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La Science nouvelle (Vico)/Livre 5

Traduction par Jules Michelet.
Flammarion (Œuvres complètes de J. Michelet, volume des Œuvres choisies de Vicop. 613-614).


LIVRE V
RETOUR DES MÊMES RÉVOLUTIONS
LORSQUE LES SOCIÉTÉS DÉTRUITES SE RELÈVENT DE LEURS RUINES.
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ARGUMENT


La plupart des preuves historiques données jusqu’ici par l’auteur à l’appui de ses principes étant empruntées à l’antiquité, la science nouvelle ne mériterait pas le nom d’histoire éternelle de l’humanité, si l’auteur ne montrait que les caractères observés dans les temps antiques se sont reproduits, en grande partie, dans ceux du moyen âge. Il suit dans ses rapprochements sa division des âges divin, héroïque et humain. Il conclut en démontrant que c’est la Providence qui conduit les choses humaines, puisque dans tout gouvernement ce sont les meilleurs qui ont dominé. (Il prend le mot meilleurs dans un sens très général.)


Chapitre I. — Objet de ce livre. — Retour de l’âge divin. — Pourquoi Dieu permit qu’un ordre de choses analogue à celui de l’antiquité reparût au moyen âge. Ignorance de l’écriture ; caractère religieux des guerres et des jugements, asiles, etc.


Chapitre II. — Comment les nations parcourent de nouveau la carrière qu’elles ont fournie conformément à la nature éternelle des fiefs. Que l’ancien droit politique des Romains se renouvela dans le droit féodal. (Retour de l’âge héroïque.) — Comparaison des vassaux du moyen âge avec les clients de l’antiquité, des parlements avec les comices. Remarques sur les mots hommage, baron, sur les précaires, sur la recommandation personnelle et sur les alleux.


Chapitre III. — Coup-d’œil sur le monde politique, ancien et moderne, considéré relativement au but de la science nouvelle. (âge humain.) — Rome, n’étant arrêtée par aucun obstacle extérieur, a fourni toute la carrière politique que suivent les nations, passant de l’aristocratie à la démocratie, et de la démocratie à la monarchie. — Conformément aux principes de la science nouvelle, on trouve aujourd’hui dans le monde beaucoup de monarchies, quelques démocraties, presque plus d’aristocraties.


Chapitre IV. — Conclusion. — D’une république éternelle fondée dans la nature par la providence divine, et qui est la meilleure possible dans chacune de ses formations diverses. — C’est le résumé de tout le système, et son explication morale et religieuse.