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Gervais Clouzier, 1680 (1 / 2, pp. 488-491).
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LEs Chevaux ont rarement le flux de ventre, qu’on nomme aussi diarrée, & les dames qui avoient de l’aversion pour ces deux termes, ont obtenu des Medecins qu’on nommeroit ce mal devouëment, j’y consens pour les dames & mesme pour les hommes ; mais pour les Chevaux nous nous servirons du mot de flux de ventre ou diarrée sans dessein de leur déplaire. Quand les Chevaux en sont attaquez, il est souvent mortel, c’est pourquoy on ne le doit jamais negliger quand il provient sans cause manifeste. Il ne faut pas s’en étonner, si en esté un Cheval à bû de l’eau froide, de puits ou de neiges fonduës, comme aussi dans l’usage de l’herbe tendre, ou d’autres alimens & medicamens qui relâchent & produisent un bon effet, en ce qu’ils purgent le Cheval, & évacuent partie de ce qu’il a d’impur dans le corps ; il ne doit pas surprendre ny faire qu’on le prenne pour une diarrée ou flux de ventre.

Le flux de ventre est causé par la foiblesse de l’estomac, qui ne peut digerer les alimens, qui passent par les intestins sans estre presque altérez, & forcent par le fondement comme ils ont esté pris.

Il vient aussi de corruption d’humeurs amassées dans l’estomac, ou envoyées des parties voisines ; ces humeurs qui sont à charge Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/503 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/504 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/505