Différences entre les versions de « Page:Schopenhauer - De la quadruple racine, 1882, trad. Cantacuzène.djvu/26 »

(Wuyouyuan: split)
 
État de la page (Qualité des pages)État de la page (Qualité des pages)
-
Page non corrigée
+
Page corrigée
Contenu (par transclusion) :Contenu (par transclusion) :
Ligne 1 : Ligne 1 :
C’est là l’origine de la division des causes, généralement adoptée par les scolastiques, en causas materielles, formelles, efficientes et finales, ainsi qu’on peut le voir également dans les Disputationibus metaphysicis Suarii, disp. 12, sect. 2 et 8, qui constituent un véritable manuel de la scolastique. Hobbes (De corpore, P. II, ch. 10, § 7) la cite aussi et l’explique. — On retrouve cette division, plus détaillée encore et plus claire, dans Aristote, Métaphysique, I, 3. Il la rappelle également dans son livre De somno et vigilia, ch. 2. — Pour ce qui concerne la distinction si importante entre un principe de connaissance et une cause, Aristote laisse entrevoir qu’il a quelque notion de la chose, car il expose en détail dans ses Analytiques postérieures, I, 13, que savoir et prouver qu’une chose est diffère beaucoup de savoir et prouver pourquoi elle est ; or ce qu’il entend dans le second cas, c’est la connaissance de la cause, et, dans le premier, c’est le principe de la connaissance. Néanmoins, il n’est jamais parvenu à avoir une notion bien précise de cette différence sans quoi il l’eût maintenue et observée dans ses autres ouvrages également, ce qui n’est pas du tout le cas ; car là même où, comme dans les passages cités plus haut, il se propose de distinguer, les différentes espèces de raisons, il perd de vue la différence, si essentielle pourtant, dont
+
« Les causes sont au nombre de quatre : en premier lieu, la quiddité ; en second lieu, que certaines choses étant données, une autre suit nécessairement ; en troisième lieu, le principe du mouvement de la chose ; et en quatrième lieu, la fin en vue de laquelle la chose a lieu » C’est là l’origine de la division des causes, généralement adoptée par les scolastiques, en ''causas materiales'', ''formales'', ''efficientes'' et ''finales'', ainsi qu’on peut le voir également dans les ''Disputationibus metaphysicis Suarii'', disp. 12, sect. 2 et 3, qui constituent un véritable manuel de la scolastique. Hobbes (''De corpore'', P. II, ch. 10, § 7) la cite aussi et l’explique. — On retrouve cette division, plus détaillée encore et plus claire, dans Aristote, ''Métaphysique'', I, 3. Il la rappelle également dans son livre ''De somno et vigilia'', ch. 2. — Pour ce qui concerne la distinction si importante entre un principe de connaissance et une cause, Aristote laisse entrevoir qu’il a quelque notion de la chose, car il expose en détail dans ses ''Analytiques postérieures'', I, 13, que savoir et prouver qu’''une chose est'' diffère beaucoup de savoir et prouver ''pourquoi elle est'' ; or ce qu’il entend dans le second cas, c’est la connaissance de la cause, et, dans le premier, c’est le principe de la connaissance. Néanmoins, il n’est jamais parvenu à avoir une notion bien précise de cette différence sans quoi il l’eût maintenue et observée dans ses autres ouvrages également, ce qui n’est pas du tout le cas ; car là même où, comme dans les passages cités plus haut, il se propose de distinguer, les différentes espèces de raisons, il perd de vue la différence, si essentielle pourtant, dont
1 505

modifications