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{{tiret2|con|nus}} ; ceci, si quelque chose de moi l’est, est digne de votre souvenir. » Ceci est son écrit, c’est dans sa petite capacité d’homme et quel que soit le degré d’inspiration véritable qui est en lui, son inscription ou écriture. Ceci est un « Livre ».
{{tiret2|con|nus}} ; ceci, si quelque chose de moi l’est, est digne de votre souvenir. » Ceci est son écrit, c’est dans sa petite capacité d’homme et quel que soit le degré d’inspiration véritable qui est en lui, son inscription ou écriture. Ceci est un « Livre ».


10. Peut·être pensez-vous qu’aucun livre n’a jamais été écrit ainsi ?
10. Peut-être pensez-vous qu’aucun livre n’a jamais été écrit ainsi ?


Mais de nouveau je vous demande : croyez-vous tant soit peu à l’honnêteté, ou estimez-vous qu’il n’y ait jamais aucune honnêteté ni bonté dans un homme sage ? Aucun de nous, j’espère, n’est assez malheureux pour penser cela. Eh bien, toute parcelle de l’œuvre d’un homme sage qui est faite honnêtement et avec bonté, cette parcelle est son livre ou son morceau d’art.
Mais de nouveau je vous demande : croyez-vous tant soit peu à l’honnêteté, ou estimez-vous qu’il n’y ait jamais aucune honnêteté ni bonté dans un homme sage ? Aucun de nous, j’espère, n’est assez malheureux pour penser cela. Eh bien, toute parcelle de l’œuvre d’un homme sage qui est faite honnêtement et avec bonté, cette parcelle est son livre ou son morceau d’art.


Il est toujours mêlé de mauvais fragments, de travail malfait, redondant, affecté. Mais si vous lisez bien, vous découvrirez facilement les parties vraies, et celles-ci ''sont'' le livre (1).
Il est toujours mêlé de mauvais fragments, de travail malfait, redondant, affecté. Mais si vous lisez bien, vous découvrirez facilement les parties vraies, et celles-ci ''sont'' le livre<ref name=p78>Notez soigneusement cette phrase et comparez avec The queen of the air, § 106. (Note de l’auteur.)<br />
Voici le passage auquel renvoie Ruskin :<br />

« Nous voici loin de l’architecture d’Abbeville. J’ai émis ici deux assertions ; la première donnait comme base à l’art la nature morale ; la seconde, à la nature morale, la guerre. Je dois maintenant rendre plus claires — et prouver — ces deux affirmations. D’abord, en ce qui concerne la nature morale considérée comme la base de</ref>.<ref follow=p77>moins comme un nuage dans les hauteurs du ciel, non comme l’obscurité qui s’épaissit au-dessus de la fournaise et des révolutions de la roue. » (Lampe de Vie, fin) ; 2° dans la 3{{e}} conférence de Sésame (« The mystery of life and its arts ») : « Si, autrefois, le peu d’influence que j’avais était dû en partie à l’enthousiasme avec lequel je pouvais contempler les nuages du ciel et leurs couleurs, aujourd’hui cette influence je ne veux plus la devoir qu’au sérieux avec lequel je serai capable de dessiner la forme et de rendre la beauté de cette autre espèce de brillant nuage dont il a été écrit : « Qu’est-ce que votre vie : ce n’est qu’une vapeur qui paraît pour peu de temps, puis s’évanouit » (§ 96). (Note du traducteur.)</ref>

(1) Notez soigneusement cette phrase et comparez avec ''The queen of the air'', § 06. (Note de l’auteur.)

Voici le passage auquel renvoie Ruskin :

« Nous voici loin de l’architecture d’Abbeville. J’ai émis ici deux assertions ; la première donnait comme base à l’art la nature morale ; la seconde, à la nature morale, la guerre. Je dois maintenant rendre plus claires — et prouver — ces deux affirmations. D’abord, en ce qui concerne la nature morale considérée comme la base de