Différences entre les versions de « Qu’est-ce que le bolchévisme ? »

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en Russie est difficile ou même impossible. Quant à en parler impartialement, j’y parviendrai peut-être.
 
Il est vrai que, depuis cinq ans, la guerre nous a habitués
à toutes sortes d’horreurs, mais ce qui se passe en Russie
est pire que la guerre. Là-bas, des hommes tuent, non seulement des hommes, mais leur pays, sans même soupçonner
ce qu’ils font. Les uns s’imaginent accomplir une grande
œuvre et croient qu’ils sauvent l’humanité. Les autres ne
pensent à rien et s’adaptent simplement aux nouvelles conditions d’existence, ne tenant compte que de leurs intérêts
quotidiens. Que se passera-t-il demain ? Pour ces derniers,
la question les laisse indifférents. Ils ne croient pus en ce
lendemain, de même qu’ils ne se rappellent pas ce qu’il y
avait hier. Les gens de cette espèce forment en Russie,
comme partout, la majorité écrasante. Et, si bizarre que
cela paraisse au premier abord, ce sont ces hommes-là, les
hommes de l’au jour le jour, entièrement absorbés par leurs
petits intérêts, qui créent l’histoire. C’est entre leurs mains
que se trouve l’avenir de la Russie, l’avenir de l’humanité, l’avenir du monde.
 
Voilà ce que ne comprennent pas les leaders idéologues
du bolchévisme. Il semblerait que les disciples et les partisans de Marx, lequel a emprunté sa philosophie de l’histoire à Hegel, devraient être plus clairvoyants, savoir que
l’histoire ne se fait pas dans les cabinets d’étude et qu’elle
ne se laisse pas encadrer comme une toile peinte dans des
décrets arbitraires. Or, essayez de le dire à l’idéologue bolchéviste ''aux'' ''yeux'' ''bleu'' ''clair'' : il n’arriverait seulement pas
à comprendre de quoi vous lui parlez. Et si, par hasard, il
le comprenait, il vous répondait exactement de la même
façon que répondaient jadis, sous le tsar, les rédacteurs du
''Novoie'' ''Vremia'' et autres journaux qui assumaient la
et, pendant ce temps, les plumes des journalistes-fonctionnaires continuent à tracer sur le papier les mêmes mots,
devenus fastidieux à tous, sur le futur paradis socialiste.
 
 
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