Fragments d’histoire/25

Imprimerie officielle (p. 61-62).

RUE ERNEST-DEPROGE


S’appelait d’abord rue du Bord de Mer.

À l’angle de cette rue et de la rue Schœlcher, la maison familiale de Ernest Deproge. Un membre de cette famille, le docteur Auguste Deproge, chirurgien de la Marine, perdit la vie, victime de son dévouement, pendant l’épidémie de choléra qui sévit à la Guadeloupe en 1865.

C’est dans cette rue que sont réunis les magasins de vente en gros d’alimentation et de matériaux de construction. Un édifice se trouve entre la rue Ernest Deproge, la rue de la Liberté et le Boulevard Maritime. Il logera les bureaux du Syndicat d’Initiative et de l’Office du Tourisme et des Stands où divers produits pourront être vendus aux Touristes. Deux salles d’exposition y seront aussi installées.

Cet édifice qui a été construit pendant l’administration de M. Spitz, Gouverneur, a remplacé avantageusement le bâtiment du service des Transports.

Au n° 24, les Consulats d’Angleterre, de Norvège et de Cuba.

Au n° 38, les bureaux de l’Inscription Maritime.

Au n° 48, le Consulat de Belgique.

On y voit aussi les bureaux des Douanes et des Contributions indirectes et, au n° 50, l’École de Comptabilité et de Sténographie fondée en 1918 par la Chambre de Commerce pendant la présidence de M. Emmanuel Rimbaud.

À l’embouchure de la Rivière Levassor, l’abattoir municipal, établissement moderne installé récemment par la Municipalité (M. Sévère, étant maire).

Une usine centrale à sucre fut construite en 1844 par William Thorp à la pointe Simon, du nom de celui qui a comblé cette partie du littoral, l’avocat Simon Chauvot[1]. Elle figure dans un plan de 1849[2].

Cette usine, indiquée au plan précité de 1855, en face de l’hospice, n’existe plus et le terrain qui appartient à la ville de Fort-de-France est couvert de magasins et de dépôts de matériaux de toutes sortes.

  1. Les noms des lieux à la Martinique par le docteur Delmond Bebet.
  2. Arch. min. Col. Plan du 30 novembre 1849.