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Catéchisme du diocèse de Sens/Suite du Pater

Brown & Gilmore, imprimeurs de la Province (p. 47-49).

XXIV. Suite du Pater.

D. QUE demandons-nous par la quatriéme demande, Donnez nous aujourd’hui notre pain de chaque jour ?

R. Nous demandons à dieu le pain, ou la nourriture de l'ame et celle du corps.
D. Quel eſt ce pain de notre ame que nous demandons ?
R. C’eſt la grace de dieu, ſa ſainte parole, et la Sainte Euchariſtie.
D. Qu’entendez vous par le pain du corps ?
R. C’eſt tout ce qui eſt néceſſaire pour la conſervation de notre vie.
D. Que nous enſeigne la cinquiéme demande, Pardonnez nous nos offenſes ?
R. Elle nous apprend que nous offenſons dieu tous les jours, et que nous avons beſoin de lui demander pardon ſans ceſſe.
D. Que demandons nous donc à dieu par cette demande.
R. Nous demandons qu’il nous accorde le pardon de nos péchez, et qu’il nous donne la grace d’une vraie pénitence.
D. Pourquoi ajoûtons nous, Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offenſez ?
R. Pour nous faire ſouvenir qu’il faut pardonner ceux qui nous offenſent, ſi nous voulons que dieu nous pardonne.
D. Eſt ce que dieu ne nous pardonnera point, ſi nous ne pardonnons pas ?
R. Non, puiſque nous le prions par cette demande, que le pardon que nous accordons, ſoit la régle de celui que nous lui demandons.
D. Que ſignifie la ſixiéme demande, Ne nous induiſez point en tentation ?
R. Nous demandons à dieu de nous préſerver des tentations, et de nous faire la grace de les ſurmonter.
D. Que ſignifie la ſeptiéme demande, Délivrez nous du mal ?

R. Nous demandons d’être préſervez de tous les maux de l’ame et du corps, et du démon qui nous les ſuſcite.
D. Quel eſt le mal que nous devons craindre le plus ?
R. C’eſt le péché et la damnation.

David inſulté par Sémeï. Liv. 2 des Rois, ch. 16.
PRATIQUES. 1. Quand on recite le Pater, ſonger ſi on a quelque ennemi, lui pardonner de bon coeur, et faire la reſolution de ſe réconcilier avec lui.
2. Chercher occaſion de rendre ſervice à ceux qui nous veulent du mal et prier Dieu pour eux.
3. Par reconnoiſſance pour la bonté de Dieu, qui nous donne chaque jour le pain qui nous nourrit, contribuer chaque jour à la nourriture de quelque pauvre, ſelon nos moyens.