher par la ferrure que les talons Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/249 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/250 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/251 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/252