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Gervais Clouzier, 1680 (1 / 2, pp. 124-131).
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IL y a d’autres especes de Tranchées qui sont fort frequentes, & qui surviennent aux Chevaux lors qu’ils ne peuvent uriner : elles sont causées par des obstructions dans le col de la vessie & dans le conduit de l’urine, ou par inflammation de la vessie, & par du sable, quoy que le sable ne soit pas ordinaire, & mesme tres-rare aux Chevaux.

Cette maladie est perilleuse, si les Chevaux ne sont Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/139 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/140 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/141 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/142 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/143 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/144 Chap.
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de nature spongieuse, attire & s’imbibe d’un esprit volatille, salin qui s’eleve de la Mer, & cette mesme avoine estant donnée pour nouriture aux Chevaux, leur cause ce flux d’urine qui les fait enfin mourir.

Pour les guerir il faut les rafraischir, premierement leur ostant l’avoine, les mettre au son, & leur donner un lavement rafraischissant, le landemain leur tirer du sang, le landemain de la saignée un lavement, le jour apres encor une petite saignée que les deux ne tirent pas plus de quatre livres de sang deux livres chaque saignée.

Apres ces deux lavements & deux saignées ayez du bol de levant environ trois livres en poudre fine, faites bouillir une couple de pintes d’eau, & les jettez dans un sceau d’eau commune, avec une bonne poignée du bol cy-dessus pilé bien mêler le tout ensemble, & le faire boire au Cheval tiede s’il est possible, & qu’il ne boive point d’autre eau pour sa boisson soir & matin.

Les Chevaux qui ont ce flux d’urine, boivent excessivement, & il y en a qui sont si alterez & échauffez dans le corps qu’ils boiront six sceaux d’eau en un jour, il leur en faut donner tout autant qu’ils en voudront, pourveu que l’eau soit accommodée avec l’eau bouillante, & le bol comme je l’ay prescript tant plus il en boiront plûtost seront-ils gueris.

Lors que le Cheval pissera à son ordinaire, & que son flanc & sa fiente seront dans leur naturel, il faut leur donner peu à peu de l’avoine pour les remettre au travail moderé au commancement, & ensuitte s’en servir avec discretion.