Ouvrir le menu principal

Modifications

aucun résumé de modification
Contenu (par transclusion) :Contenu (par transclusion) :
M. de Bismarck, dans son impatience de dominateur, ne s'ests’est peut-être
958 REVUE DES DEUX MONDES.
point assez aperçu qu'ilqu’il divulguait un peu brutalement ce qu'onqu’on peut
 
appeler le « secret de l'empirel’empire. » Il a par trop laissé voir que les conditions
M. de Bismarck, dans son impatience de dominateur, ne s'est peut-être
constitutionnelles qu'ilqu’il a lui-même créées ne sont rien dès qu'ellesqu’elles
point assez aperçu qu'il divulguait un peu brutalement ce qu'on peut
appeler le « secret de l'empire. » Il a par trop laissé voir que les conditions
constitutionnelles qu'il a lui-même créées ne sont rien dès qu'elles
deviennent un obstacle à sa volonté. Il a montré une fois de plus, aux
yeux du monde, ce qu'ilqu’il y a de personnel dans une œuvre qu'ilqu’il soutient,
sans doute, de toute la force de son caractère tant qu'ilqu’il est là,
mais qui l'obligel’oblige à des efforts constans de prépotence, qui l'entraînel’entraîne à
ne pas même respecter ce qu'ilqu’il a fait le jour où il a constitué l'empirel’empire
d'Allemagned’Allemagne. La distribution des voix dans le con ? eil fédéral peut offrir
des anomalies, et il est peut-être étrange, au point de vue de l'unitél’unité
allemande, que quelques petites principautés suffisent à balancer, dans
un scrutin, la puissance de la Prusse. Cela a été fait ainsi par le chancelier
lui-même. Si aujourd'huiaujourd’hui quelques réformes constitutionnelles
paraissent nécessaires, comme l'al’a dit l'empereurl’empereur Guillaume, ces réformes
pouvaient être réalisées sans bruit, avec quelques ménagemens pour
les confédérés.
 
Pourquoi M. de Bismarck a-t-il cru devoir faire un éclat à ce propos? ?
C'estC’est là en réalité la seule et vraie question. Il n'estn’est point impossible
que le chancelier de Berlin ait saisi cette occasion pour frapper un
coup un peu rude, comme il le fait souvent, pour intimider les résistances,
les dissidences, les tendances particularistes et pour préluder à
quelque concentration nouvelle de pouvoirs. Il n'estn’est pas impossible non
plus quïl ait cédé dans un premier moment, jusqu'àjusqu’à un certain point,
à la vive impression de quelque événement extérieur qui a dérangé ses
calculs. Évidemment les élections anglaises ont été un mécompte pour
lui : il croyait et il tenait à la victoire de lord Beaconsfield. Il comptait,
dans une mesure qu'ilqu’il serait difficile de préciser, sur l'Angleterrel’Angleterre pour
le succès de ses propres combinaisons. Il voyait du moins dans un
ministère tory, dont il connaissait les chefs, une garantie de plus. On a
été visiblement déçu à Berlin, on l'al’a été encore plus à Vienne, oii les
résultats des élections anglaises arrivant coup sur coup ont paru mettre
en doute un instant toute une politique. Qu'enQu’en sera-t-il de tout cela? ?
M. de Bismarck s'apaiseras’apaisera en reformant son conseil fédéral, l'Autrichel’Autriche
aussi se calmera ou redoublera de circonspection ; l'alliancel’alliance austroallemande
continuera à subsister sans l'Angleterrel’Angleterre, — à moins cependant
qu'unqu’un jour ou l'autrel’autre, elle n'aitn’ait à son tour la destinée de l'alliancel’alliance des
trois empereurs. La paix de l'Europel’Europe n'enn’en sera pas plus menacée l
 
CH. PS MÀZADE.
 
72 998

modifications