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Gervais Clouzier, 1680 (1 / 2, pp. 404-408).
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ON traite cette fiévre d’une autre manière, car il ne s’agit icy que de fortifier la nature, & de corriger la malignité du venin qui fait le desordre : comme il a esté la cause de la fiévre ; celuy-là cessant, elle s’éteindra peut-estre.

Pour ce faire il faut donner des lavemens frequents, des prises de plottes cordiales, d’opiate de Kermes de temps en temps, & agira peu pres comme je l’ay ordonné aux Chevaux qui ont l’avant-cœur.

J’ay veu une grande mortalité des Chevaux en Allemagne, peu de ceux qui furent attaquez, réchapperent ; à tous presque il couloit des yeux quantité d’eau, il avoient la fiévre & un grand dégoût, le bout des oreilles froid, & des flegmes jaunes & vertes leur fluoient par les nazeaux.

Au commencement on pratiqua beaucoup de remedes en vain mais enfin j’inventay un remede avec lequel on en guerit grand nombre. Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/419 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/420 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/421 Chap.
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On peut donner cette medecine aux Chevaux d’un temperamment de feu, qu’on craint d’échauffer & d’enflammer, quand ils ont beaucoup fatigué & qu’ils ont besoin d’estre purgez.