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Ten-si-o-daï-tsin (Mendès)

PhilomélaJ. Hetzel, libraire-éditeur (p. 175-176).
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TEN-SI-O-DAI-TSIN



Ten-si-o-daï-tsin, Lumière souveraine,
Tu portes un ruban d’étoiles à ton cou,
Et le rouge soleil qui luit sur Naïkou
N’est qu’un de tes regards, ô prunelle sereine !


Mais tu hantes parfois la Grotte souterraine,
Et le haut ciel revêt, sous le vol du hibou,
La désolation sinistre d’un grand trou
Sans bornes et qu’aucun rayon ne rassérène !

Moi ; âme sur qui pèse un étrange sommeil ,
Mon âme aussi, de l’ombre hôtesse coutumière,
A des nuits sans étoile et des jours sans soleil.

Je voudrais te revoir comme à l’aube première
Et baiser chastement ton sidéral orteil,
Ten-si-o-daï-tsin, souveraine Lumière !