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{{R2Mondes|1880|40|710}}
Maintenant que le bruit des fêtes s’est évanoui, que les illuminations sont éteintes, que les chambres se sont séparées et que ce qu’il y a encore d’activité politique se concentre pour un jour dans l’élection des conseils généraux qui sera accomplie demain sur tous les points de la France, que reste-t-il donc? Il reste la situation générale telle que l’ont faite six mois de vie parlementaire, de discussions passionnées, de luttes de partis, de conflits orageux d’opinions, d’oscillations ministérielles, de complaisances à demi révolutionnaires. Assurément cette situation peut se ressentir de la trêve des vacances qui s’ouvre; elle peut jusqu’à un certain, point se détendre dans le repos, au contact direct du pays, qui ne désire rien tant que de vivre tranquille et laborieux dans la paix intérieure et extérieure. Pour quelques mois, elle va se trouver à l’abri des collisions de pouvoirs, des interpellations, des sommations et des ordres du jour redoutés par le gouvernement. Elle ne reste pas moins dans le fond ce qu’elle est, avec ses caractères, ses troubles et ses dangers qui reparaîtront au premier signal, parce qu’ils tiennent, à tout un système d’illusion et de faiblesse, à une série de déviations, progressivement aggravées dans la marche de nos affaires, dans la direction de notre politique. Le mal profond d’aujourd’hui, le mat qui s’est développé depuis quelque temps avec une étrange rapidité, est visible : c’est qu’il n’y a pas de gouvernement, et il n’y a pas de gouvernement lorsque chez ceux qui exercent le pouvoir, à la place de la netteté des idées et de la précision de la volonté, il n’y a plus que le besoin assez subalterne de se sauver des difficultés par des concessions, de désarmer ceux qui crient le plus haut, de donner satisfaction aux ressentimens, aux passions exclusives, aux fantaisies et même aux cupidités de parti.
 
Dans quelles conditions est resté le gouvernement à cette fin de session qui est passée presque inaperçue au milieu du retentissement un
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