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Gervais Clouzier, 1680 (1 / 2, pp. 401-404).
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CEtte fiévre est plus ordinaire en Esté qu’en autre temps, & particulierement dans les païs chauds, aux jeûnes Chevaux plus souvent qu’aux vieux, & sur tout à ceux qui sont vigoureux & de legere taille : On la connoist, en ce que la langue & le Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/416 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/417 Chap.
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sat & violat de chacune quatre onces, & deux onces de benedicte laxative, ou de casse mondée trois onces.

Ce Lavement composé en cette maniere, attirera l’impureté contenuë dans les intestins, & soulagera les parties superieures.

Il sera bon au Cheval qui a la fiévre de le frotter à rebours de poil pour ouvrir les pores, & donner issuë aux vapeurs fuligineuses contenues sous le cuir, & ainsi faire transpirer le corps.

Avec ces remedes j’ay veu guerir quelques Chevaux, ils ont esté inutiles à d’autres : Mais lors que j’ay connu que sans relâche & intermission un Cheval a gardé la fiévre violente pendant trois jours, je n’y prens plus d’autre peine, & n’y fais autre dépense que de l’envoyer à la voirie ; car je n’en ay veu réchapper aucun, quoy qu’ils ayent encore vécu cinq ou six jours, parce que pendant le temps des trois jours qu’il a eu la fiévre, elle luy a brûlé & consommé tout le foye, ce qu’on peut facilement verifier aux Chevaux qui sont morts de la fiévre, les faisant ouvrir.