Correspondance de Gustave Flaubert/Tome 7/1572

Louis Conard (Volume 7p. 292-293).

1572. À M. FÉLIX FRANK.
[Avril 1876.]

Si je savais où vous trouver, mon cher ami, j’irais vous remercier de votre volume[1]. Je voudrais vous parler de vos vers, dont je connaissais quelques pièces. Maintenant que je les retrouve, je les réadmire, et les autres aussi. La peur de paraître banal retient ma plume ; quand je vous verrai, je vous dirai tout ce que je pense.

Un mot cependant : il me semble que vous avez plus d’âme (de sensibilité dans le vieux sens du mot) que tous les parnassiens modernes. Vous ne méprisez pas la passion, vous !

Une bonne poignée de main, et tout à vous.


  1. Le Poème de la jeunesse fleurie, soleils couchés, forces vives, 1 vol.