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Brown & Gilmore, imprimeurs de la Province (p. 22-24).

VIII. Suite du i. Article du Symbole.

Création de l’Homme.

D. QUEL eſt le premier homme et la première femme que dieu ait créés.

R. Ce ſont Adam et Eve, nos premiers parens.
D. Pourquoi les nommez-vous nos premiers parens ?
R. Parce que d’eux ſont venus tous les hommes.
D. De Quoi dieu a-t’il formé le corps du premier homme ?
R. Il l’a formé de terre.
D. Et ſon ame ?
R. Il l’a créé de rien, et il l’a unie au corps de l’homme.
D. En quoi conſiſte l’excellence de notre ame ?
R. En ce que dieu l’a créé à ſon image et reſſemblance.
D. En quoi notre ame eſt-elle faite à l’image de dieu ?
R. En ce qu’elle eſt un eſprit immortel, capable de connoître et d’aimer dieu.
D. Quels ſont encore les avantages de l’homme ?
R. Ce ſont la raiſon et la liberté.
D. En quoi connoiſſez-vous la raiſon de l’homme ?
R. En ce quil eſt capable de rendre raiſon de ce qu’il fait et qu’il ſçait pourquoi il le fait.
D. Donnez-en un exemple ?
R. Par exemple : Quand je viens au Catéchiſme, c’eſt pour apprendre ma Religion ; Quand j’évite le péché, c’eſt pour ne pas déplaire à dieu.
D. Qu’entendez-vous par la liberté ?
R. J’entens le pouvoir que nous avons de faire ou ne pas faire, ſelon notre choix les choſes que nous faiſons.
D. Donnez-en un exemple ?
R. par exemple ; Je puis parler ou me taire, vouloir ou ne pas vouloir, ſelon que je m’y détermine par mon propre choix.
D. Pouvez vous faire de même en ce qui regarde le ſalut ?
R. Oüi, je le puis ; mais avec la grace de dieu.
D. Qui nous a donné notre raiſon et notre liberté ?

R. C’eſt dieu qui nous les a données.
D. Quel uſage en devons-nous faire ?
R. Les employer à connoître et à ſervir dieu.

Création d’Adam et Eve. Geneſe, ch. 1. et 2.
PRATIQUES. 1. Agir en tout avec raiſon et par raiſon, et ſe demander compte à ſoi-même de la raiſon pour laquelle on agit pour éviter la précipitation et l’inutilité dans ſes actions.

{{alinéa|2. Ne point trop nous lier à notre propre raiſon, mais à cauſe de notre ignorance, déférer volontiers aux raiſons et aux ſentimens des autres,

3. Nous aſſujettir à obéir volontiers à ceux à qui Dieu a ſoumis notre liberté en nous la donnant.