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Gervais Clouzier, 1680 (1 / 2, pp. 525-527).
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MEttez dans un creuset trois onces vitriol en poudre & une once d’arsenic aussi en poudre, mettez le creuset dans le feu de charbon, & remuant par fois, évitez la fumée qui est maligne, & continuez un tres bon feu jusqu’à ce que toute la matiere soit un peu rougeâtre, lors otez du feu, & laissez refroidir : cassez le creuset & pilez la matiere tres fine, de cette poudre pilée tres-fin prenez-en quatre onces, & la mélez avec cinq onces d’Album rasis, bien incorporez ensemble, de cet onguent frottez les poireaux legerement tous les jours à froid, continuez ils tomberont comme un cerneau sans faire enfler la jambe, mais ne frottez absolument que le poireau & point ailleurs, & que le Cheval ne travaille pas pendant qu’on le frotte, le poireau tombe de luy-mesme, pansez la playe avec l’onguent de la Comtesse, les poireaux seront extirpez, & tenez pour assuré que c’est là le plus beau secret pour les poireaux qui soit au monde : il est aussi tres bon pour guerir les boutons de farcin en les frottant de mesme que les poireaux, tous les jours peu, seulement oindre le poireau, mais il faut continuer jusqu’à ce que les poireaux soient tombez qui ne sera pas d’un mois, & autant de temps pour guerir les playes que l’escarre aura laissé, qui est souvent fort creux si les poireaux estoient gros ; j’ay guery des poireaux par cette Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/540 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/541