Différences entre les versions de « Page:Rugendas - Voyage pittoresque dans le Brésil, fascicule 18, trad Golbéry, 1827.djvu/4 »

État de la page (Qualité des pages)État de la page (Qualité des pages)
-
Page non corrigée
+
Page corrigée
Contenu (par transclusion) :Contenu (par transclusion) :
Ligne 1 : Ligne 1 :
fin de Septembre à la fin d’Octobre, et pendant ce temps il n’est rien qu on
fin de Septembre à la fin d’Octobre, et pendant ce temps il n’est rien qu’on
ne fasse pour conserver les Nègres en bonne humeur et en bonne santé ; aussi
ne fasse pour conserver les Nègres en bonne humeur et en bonne santé ; aussi
y a-t-il dans les commencemens beaucoup de gaieté et beaucoup de bruit ; mais
y a-t-il dans les commencemens beaucoup de gaieté et beaucoup de bruit ; mais
Ligne 9 : Ligne 9 :
que les vêtemens du Nègre chargé de placer les cannes à sucre entre les cylindres,
que les vêtemens du Nègre chargé de placer les cannes à sucre entre les cylindres,
s’y prennent ; le bras et quelquefois le corps entier sont alors écrasés, à moins qu’il
s’y prennent ; le bras et quelquefois le corps entier sont alors écrasés, à moins qu’il
n’y soit porté secours sur-le-champ. Dans quelques plantations on voit a coté de
n’y soit porté secours sur-le-champ. Dans quelques plantations on voit à coté de
la machine une forte barre de fer, que l’on introduit entre les cylindres pour les
la machine une forte barre de fer, que l’on introduit entre les cylindres pour les
arrêter en pareil cas ou pour les séparer. Néanmoins il n’y a souvent d’autre moyen
arrêter en pareil cas ou pour les séparer. Néanmoins il n’y a souvent d’autre moyen
Ligne 16 : Ligne 16 :
qu’il y a moins de danger quand la machine est mue par des bœufs que quand
qu’il y a moins de danger quand la machine est mue par des bœufs que quand
on y emploie des mulets, que le cri des Nègres effarouche et qui n’en tournent
on y emploie des mulets, que le cri des Nègres effarouche et qui n’en tournent
que plus rapidement, tandis que les bœufs s arrêtent d eux-memes.
que plus rapidement, tandis que les bœufs s’arrêtent d’eux-mêmes.


La nourriture donnée par les maîtres aux esclaves consiste en farine de manioc
La nourriture donnée par les maîtres aux esclaves consiste en farine de manioc
(''farinha da mandioccà''), ou fèves de marais (''feixaos''), en viandes séchées au soleil
(''farinha da mandiocca''), ou fèves de marais (''feixaos''), en viandes séchées au soleil
(''carne secca''), en lard et en bananes. Il est plus avantageux de leur abandonner le
(''carne secca''), en lard et en bananes. Il est plus avantageux de leur abandonner le
soin de préparer leurs alimens eux-mêmes dans les champs, que de leur faire perdre
soin de préparer leurs alimens eux-mêmes dans les champs, que de leur faire perdre
beaucoup de temps à revenir, pour chaque repas, de plantations souvent trèséloignées jusqu’au logis ; aussi cela se pratique-t-il ainsi en un grand nombre
beaucoup de temps à revenir, pour chaque repas, de plantations souvent très-éloignées jusqu’au logis ; aussi cela se pratique-t-il ainsi en un grand nombre
d’endroits. En général, on leur donne leur nourriture avec beaucoup de parcimonie,
d’endroits. En général, on leur donne leur nourriture avec beaucoup de parcimonie,
et elle suffirait à peine à leur entretien, s’ils n’avaient les moyens de se
et elle suffirait à peine à leur entretien, s’ils n’avaient les moyens de se
5 523

modifications