Fragments d’histoire/24

Imprimerie officielle (p. 60-61).

RUE GARNIER-PAGÈS


Naguère rue Saint-Laurent, peut-être en souvenir de Saint-Laurent, Gouverneur de Saint-Christophe qui fut chargé, en 1683, de l’intérim du Gouvernement de la Martinique pendant l’absence de Blénac ou plus vraisemblablement en l’honneur du saint du même nom, ainsi qu’il avait été fait pour les rues Saint-François, Sainte-Catherine, etc.

Au n° 23, le siège de la Société de Secours Mutuel « La Solidarité ».

L’hospice civil dont les travaux de construction avaient été adjugés en 1840 s’est trouvé à l’extrémité de cette rue jusqu’au 22 juin 1890, jour où il a été entièrement détruit par l’incendie. Il occupait le carré formé par cette rue, le boulevard Allègre, les rues Ernest Deproge et François Arago.

Par un décret du 12 décembre 1855[1], il a été fait à la ville de Fort-de-France, pour être affecté à son administration hospitalière, abandon gratuit et définitif en toute propriété de l’immeuble qui appartenait à l’État et où se trouvaient alors l’Hospice et l’Ouvroir.

Un décret du 19 novembre 1856[2], sanctionnant un vote de la Commission hospitalière, donna à l’établissement le nom de « Hospice de Gueydon ».

Des magasins occupent maintenant le terrain. Une rue y a été créée : la rue du Commerce. Au n° 3, une Loge Maçonnique.

  1. B. O. Martinique, 1856, page 87.
  2. B. O. Martinique 1856, page 612.