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Gervais Clouzier, 1680 (1 / 2, pp. 492-493).
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PRenez quatre dragmes vitriol romain, pilez-les, & les faites dissoudre dans deux pintes & chopine d’eau de riviere ; laissez rasseoir toute la nuit, au matin versez par inclination ce qui sera le plus clair, jettant le limon jaunâtre qui restera au fonds faites tiedir l’eau, ( si c’est en hyver, ) donnez-en chopine au Cheval avec la corne, de six en six heures, le tenant bridé une heure avant, & une apres la prise, sont deux pintes en vingt-quatre heures, qui est un jour naturel. On peut méler sur chaque pinte de cette eau de vitriol un gros d’anis, & un gros de coriandre tous deux en poudre elle fera infiniment plus d’effet. Si on continuë quelques jours ce remede & s’il ne dégouste pas le Cheval, il guerira le cours de ventre provenu de l’émotion des humeurs échauffées. Mais si vous voulez avancer la cure, il faut faire un lavement avec deux pintes de cette eau de vitriol, y adjoûter demie once roses de Provins séches, & une dragme d’anis, faites boüillir une ondée le tout, passez au travers un linge, & adjoûtez au tout trois onces conserve de roses rouges liquide, un quarteron de beurre frais pour en donner un lavement au Cheval en mesme temps que vous donnez la boisson par la bouche ; & au bout de douze heures, si le Cheval n’est pas bien pressé du mal, que s’il se vuide fort souvent avec des empreintes, donnez le lavement toutes les six heures en donnant la potion.

Quand les cours de ventre viennent de causes froides & d’humeurs flegmatiques & pituiteuses, il faut apres les lavemens precedens donner la potion suivante.

Potion pour le cours de ventre de cause froide.

Prenez trois chopines de gros vin rouge, dans lequel vous éteindrez trois ou quatre fois des billes d’acier bien rouges, mélez-y demie douzaine de jaunes d’œufs, & une once & demie de vieille theriaque ; ensuite de quoy on reïterera les lavemens selon la necessité.

Lavement adstringeant.

Dans deux pintes de vin rouge, & une d’eau de pluye, faites boüillir les racines de bistorte & de tormentille pilées grossiérement, de chacune deux onces; puis y adjoûtez les feuilles de Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/507