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le noble gouvernement de M. Thiers ? Oh ! que non pas. C’est uniquement
568 REVUE DES DEUX MONDES.
 
 
contre l’honorable académicien-député, et pour se venger de ses épîtres
le noble gouvernement de M. Thiers? Oh ! que non pas. C'est uniquement
 
contre l'honorable académicien-député, et pour se venger de ses épîtres
 
 
et de ses discours de tribune !
 
et de ses discours de tribune !
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Il y aurait assurément là de quoi intimider un tout autre homme que
 
Il y aurait assurément là de quoi intimider un tout autre homme que
M.Viennet! Mais lui ne s'en alarme guère; la ligue ne lui fait pas peur,
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M. Viennet ! Mais lui ne s’en alarme guère ; la ligue ne lui fait pas peur,
allez. Les républicains, les légitimistes et les romantiques, ce sont, dit-il ,
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allez. Les républicains, les légitimistes et les romantiques, ce sont, dit-il,
(les roquets qui auront tout au plus l'honneur de lui mordre les jambes.
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''des roquets'' qui auront tout au plus l’honneur de lui mordre les jambes.
 
Il veut que lorsque M. Persil et consorts lui laisseront un instant de loisir,
 
Il veut que lorsque M. Persil et consorts lui laisseront un instant de loisir,
la Caricature le peigne , lui, M. Viennet, en pied, les bras magnanimement
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la Caricature le peigne, lui, M. Viennet, en pied, les bras magnanimement
croisés, souriant de pitié à ces légions d'ennemis qui viennent japer à ses
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croisés, souriant de pitié à ces légions d’ennemis qui viennent japer à ses pieds.
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pieds.
 
Et savez-vousce que gagnera la triple alliance anii-vienneliste à aga-
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Et savez-vous ce que gagnera la triple alliance ''anti-viennetiste'' à agacer ainsi le colosse ? Voici ce qu’elle y gagnera : s’il se présente un nouvel
 
aspirant à la dictature, M. Viennet ne sera plus assez simple pour répondre ''trois fois non'' à ses questions gouvernementales, comme il fit jadis à
cer ainsi le colosse ? Voici ce qu'elle y gagnera : s'il se présente un nouvel
 
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l’empereur ! Il ne se dévouera plus comme par le passé pour nous conserver une liberlé que nous ne méritons pas ! Louis-Philippe peut maintenant se faire Napoléon quand bon lui semblera ; M. Viennet n’y mettra nul empêchement.
aspirant à la dictature, M.Viennet ne sera plus assez simple pour répon-
 
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dre trois fois non à ses questions gouvernementales, comme il fit jadis à
 
 
La préface du Château Saint-Ange abonde encore en naïvetés d’un autre
l'empereur! Il ne se dévouera plus comme par le passé pour nous con-
 
 
genre, mais non moins curieuses. Elle s’appitoie sur les ''imbéciles'' qui
server une liberlé que nous ne méritons pas! Louis-Philippe peut main-
 
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n’accordent au juste-milieu ni patriotisme, ni idées libérales ; sur le mauvais goût du siècle qui laisse au panier la ''Philippide'' et l’''Épître aux Chiffoniers'' pour déifier les ordures de ''Shakspeare''.
tenant se faire Napoléon quand bon lui semblera; M.Viennet n'y mettra
 
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nul empêchement.
 
 
Mais un aveu d’une adorable candeur est celui-ci. M. Viennet nous
La préface du Château Saint-Ange abonde encore en naïvetés d'un autre
 
 
confesse en toute humilité qu’un journaliste, que d’ailleurs, par une aimable réciprocité, il traite de ''crocheteur'' et de ''gazetier de la Courtille'',
genre, mais non moins curieuses. Elle s'appitoie sur les imbéciles qui
 
 
lui a délivré l’autre jour un brevet d’âne, un brevet dûment en forme,
n'accordent au juste-milieu ni patriotisme, ni idées libérales; sur le mau-
 
vais goût du siècle qui laisse au panier la Philippide et VÉpître atix Chif-
 
foniers pour déifier les ordures de Shaksjmire.
 
Mais un aveu d'une adorable candeur est celui-ci. M. Viennet nous
 
confesse en toute humilité qu'un journaliste, que d'ailleurs, par une ai-
 
mable réciprocité, il traite de crocheteur et de gazetier de la Courtille,
 
lui a délivré l'autre jour un brevet d'âne , un brevet dûment en forme ,
 
 
un brevet tout au long imprimé.
 
un brevet tout au long imprimé.
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Je conçois l'étonnement du poète -député à la lecture d'une pareille
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Je conçois l’étonnement du poète-député à la lecture d’une pareille
pièce! A quoi bon en effet un brevet à M.Viennet ! Est-ce que M.Vien-
 
net avait besoin d'un brevet? Et puis à quel titre ce brevet? Etait-ce à
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pièce ! A quoi bon en effet un brevet à M. Viennet ! Est-ce que M. Viennet avait besoin d’un brevet ? Et puis à quel titre ce brevet ? Etait-ce à
titre de membre deladiambre? Mais pourquoi donc exclure alors par ce
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titre de membre de la chambre ? Mais pourquoi donc exclure alors par ce
privilège, tant d'autres honorables législateurs qui avaient des mérites et
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privilège, tant d’autres honorables législateurs qui avaient des mérites et
des droits pareils? Pourquoi créer contre eux ce monopole?
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des droits pareils ? Pourquoi créer contre eux ce monopole ?
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Je n'ai pas lu le brevet au surplus! Il se pourrait qu'il fût exceptionnel;
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Je n’ai pas lu le brevet au surplus ! Il se pourrait qu’il fût exceptionnel ;
il se pourrait qu'il eût été délivré pour garantir à M. Viennet la jouis-
 
sance exclusive de celte double spécialité qui le classe à part, M.Viennet
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il se pourrait qu’il eût été délivré pour garantir à M. Viennet la jouissance exclusive de cette double spécialité qui le classe à part, M. Viennet
présentant en effet aux railleurs un double plastron, M.Viennet étant
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présentant en effet aux railleurs un double plastron, M. Viennet étant
une sorte de Janus moderne, — M. Viennet ayant deux têtes, l'une politi-
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une sorte de ''Janus'' moderne, — M. Viennet ayant deux têtes, l’une politique, l’autre littéraire, pourvues chacune de deux oreilles d’une longueur
 
bien digne vraiment d’être brevetée. Si tel était le cas, le brevet ne serait
que, l'autre littéraire, pourvues chacune de deux oreilles d'une longueur
 
bien digne vraiment d'être brevetée. Si tel était le cas , le brevet ne serait
 
 
pas poli pourtant, comme pense M. Viennet, mais il serait explicable !
 
pas poli pourtant, comme pense M. Viennet, mais il serait explicable !
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F. BULOZ.
 
F. BULOZ.
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