« Note sur les sceaux de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem » : différence entre les versions

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pris un caractère impersonnel en devenant les sceaux du ''magistère'', et non plus ceux du ''grand maître''.
 
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Ce sceau a été publié dans Pauli<ref>Pauli. ''Cod. Dipl.'' I, tabl. VIII, n° 2. ─ Arch. de Malte, div. I, vol. XVI, pièce 1. ─ Voir ''planche'' II, n<sup>os</sup> 1-2.</ref> ; il est conservé à Malte ; nous en donnons une reproduction plus fidèle.
 
Une seule modification s'est produite dans le
Une seule modification s'est produite dans le type de sceau : au bas de la croix on a pris, dès le commencement du XIV<sup>e</sup> siècle<ref>Le crâne d'Adam apparaît sous Guillaume de Villaret ; M. Schlumberger ne le reconnaît pas dans le sceau de son successeur Foulques de Villaret ; mais, à partir d'Hélion de Villeneuve, il figure dans tous les sceaux jusqu'à la fin du XV<sup>e</sup> siècle.</ref>, l'habitude de placer une figure dans laquelle on a cru reconnaître le crâne d'Adam sur lequel la tradition voulait qu'eût été plantée la croix au Calvaire ; cette pièce s'est bientôt transformée en une sorte de M oncial ; dans les sceaux des prieurs d'Angleterre, dont le type est analogue, la croix repose sur un monticule ; peut-être le monticule successivement réduit a-t-il donné naissance à une sorte de boule, analogue à celle qui figure dans le sceau de Rostagnus<ref>Schlumberger. Revue archéologique, 1876 : ''Deux sceaux et une monnaie des grands-maîtres de l'Hôpital'', p. 3.</ref>, signalé par M. Schlumberger, et de là les graveurs ont-ils fait ce que nous voyons sur plusieurs des sceaux de l'Hôpital.
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Une seule modification s'est produite dans le type de sceau : au bas de la croix on a pris, dès le commencement du XIV<sup>e</sup> siècle<ref>Le crâne d'Adam apparaît sous Guillaume de Villaret ; M. Schlumberger ne le reconnaît pas dans le sceau de son successeur Foulques de Villaret ; mais, à partir d'Hélion de Villeneuve, il figure dans tous les sceaux jusqu'à la fin du XV<sup>e</sup> siècle.</ref>, l'habitude de placer une figure dans laquelle on a cru reconnaître le crâne d'Adam sur lequel la tradition voulait qu'eût été plantée la croix au Calvaire ; cette pièce s'est bientôt transformée en une sorte de M oncial ; dans les sceaux des prieurs d'Angleterre, dont le type est analogue, la croix repose sur un monticule ; peut-être le monticule successivement réduit a-t-il donné naissance à une sorte de boule, analogue à celle qui figure dans le sceau de Rostagnus<ref>Schlumberger. Revue archéologique, 1876 : ''Deux sceaux et une monnaie des grands-maîtres de l'Hôpital'', p. 3.</ref>, signalé par M. Schlumberger, et de là les graveurs ont-ils fait ce que nous voyons sur plusieurs des sceaux de l'Hôpital.
 
Quoi qu'il en soit, le sceau du grand maître J.-B. Orsini (1467-76) est le dernier sur lequel nous trouvons cette pièce ; le cardinal d'Aubusson (1476-1503) s'affranchit du type consacré, en plaçant la croix sur une sorte de prie-Dieu avec le chapeau cardinalice et les armoiries de sa maison ; l'artiste a cédé à une préoccupation artistique, mais ce sceau n'est qu'une exception<ref>V. Arch. de Malte, div. I, vol. XVI, pièce 72.</ref> ; les successeurs du cardinal rentrent dans la tradition.
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quant à la légende, elle s'est peu modifiée. A celle du XII<sup>e</sup> siècle, on ajoute le mot ''frater'' après le magistère de Guérin de Montaigu (1210-1230)<ref>Schlumberger : ''Sceaux et bulles de l'Orient latin au moyen âge'', 1879, p. 49.</ref> ; sous Hélion de Villeneuve, elle devient FRATER ELIONUS CUSTOS PAUPERUM (gravé PAM <!--AM surlignés--> chez lui) ; enfin à partir du grand maître J.-F. d'Heredia, elle est : JOHNS <!--N surligné--> FERDINANDI D. EREDIA MAGISTER, pour subsister ainsi sans changements.
 
Le type du revers a donné lieu chez les numismates à beaucoup de conjectures. Le personnage couché est pour les uns un malade atteint de la peste, pour les autres le Christ au tombeau<ref>Pour la première opinion, Friedlænder : ''Zeitschrift für Numismatik.'' Berlin, IV, 1878, p. 221, et : ''Münzen des Johanniter-Ordens auf Rhodus.'' Berlin, 1843, p. 10 ; V. Langlois : ''Recherches sur les monnaies frappées à Rhodes,'' p. 9, d'après Friedlænder ; K. Herquet : ''Juan Ferrandez de Heredia,'' Mülhausen i. Th, 1878, p. 87 ; pour la seconde, Demay : ''le Costume au moyen âge d'après les sceaux.'' Paris, 1880, p. 336 ; Wossberg : ''Die Siegel der Mark Braudenburg,'' Berlin, 1868, p. 23. ─ G. Schlumberger : ''Sceaux des chevaliers de l'Hôpital'' (Rev. arch. 1876, p. 5-6) ne se prononce pas.</ref>. Le texte que nous avons publié donne tort à ceux-ci comme à ceux-là. D'après ce texte, ce n'est pas un malade, ─ le malade ne figurait que sur le sceau de l'hospitalier, accompagné d'un frère qui lui donnait à manger ; ce n'est pas non plus l'image du Christ, mais un « cors d'ome mort d'avant » placé devant un tabernacle. Cette interprétation, devenue certaine par le texte cité plus haut, avait déjà été formellement donnée dès 1781
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par le Père P. A. Paoli, neveu de l'auteur du ''Codice Diplomatico ;'' elle avait échappé jusqu'à ce jour à tous les commentateurs. Le Père Paoli repousse l'hypothèse de ceux qui voyaient dans cette représentation un malade couché sur un lit d'hôpital ; il y reconnaît le Saint-Sépulcre et un mort dans son cercueil. Il est entouré de bandelettes, dit-il, à la mode orientale, et le corps est exposé sous la lampe et les voûtes du Saint-Sépulcre ; les voûtes, ajoute-t-il, ne diffèrent pas de celels qui figurent dans les sceaux du prieur et des chanoines de ce monastère. L'encensoir, qu'on voit aux pieds du mort, symbolise les pieux hommages qu'on rend à quiconque a cessé de vivre, et tout cet appareil serait déplacé s'il s'agissait d'un malade. Il est naturel que les Hospitaliers aient choisi la plus humble de leurs pratiques charitables pour personnifier par elle leur ordre sur leurs sceaux. La pompe de la sépulture était du reste dans les habitudes des Hospitaliers, et ils avaient obtenu des privilèges spéciaux du Saint-Siège pour ensevelir leurs confrères ; en faisant figurer sur leurs sceaux une image destinée à rappeler ce souvenir, ils ne faisaient que suivre l'exemple des princes croisés qui, presque tous, mettaient sur leurs monnaies ou leurs sceaux l'emblème de leur dévotion particulière<ref>P.-A. Paoli : ''Dell' origine ed istituto del sacro militar ordine di S. G. Gerosolimitano.'' Rome, 1781, chap. VIII, § 18 ; XI, § 30.</ref>.
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Il reste un point à éclaircir, c'est l'apparition autour de la tête du mort d'un nimbe, parfaitement indiqué dans un grand nombre de sceaux. On comprend que le nimbe n'ait eu aucune raison d'être s'il se fût agi d'un pestiféré ; il est plus facile de penser que le graveur ait cru représenter non un mort, mais le Christ au tombeau ou quelque saint ; il est alors naturel d'admettre qu'il ait interprété l'oreillé sur lequel reposait la tête du mort pour en faire un nimbe, et comme le sentiment chrétien était loni de s'opposer à sanctifier les morts, il n'est pas étonnant que l'erreur commise par l'artiste ait subsisté, et que le symbole primitif se soit ainsi petit à petit transformé. Ce nimbe commence à se montrer sous Guillaume et Foulques de Villaret ; il est parfaitement caractérisé sous Hélion de Villeneuve et se perpétue dès lors dans la représentation du revers du sceau du grand maître.
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2. ─ Castus [1169]. ─ Arch. de Malte, div. I. vol. XVI, pièce 1 ; Pauli, ''Cod. dipl.'' I, tab. VIII, n° 2 ; Pacciaudi, d'après Pauli, II, 75.
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3. ─ Rostagnus [1169-1171]. ─ Collection Schlumberger, éd. G. Schlumberger : ''Deux sceaux et une monnaie des grands maîtres de l'Hôpital'' (Extr. de la Revue arch. 1876), p. 3.
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5. ─ Geoffroy de Donion ─ [11 janv. 1193]. Arch. nat., M. 2. Éd. G. Schlumberger : ''Sceaux et bulles de l'Orient au moyen âge,'' p. 48 ; Baron de Marquessac : ''Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem en Guyenne,'' introd. II, et planche 47, n° 1 ; ─ de Naberat : ''Sommaire des Privilèges octroyés à l'ordre de S. Jean,'' 1643, p. 28 décrit cet exemplaire, mais avec des erreurs dans la légende ; ─ Pauli, ''Cod. Dipl.'' I, tabl. VIII, n° 4 (d'après un exemplaire de Malte, aujourd'hui perdu, daté du 27 avril 1201) ; Pacciaudi, III, 220, d'après Pauli.
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6. ─ * Garin de Montaigu. ─ Pauli, ''Cod. Dipl.'' I, tabl. VIII, n° 5, d'après un exempalire de Malte, aujourd'hui perdu.
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12. ─ Jean de Villiers ─ [10 oct. 1289]. Arch. de Malte, div. I, vol. XVI, pièce 7. ─ Ed. Pauli, ''Cod. Dipl.'' I, tabl. VIII, 10. ─ Autre exemplaire de 1286, aux archives de l'État à Mons (chapitre de Sainte-Wandru, n° 9484-5). ─ Autre exemplaire, coll. Schlumberger. Ed. Schlumberger : ''Deux sceaux et une monnaie des grands-maîtres,'' p. 4.
 
13. ─ * Eudes des Pins ─ [1298 ?-1300]. Ed. Pauli, ''Cod. Dipl.'' II, tab. I, n° 1, d'après un exemplaire des archives de Maltes, aujourd'hui perdu.
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tab. I, n° 1, d'après un exemplaire des archives de Maltes, aujourd'hui perdu.
 
14. ─ Guillaume de Villaret [17 août 1300]. Arch. des Bouches-du-Rhône (O. M. l'abb. 2). Ed. Blancard : ''Iconographie des sceaux et bulles des Arch. des Bouches-du-Rhône,'' II, page 250, et pl. XCVII, n° 4.
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16. ─ Hélion de Villeneuve<ref>Nous avons indiqué, jusqu'au XIV<sup>e</sup> siècle, la date des pièces auxquelles sont appendus les sceaux cités. A partir de cette date, les exemplaires devenant plus nombreux, nous nous bornons à indiquer les dates extrêmes du magistère des divers titulaires.</ref> ─ [1319-46]. Arch. de Malte, div. I, vol. XVI, pièce 14. Ed. Pauli, ''Cod. Dipl.'' II, tab. I, n° 1.─ Autre exemplaire du 25 septembre 1323. Archives des Bouches-du-Rhône (O. M. Man. 32). Ed. Blancard : ''Iconographie,''II, 251, et planche XCVII, n° 5. ─ Autre exemplaire, éd. Friedlaender : ''Die Münzen des Johaniter Ordens auf Rhodus,'' Berlin, 1843, pl. II, et d'après lui V. Langlois : ''Recherches sur les monnaies,'' etc., pl. I, n°2.
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17. ─ Roger des Pins ─ [1355-65]. Arch. de Malte, div. I, vol. XXI.
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25. ─ Pierre d'Aubusson (cardinal) ─ [1476-1503]. Arch. de Malte, div. I, vol. XVI, p. 72. ─ Ed. Pauli, ''Cod. Dipl.'' II, tab. I, n° 7.
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26. ─ Aimery d'Amboise ─ [1503-1512]. British Museum, deteached seal XXXVIII, 179.
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A côté du type en plomb, les grands maîtres avaient un autre sceau, dont nous avons déjà eu occasion de parler, en cire, et que le document que nous avons cité (V. p. 54, n° 1) décrit fort exactement. Deux exemplaires seulement de ces sceaux nous sont connus, ils ont été signalés par M. Schlumberger<ref>V. G. Schlumberger, ''Revue archéologique'' 1876 : ''Sceaux des chevaliers de l'Hôpital.'' ─ M. le baron de Marquessac avait dessiné et décrit ces sceaux dans son ouvrage : ''les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Guyenne,'' 1865, introd. pages III et pl. XLVII, n<sup>os</sup> 3 et 4.</ref>, et appartiennent aux grands maîtres Garin de Montaigu et Huges Revel (XIII<sup>e</sup> s.). Le type mérite d'être indiqué : le grand maître est vu de face, à mi-corps, portant une croix brodée sur l'épaule gauche. Lalégende est soumise aux mêmes particularités que celle des sceaux de plomb, c'est-à-dire que le mot ''frater'' n'apparaît qu'après Guérin de Montaigu (1210-1230). Il n'y a pas de contre-sceau<ref>G. Schlumberger : ''Sceaux et bulles de l'Orient latin au moyen âge,'' 1879, p. 49.</ref>. C'est ce type qui, plus tard, se transformera en sceau plaqué sur papier.
 
Quant au type de la bulle capitulaire, il est bien connu et sa fixité même nous permettra de ne
Quant au type de la bulle capitulaire, il est bien connu et sa fixité même nous permettra de ne pas nous étendre longuement à le décrire ; une face porte la figure du mort couché sur un lit comme dans les sceaux magistraux, avec la légende : † HOSPITALIS IHERUSALEM ; cette représentation est soumise aux mêmes variations dans l'architecture du tabernacle, le développement du nimbe, de la croix et de l'encensoir, que celles que nous avons remarquées plus haut. ─ L'autre face représente des hospitaliers à genoux devant la double croix de l'ordre ; cette croix est accompagnée de l'A et de l'Ω ainsi que du crâne d'Adam ; un des hospitaliers agenouillés, quelquefois plusieurs, portent la croix sur l'épaule gauche ; leur nombre varie ; les plus anciens sceaux capitulaires que nous connaissons en représentent sept, et, en se rapprochant de nos jours, huit et neuf<ref>Sceaux capitulaires avec sept Hospitaliers :<br />─Arch. des Bouches-du-Rhône. O. M. Man. Domaine, 21, et O. M. Aix, sac. D<sup>2</sup> 5 (Dieudonné de Gozon). Ed. Blancard. ''Iconogr. des sceaux,'' I, 249, et pl. XCVII, n° 1.<br />─Bruxelles, Musée royal d'antiquités et d'armures. O 164. (Roger des Pins ?).<br />─Arch. de Malte, div. I, vol. XXV, et vol. XVI, pièce 44 (Philibert de Naillac). ─ Voir ''planche'' II, n<sup>os</sup> 3-4.<br />─ Arches de Malte, div. I, vol. XVI, pièce 60 (Antoine Fluvian ?).<br />─ Collection Schlumberger. Ed. Schlumberger : ''Sceaux et bulles de l'Orient latin,'' p. 52.<br />─ * Original perdu (?). ─ Pauli, ''Cod. Dipl.'' II, tab. I, n° 3.<br />
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Quant au type de la bulle capitulaire, il est bien connu et sa fixité même nous permettra de ne pas nous étendre longuement à le décrire ; une face porte la figure du mort couché sur un lit comme dans les sceaux magistraux, avec la légende : † HOSPITALIS IHERUSALEM ; cette représentation est soumise aux mêmes variations dans l'architecture du tabernacle, le développement du nimbe, de la croix et de l'encensoir, que celles que nous avons remarquées plus haut. ─ L'autre face représente des hospitaliers à genoux devant la double croix de l'ordre ; cette croix est accompagnée de l'A et de l'Ω ainsi que du crâne d'Adam ; un des hospitaliers agenouillés, quelquefois plusieurs, portent la croix sur l'épaule gauche ; leur nombre varie ; les plus anciens sceaux capitulaires que nous connaissons en représentent sept, et, en se rapprochant de nos jours, huit et neuf<ref>Sceaux capitulaires avec sept Hospitaliers :<br />─Arch. des Bouches-du-Rhône. O. M. Man. Domaine, 21, et O. M. Aix, sac. D<sup>2</sup> 5 (Dieudonné de Gozon). Ed. Blancard. ''Iconogr. des sceaux,'' I, 249, et pl. XCVII, n° 1.<br />─Bruxelles, Musée royal d'antiquités et d'armures. O 164. (Roger des Pins ?).<br />─Arch. de Malte, div. I, vol. XXV, et vol. XVI, pièce 44 (Philibert de Naillac). ─ Voir ''planche'' II, n<sup>os</sup> 3-4.<br />─ Arches de Malte, div. I, vol. XVI, pièce 60 (Antoine Fluvian ?).<br />─ Collection Schlumberger. Ed. Schlumberger : ''Sceaux et bulles de l'Orient latin,'' p. 52.<br />─ * Original perdu (?). ─ Pauli, ''Cod. Dipl.'' II, tab. I, n° 3.<br />
:Avec huit Hospitaliers :<br />
─Arch. de Malte, div. I, vol. XXXI, et Arch. de Berlin. Ed. Vossberg : ''Die Spiegel der Mark Brandenbur,''p. 23 et pl. G. 1. (Pierre d'Aubusson.) ─ Voir ''planche'' II, n<sup>os</sup> 5-6.<br />─ Arch. des Bouches-du-Rhône. O. M. Gr. pr. de Saint-Gilles, 151, et O. M. Rochechinard, 7 (Jean de la Valette). Ed. Blancard : ''Iconographie,'' I, 249, et pl. XCVII, n° 2.<br />
:Avec neuf Hospitaliers :<br />
─ Arch. des Bouches du Rhône. O. M. Gr. pr. de Saint-Gilles, 250. ─ O. M. Saint-Gilles, 249 (Adrien de Vignacourt). Ed. Blancard : ''Iconographie,'' I, 250, et pl. XCVII, n° 3.</ref> ; la légende est invariablement : † BVLLA MAGISTRI ET CONVENTVS. Ces hospitaliers agenouillés
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sont les représentants élus par chaque langue pour conseiller le maître ; ce fut Hélion de Villeneuve, au chapitre d'Arles (16 nov. 1320), qui institua ce conseil destiné à assister le grand maître<ref>Statuts de l'ordre, ms. de l'Athenæum de Turin, LV 45, f. 111-2.</ref>. Ils sont prosternés devant la croix avec le grand maître ; et nous n'hésitons pas à croire que les différences de nombre de ces personnages coïncident avec des modifications apportées à l'organisation intérieure de l'ordre ; c'est là, pour nous, une hypothèse qui sera, nous n'en doutons pas, confirmée par les recherches ultérieures des érudits.
 
==II. SCEAUX DES GRANDS DIGNITAIRES.==
 
En dehors du document que nous avons publié plus haut, nous avons quelques renseignements sur le rôle et l'emploi des sceaux des grands prieurs ; les chapitres généraux de l'ordre ont eu à plusieurs reprises à s'occuper de ce point, et leurs décisions offrent un assez grand intérêt en ce qu'elles nous initient au ''fonctionnement'' des chancelleries priorales.
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qu'elles nous initient au ''fonctionnement'' des chancelleries priorales.
 
La première réglementation sur la matière date du magistère d'Hélion de Villeneuve ; les abus nés à l'occasion des bulles capitulaires se produisant aussi pour les sceaux communs des prieurs, le chapitre ordonna que la bulle du prieuré fût gardée sous le sceau du prieur et de quatre « proudeshommes » ; ces cinq dignitaires devaient spécialement veiller à l'apposition des sceaux ; enfin, pour l'Angleterre et l'irlande, le droit d'engager l'ordre vis-à-vis de l'Échiquier et de la Chancellerie était formellement refusé aux prieurs<ref>Établissements d'Hélion de Villeneuve, n° 59 (6 oct. 1337). « Item, establi est que pour moult dommaiges qui ont esté en nostre religion par malles gardes des communs seaulx des prieurs qui ont esté négliemment gardés, et desqueulx seaulx ont esté sellés sans conseil des proudeshommes moult d'enchartemens et de cautelles perilleuses et greveuses à nostre religion, commandons en vertu de sainte obedience desores en avant que tous les seaulx communs de nostre religion soient mys et gardés soubz le seel du prieur et IIII proudeshommes de son prioré, et nulle lectre ne enchartement ne soit seellées dudit seel, se non avecques le conseil desdis prieurs et IIII proudeshommes et sur ce que tout commandons en Engleterre ne en Yrlande nul prieur ne aultres freres de nostre religion par quelque pouvoir qu'il ayent, non facent obligacion à l'Eschequier, à la Chancellerie. » (Bibl. nat., fonds franç. 1080, f. 39.)</ref>.
 
Raymond Béranger, dans un établissement qui ne nous est pas parvenu, mais qu'analyse pour le confirmer et le développer le chapitre de Rhodes du 19 septembre 1420, réitéra la défense d'Hélion
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de Villeneuve en y ajoutant une sanction pénale. Quiconque ne se confomrait pas à ce règlement, qu'il eût joué dans la confection de l'acte le rôle d'officier public ou seulement celui de partie intéressée, devait perdre l'habit. Après avoir rappelé ces dispositions, Philibert de Naillac, en 1420, les compléta par les suivantes :
 
« Est adjousté que quelcunque prieur qui n'aura seel commun, ainsi comme dit est, le face faire et demeure ledit seel en la garde dudit prieur, mys en I coffre soubz les seaulx de IIII proudommes, et ne soit usé d'icellui forsque par la maniere dessus declairée et non aultrement, et soit tenu en oultre chascun prieur d'envoier par desca au maistre et convent l'emprainte du seel du priouré en cire en une petite boeste de boys, affin d'en avoir tousjours audit convent la congnoissance. Lesquelles empraintes apres que seront par deça, soient gardées par deça au tresor en ung coffre soubz la bulle du maistre et des VII baillifs. Et est commandé de nouvel par ce present chappitre, en vertu de sainte obedience, que lesdis establissemens avec ceste presente addicion soient tenuez et observées par tous les priourés semblablement, par le chastellain et chastellenie d'Emposte, selon leur forme sur la paine contenue en iceulx<ref>Établissements de Ph. de Naillac (19 sept. 1420), n° 22. ─ Bibl. nat., fonds franç. 1080, f. 73.</ref>. »
==[[Page:Delaville Le Roulx - Notes sur les sceaux de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, 1881.djvu/29]]==
ref>. »
 
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==[[Page:Delaville Le Roulx - Notes sur les sceaux de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, 1881.djvu/30]]==
 
Il fallut, quelques années plus tard, renouveler encore cette prohibition à laquelle les prieurs avaient peine à se soumettre<ref>Établissements d'Antoine Fluvian (24 mai 1428), n° 22. ─ Bibl. nat., fonds franç. 1080, f. 102.</ref>.
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Quels étaient ces sceaux, dont nous connaissons l'emploi, mais dont l'aspect et les emblèmes nous sont encore inconnus ? C'est ici qu'intervient le document que nous avons publié plus haut ; il nous est précieux parce qu'il nous donne la descprition des sceaux qui, jusqu'à ce jour, n'ont pas encore été signalés, et dont plusieurs, probablement, sont à jamais perdus, tandis que pour ceux dont nous avons encore des exemplaires, nous pouvons constater la parfaite exactitude des indications fournies par notre texte. L'on va pouvoir en juger.
 
Le prieur de Saint-Gilles, d'après le texte que nous citons, avait une bulle de cire noire avec un Agnus Dei ; cette description est fort exacte. Les sceaux du prieuré de Saint-Gilles que nous connaissons ne sont pas autrement décrits dans M. Douët d'Arcq<ref>''Inventaire des Sceaux des Archives,'' n<sup>os</sup> 9927, 9928 et 9929. ─ Voir ''planche'' III, n° 7.</ref>. Ils correspondent aux années 1255, 1271 et 1272 ; la cire est noire, sauf celle du n° 9928 qui est verte, mais c'est une exception ; ce qui le prouve, c'est qu'au milieu du XVI<sup>e</sup> siècle, alors que l'usage des sceaux pendants avait été abandonné pour celui des sceaux
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de papier plaqués sur cire, le prieuré de Saint-Gilles conservait, à côté du type du sceau qui était le même que trois siècles auparavant, la tradition de le plaquer sur cire noire<ref>La légende est : † SIGILLUM PRIORIS SACTI EGIDII. Blancard : ''Iconographie des sceaux et bulles,'' I, 243, et pl. XCV, n° 7 (sceau de 1564).</ref>.
 
Il y a lieu aussi de signaler ici une autre exception, très ancienne, et dont la raison s'explique parfaitement bien. Le British Museum<ref>British Museum, Harl. Chart. 83, C 41. ─ Voir ''planche'' III, n° 9.</ref> possède un sceau d'un prieur de Saint-Gilles, du XII<sup>e</sup> siècle, qui en répond aucunement au type consacré, et dont voici la description :
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Le sceau est en cire rouge, rond, de 0<sup>m</sup>047 de diamètre, sans contre-sceau, scellé sur simple queue de parchemin. Il porte, en grosses lettres, entre deux cercles, la légende : † ARNALDVS HOSPITAL[IS] S EGIDII PRIOR. Un suppliant, les mains jointes, tourné à droite, est à genoux devant une double croix ; aucun monticule ou boule ne sert de support à la croix. C'est le type des sceaux des premiers grands maîtres.
 
Il peut paraître étrange que ce type primitif fût si différent de celui qui, plus tard, fut admis pour le prieuré de Saint-Gilles. Nous ferons observer d'abord qu'au moment où vivait ce prieur, les représentations des sceaux n'avaient pas pris toute la fixité que nous trouvons à une époque
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postérieure et dont le texte que nous citons fait foi. En outre, le document auquel est appendu le sceau dont nous nous occupons, nous apprend que le prieur de Saint-Gilles était venu en Angleterre pour apaiser une contestation entre des monastères anglais. Si nous remarquons que le type de son sceau est celui de ''tous les sceaux des prieurs anglais de l'Hôpital'' au XII<sup>e</sup> siècle<ref>Voir, sur ce point, le dessin donné par P.-A. Paoli : ''Dell' origine ed istituto del S. M. O. S.,'' tab. unica, p. LXII, append., n° V., et tous les sceaux des prieurs anglais de l'Hôpital conservés au British Museum ; nous en avons reproduit un spécimen (planche III, n° 10).</ref>, nous arriverons à cette conclusion que, pour donner à son arbitrage plus d'autorité et assurer le respect de l'acte d'accord qu'il authentiqua de son sceau, le prieur de Saint-Gilles fit faire un sceau au type connu par ceux dont il était l'arbitre, voulant ainsi donner plus de garanties à l'exécution de sa sentence.
 
Le sceau du prieuré de France n'est pas moins exactement mentionné que celui de Saint-Gilles ; c'est, d'après M. Douët d'Arcq, une aigle entre deux fleurs de lys fleuronnées, avec la légende : † S. HOSPITAL. IHERLM IN FRANCIA ; le contre-sceau varie ; il porte généralement le blason du prieur. La cire employée est toujours de la cire verte, comme nous avons pu le constater pour des exemplaires de 1235, 1262, 1318, 1427 et 1492<ref>Douët d'Arcq : ''Inventaire des Sceaux des Archives,'' n<sup>os</sup> 9890, 9891, 9892, 9893, et Arch. nat. S. 5042, n° 1. ─ Dans tous ces sceaux, il n'y a que de très légères différences d'ornementation, le type ne changeant pas. ─ M. le baron de Marquessac (''Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Guyenne'') a dessiné et décrit deux de ces sceaux, notamment l'exemplaire de 1492 (Introd., p. III, et pl. XLVII, n<sup>os</sup> 2 et 6).─ Voir ''planche'' III, n° 8.</ref>.
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Au milieu du XVII<sup>e</sup> siècle le type n'avait pas changé, puisque nous lisons dans un auteur de cette époque : « Le sceau du Temple de Paris est un aigle et deux fleurs de lis en poincte<ref>F. Mathieu de Goussancourt : ''le Martyrologe des chevaliers de S. Iean de Hierus.,'' 1643, II, p. 302.</ref>. »
 
Le prieuré d'Allemagne ne fait pas exception ; et, si le type est plus variable que dans les autres prieurés, les éléments essentiels énoncés dans le document sur lequel nous nous appuyons se reconnaissent dans les divers spécimens que nous avons eu l'occasion d'examiner.
 
La couleur rouge pour la cire se trouve sur des exemplaires de 1298 et 1299, de 1401 et de 1472. Quant au type, les artistes l'ont assez librement interprété en général. Pourvu qu'ils aient fait figurer une représentation de saint Jean-Baptiste, ils ont pris peu garde de respecter, comme cela a eu lieu ailleurs, la tradition et les formes convenues ; cette absence de scrupule chez eux s'explique, jusqu'à un certain point, par l'établissement relativement tardif du prieuré d'Allemagne, le manque de limites administratives bien définies et les modifications successives et fréquentes qui y furent apportées durant le moyen âge.
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Mais ce qui et important à noter, et ce qu'il nous suffit de constater, c'est la présence du type de saint Jean sur tous les sceaux que nous avons étudiés. En 1298 et 1299, le prieur de l'Hôpital pour l'Allemagne supérieure a sur son sceau un saint Jean-Baptiste, tenant dans sa main gauche un globe surmonté d'un agneau pascal, et entouré de plantes et d'arbustes<ref>Helwig de Randersacker. ─ Sceau rond, cire rouge. Légende : † S' PRIORAT' DOM. HOSPITAL. IRL......UP' IORIS ALEM A-NIE ; les trois dernières lettres sont gravées les unes sous les autres à droite du saint. (Arch. de Stuttgart. Ed : Dambacher, ''Zeitschrift für Gesch. der Oberrheins,'' IV, 127.)</ref>. Plus d'un siècle plus tard le sceau du grand prieur Hesso Schlegelholtz représente également un saint Jean debout, nimbé, portant l'agneau pascal, devant lequel est agenouillé un suppliant ; les armes placées aux pieds de ce dernier ne laissent aucun doute sur l'identité de ce personnage avec hesso lui-même<ref>Hesso Schlegelhotz. ─ Sceau rond, cire rouge. Les armes parlantse de Schlegelholtz sont un maillet (''schlegelholtz''). Légende : † S. FRIS. HESSONIS. SLEGELHOLC...... RIORATUS. ALE.....E. ORDINIS. SCI. JOHNIS. entre 2 cercles ; ornementation lobée, assez riche. (Arch. de Berne, fonds du Mushafen, pièce du 22 août 1401.) K. Herquet (''J. F. de Heredia,'' p. 97) interprète à tort la figure représentée sur ce sceau comme une vierge.</ref>. Jean de Ow, en 1472, adopte la même disposition pour son sceau que celle d'Hesso<ref>Arch. de Stuttgart. ─ Cire rouge. ─ Saint Jean à droite d'un chevalier agenouillé ; armes de la famille d'Ow, avec une partition héraldique.</ref>.
 
Remarquons même que ce type de saint Jean tenant l'agneau pascal tendit à se généraliser sur
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tous lse sceaux de l'Hôpital en Allemagne. Le sceau du prévôt de l'Hôpital « in Hauge », en 1269, avait un saint Jean-Baptiste debout, dont la main gauche tenait une hostie sur laquelle est figuré un agneau pascal<ref>Sceau ogival, cire brune, légende : † S MANEGOLDI. POTI <!--Les lettres OTI sont surlignées--> IN HOVGE. HERBIBIPOL. (''sic''). (Arch. Loewenstein-Rosenberg à Wertheim. Ed. Mone, ''Zeitschrift für Gesch. des Oberrheins,'' IV, 425.)</ref>.
 
Le sceau de la « Komthurei » de Schoeneck , au milieu du XIV<sup>e</sup> siècle, portait un saint Jean nimbé, debout, de face, entre deux édicules formant portail, montrant de la main droite une hostie avec l'agneau pascal et portant la gauche à son cœur<ref>Vossberg : ''Die Siegel der Mark Brandenburg,'' p. 23 et pl. G 1. ─ Le type généralement employé pour le sceau des préceptoreries allemandes est la croix à quatre branches égales, souvent pattées, avec légende circulaire entre 2 grenetis ; les précepteurs ont leurs sceaux au type armorial, et les « Johaniter Meister », c'est-à-dire les prieurs de Brandenbourg emploient également un sceau à leurs armes, qu'ils écartèlent ou qu'ils surchargent de la croix à branches égales et pattées.</ref>. Le sceau enfin du chapitre de l'ordre, créé au XVI<sup>e</sup> siècle, ne s'affranchit pas du type traditionnel, il place sous un dais d'architecture un saint Jean montrant de la main droite l'agneau pascal qui repose sur son bras gauche ; à ses pieds sont les armes de l'ordre et la légende se lit sur deux banderoles qui se déroulent à gauche et à droite du motif central de décoration<ref>Vossberg : ''ibid.,'' p. 24 et pl. G. 1. La cire est tantôt rouge, tantôt verte ; le sceau mesure 40 millimètres.</ref>.
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Il est curieux de trouver, à défaut de persistance d'un type devenant archaïque à force d'être scrupuleusement reproduit d'âge en âge, comme dans la plupart des sceaux de l'ordre de l'Hôpital, les Hospitaliers allemands restant fidèles au type primitif de leurs représentations sigillographiques, tout en l'interprétant très librement, et cherchant à l'étendre à tous les sceaux de l'ordre.
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Ce qui précède nous permet d'identifier presque certainement un sceau que M. Schlumberger a décrit dans la ''Revue archéologique,'' 1876, p. 55 (''Sceaux des chevaliers de l'Hôpital''). Le type de saint Jean, debout, portant l'hostie avec l'agneau pascal, comme dans le sceau de 1269, les arbustes dont est entouré le saint, comme dans le sceau de 1298, le caractère personnel de la disposition spéciale des ornements d'architecture, de la légende, des armoiries, permettent d'attribuer à l'Allemagne l'exécution de cette matrice. Son usage et sa légende sont difficiles à expliquer ; ils ont un caractère tellement général qu'on ne saurait les déterminer avec précision<ref>La légende porte : S. MILICIE : HOSPITALIS ─ IHEROSOLIMITANI.</ref>. Quoi qu'il en soit, ce sceau se rattache à la famille des sceaux allemands de l'Hôpital, et il était intéressant de le constater.
 
Il reste à contrôler l'exactitude du texte sur les types des sceaux des langues de Castille et d'Aragon dont nous n'avons pu retrouver de spécimens. ─ Quant aux autres dignitaires qui sont
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mentionnés dans ce document, il est malheureusement probable qu'à moins d'un hasard sur lequel on ne saurait fonder qu'une timide espérance, leurs sceaux ont péri. Quoi qu'il en soit, nous espérons avoir rendu quelque service à ceux qui s'occupent de ces études, heureux si les observations que nous avons consignées peuvent leur être de quelque secours et les guider dans de nouvelles découvertes.
 
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