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avec ce passage sa Théodicée, §44, et la cinquième lettre à Clarke, §125.
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avec ce passage sa ''Théodicée'', §44, et la cinquième lettre à Clarke, §125.
   
§ 10. — Wolf.
 
   
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<div style="text-align:center; " >§ 10. — {{sc|Wolf.}}</div>
Wolf se trouve donc être le premier qui ait expressément séparé les deux significations capitales de notre principe et en ait exposé la différence. Cependant il ne l’établit pas encore, comme on le fait aujourd’hui, dans la logique, mais dans l’Ontologie. Ici il insiste déjà, il est vrai, sur ce point qu’il ne faut pas confondre le principe de la raison suffisante de connaissance avec celui de cause et effet ; mais il n’y détermine pas nettement la différence et commet même des confusions, vu que là même, au chapitre de ratione sufficiente, § 70, 74, 75, 77, il donne, à l’appui du principium ratïonis sufficientis, des exemples de cause et effet et de motif et action, qui, lorsqu’il veut faire la distinction dont il s’agit, devraient être rapportés dans le même ouvrage au chapitre De causis. Or, dans celui-ci, il cite de nouveau des exemples tout pareils et pose ici encore le principimn cognoscendi (§ 876), lequel, il est vrai, ne convient pas à cette place, puisqu’il l’avait déjà exposé plus haut, mais qui sert néanmoins à introduire la distinction précise et claire entre ce principe et la loi de causalité ; celle-ci suit immédiatement, § 881-884. « On appelle principe, dit-il ici en outre, ce qui contient en soi la raison d’être de quelque chose d’autre ; » il en distingue trois espèces, savoir : 1° Principium fiendi (causa), qu’il définit : « ratio actualitatis alterius ; e. gr. si lapis calescit, ignis mit
 
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Wolf se trouve donc être le premier qui ait expressément séparé les deux significations capitales de notre principe et en ait exposé la différence. Cependant il ne l’établit pas encore, comme on le fait aujourd’hui, dans la logique, mais dans l’Ontologie. Ici il insiste déjà, il est vrai, sur ce point qu’il ne faut pas confondre le principe de la raison suffisante de connaissance avec celui de cause et effet ; mais il n’y détermine pas nettement la différence et commet même des confusions, vu que là même, au chapitre ''de ratione sufficiente'', § 70, 74, 75, 77, il donne, à l’appui du ''principium ratïonis sufficientis'', des exemples de cause et effet et de motif et action, qui, lorsqu’il veut faire la distinction dont il s’agit, devraient être rapportés dans le même ouvrage au chapitre ''De causis''. Or, dans celui-ci, il cite de nouveau des exemples tout pareils et pose ici encore le ''principimn cognoscendi'' (§ 876), lequel, il est vrai, ne convient pas à cette place, puisqu’il l’avait déjà exposé plus haut, mais qui sert néanmoins à introduire la distinction précise et claire entre ce principe et la loi de causalité ; celle-ci suit immédiatement, § 881-884. « ''Principium,'' dit-il ici en outre, ''dicitur id, quod in se continet rationem alterius'' ; »<ref>« On appelle principe, ce qui contient en soi la raison d’être de quelque chose d’autre ; »</ref> il en distingue trois espèces, savoir : 1° Principium fiendi (''causa''), qu’il définit : « ''ratio actualitatis alterius ; e. gr. si lapis calescit, ignis''
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