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Gervais Clouzier, 1680 (1 / 2, pp. 111-113).
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PRenez une livre de nitre depuré, & une livre de sel de terre bien net, qu’on trouve chez les Salpetriers, desséchez le tout bien exactement, & les pilez finement, puis mélez parmy le quadruple de terre à Potier tamisée ; mettez le tout à la Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/126 Chap.
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pere avec le dissolvant par distillation, en jettant dessus celuy qui est fait par deliquium, il faut que la vipere dissoutte tombé en poudre impalpable, & se precipite au fonds du vaisseau : ce sera une poudre de viperes incorruptible, ce qui est à remarquer, qui vaudra mieux que toutes les poudres de viperes qui viennent d’Italie, & d’ailleurs.

Voila une longue disgression peu utile à bien des gens, mais qui sera agréable aux curieux, & qui sont persuadez de cette vérité Neminem Medicum absolutum esse posse, imo ne mediocrem quidem, qui in Chymia non sit exercitatus, c’est Mathiole qui est de ce sentiment dans une Lettre qu’il écrit à André Blau. Il me semble qu’il n’est pas necessaire d’apporter le témoignage des gens doctes pour faire voir la necessité de la Chymie, Ipsa natura pro ea pugnat, quæ nequidem sine hac arte, seminis granum producere potest.