Souvenirs d’une morte vivante/05

Librairie A. Lapie (p. 25-37).


CHAPITRE III


Nous sommes à Orléans, les docteurs ont dit à mes parents que si je restais à Paris, assurément je mourrais.

Fin 1849, mon père loua un magasin, rue Jeanne d’Arc, 32, au coin de la rue Neuve, rue courte et étroite, aboutissant à la place du Martroi.

La rue Jeanne d’Arc est une des plus jolies rues d’Orléans, pas longue, mais très large, se terminant par la Cathédrale, laquelle est d’une grande beauté, de style ogival. Ses hautes tours, ses rosaces, ses clochers ajourés d’une sculpture fine comme de la dentelle, produisent au soleil couchant un effet magique. Parfois elle a des effets d’incendie, d’autres fois les rayons solaires l’illuminent d’un reflet d’or splendide.

La ville elle-même est très calme ; après la vie agitée de la capitale, cela semble triste, mais petit à petit on en ressent les bienfaits ; le site est plus reposant. À notre maison il y avait deux entrées, l’une rue Jeanne d’Arc et l’autre, minuscule, du côté de la rue Neuve, laquelle donnait accès à une cour étroite, en forme de couloir. Mon père était ravi d’avoir trouvé cette maison à double entrée, pour être plus libre pour recevoir ses amis politiques. Enfin, lorsque mon père eut fini son installation, il déposa chez son banquier l’argent qui lui restait, pour s’en servir au gré de ses besoins. Ma santé était meilleure, les forces et la gaîté me revenaient.

Pendant quelques temps tout alla bien, mais mon père et ses amis n’avaient pas oublié ce qui s’était passé à Paris ; ils venaient souvent le voir, alors la navette commença entre Paris et Orléans.

Deux fois par semaine on se réunissait à la maison. MM. Hutin, Martin, Tavernier, Tissot, Bassot, M. Texier, professeur au Lycée et beaucoup d’autres étaient du nombre.

On lisait les journaux avancés, on discutait, on était au courant de tout ce qui se passait à Paris, et on se mettait sur ses gardes. Naturellement tous étaient furieux contre Louis Bonaparte.

Pour ne pas attirer l’attention des indiscrets, on passait par la petite porte bâtarde donnant accès dans la rue Neuve.

Je grandissais. J’avais déjà vu tant de choses ! on discutait devant moi, cela m’intéressait, j’écoutais attentivement, rien ne m’échappait. Lorsque par hasard je devais me coucher de meilleure heure, j’étais désolée.

D’autres fois on se réunissait chez M. Bassot, marchand de vin, lequel avait une grande salle où l’on pouvait être plus nombreux. Souvent mon père m’emmenait, j’étais heureuse et émue lorsqu’on jurait sur ma tête de lutter jusqu’à la mort pour sauver la République. Un frisson parcourait tout mon être, je croyais déjà porter la République sur mes épaules.

Lors de ma maladie, j’avais oublié tout ce que j’avais appris dans ma première enfance. Mon père résolut de me mettre en pension chez Mme Texier, laquelle tenait une institution au Mail. À ses heures libres, M. Texier nous donnait des leçons, surtout il nous apprenait à penser.

Chez eux aussi, il y avait de bonnes soirées de discussions auxquelles j’étais admise lorsque mon père était là. M. Boucher, abbé, âgé d’une quarantaine d’années, curé à l’église St-Vincent, près d’Orléans, venait aussi aux soirées de discussions. Homme sincère, bon et loyal, un vrai réformateur, il ne comprenait les discours en chaire que pour exhorter les fidèles à imiter Jésus révolutionnaire, le premier républicain du monde, disait-il. (Il faut penser qu’alors, les plus ardents, à quelques exceptions près, croyaient à cette vieille légende.) À l’église il prêchait les idées les plus subversives, disant que la chaire avait été créée non pour enseigner à prier, mais pour instruire. Si l’on voulait prier on pouvait le faire chez soi. Il finissait son prêche par ces mots : Vive la République ! Dieu la veut !

C’est ainsi qu’il termina sa dernière prédication, laquelle eut lieu le dimanche avant le coup d’État en 1851. Le lendemain ne le voyant pas venir à l’heure habituelle, M. Texier inquiet alla au presbytère pour savoir ce qui était arrivé. Là, il apprit que dans la nuit une voiture était venue le chercher, et malgré toutes les démarches faites, on n’a plus jamais entendu parler de M. Boucher. Mgr l’Évêque Dupanloup devait savoir à quoi s’en tenir sur cette disparition.

Le 3 décembre au soir, des amis de mon père, habitant Paris, vinrent le prévenir de ce qui se passait dans la Capitale. « On demande, disent-ils, la déchéance du président de la République. Louis-Napoléon veut faire un coup d’État. Il se prépare de terribles représailles. Hier il a fait arrêter plusieurs députés, des barricades se sont élevées de toutes parts. Le docteur Baudin s’est fait tuer à une barricade de la rue St-Marguerite, en disant : « Voilà comment on meurt pour 25 francs par jour ». Il se fait des arrestations sans discontinuer. On s’attend à des massacres dans les rues de Paris. Prenez vos précautions, surtout détruisez les noms et adresses des amis. »

Peu d’instants avant l’arrivée de ces messieurs, ma mère avait entendu un bruit inaccoutumé du côté du couloir donnant accès à l’intérieur de notre maison. Elle était sortie de la salle à manger, où nous nous tenions généralement, elle avait vu un homme qui avait pénétré dans la maison en passant par la petite porte dérobée donnant du côté de la rue Neuve. L’homme, se voyant découvert, se mit à fuir. Mon père dit à ses amis : « Vous avez été filés, il ne faut pas rester ici. Allez chez Bassot, dites-lui de brûler tous les papiers. De mon côté, je vais prendre les mesures nécessaires pour qu’il n’arrive rien de désagréable. »

Cette nuit-là mon père ne se coucha pas, il mit de l’ordre dans ses affaires. Toute la nuit il y eut un grand bruit dans toute la ville.

Le lendemain, 4 décembre, mon père sortit quelques heures, à son retour il avait l’air très agité. Il nous dit : « J’ai un rendez-vous avec les amis pour une manifestation, le coup d’État est fait. Nous devons protester au nom de la constitution. Dès que je serai libre, je reviendrai. »

La plus vive émotion se produisit à Orléans, lorsqu’on apprit les événements de Paris. Messieurs Martin et Michot, représentants du peuple, lesquels étaient venus chez nous la veille, se réunirent avec plusieurs amis politiques.

Après une délibération, il fut résolu d’écarter l’idée d’une résistance à main armée, et la résolution fut prise de décider, avec l’aide du peuple, l’autorité municipale à refuser obéissance au président de la République.

Une manifestation s’organisa promptement. Près de 800 citoyens se dirigèrent vers l’Hôtel de Ville, aux cris de : « Vive la Constitution ».

À leur arrivée devant l’Hôtel de Ville, les représentants adressèrent quelques paroles au peuple et voulurent entrer. Les gardes nationaux de service aux portes de la mairie, leur barrèrent le passage. Il y eut une sorte de lutte pendant laquelle survinrent les adjoints au maire. On parlementa.

Messieurs Martin et Michot entrèrent à la mairie, furent introduits dans la salle où la municipalité délibérait. Les représentants demandèrent si le conseil entendait protester contre la dissolution de l’assemblée législative. On leur répondit négativement. La municipalité protègera-t-elle, au moins la personne des représentants du peuple contre une arrestation possible ? même réponse.

Pendant ce temps, le général Grand qui commandait à Orléans, arrive devant l’Hôtel de Ville avec une partie des troupes de la garnison. Il prend ses dispositions pour disperser la foule. La troupe charge ses armes en présence du peuple, on fait les sommations. Ordre est donné d’arrêter les représentants du peuple et un certain nombre de citoyens qui les accompagnent. La troupe pénètre dans la mairie et arrête MM. Martin, Michot, représentants du peuple, Perière, avocat, Desjardin, Viou. Ils furent conduits à la maison d’arrêt sous l’escorte de troupes nombreuses, sans la moindre résistance de la part du peuple[1]. Après ce haut fait, la population Orléanaise vint en curieuse voir ce qui se passait, un grand nombre passa par la porte de la mairie, pour cela il fallait entrer dans la cour, laquelle est entourée de grilles. On ferma la porte de la grille. La plupart des gens présents furent arrêtés, sauf quelques-uns qui s’échappèrent par hasard au moment où il y avait une effroyable panique ; mon père avait été rejeté par un ressac en dehors de la grille. Grâce à cette circonstance, il ne fut pas fait prisonnier, mais il ne revint pas à la maison, en ce moment, du moins.

À Orléans il n’y a pas eu de sang versé, mais des infamies sans nombre furent commises.

Toute la soirée nous étions tristes et anxieuses, l’attente est cruelle en de pareils instants. Minuit sonnait, mon père n’était pas encore revenu. Ma mère me fit coucher, elle restait et attendait. À 2 heures du matin, elle entendit un léger bruit, elle écouta plus attentivement, c’était mon père qui revenait en hâte nous dire adieu. Il y avait un mandat d’arrêt lancé contre lui (déjà préparé à l’avance), comme on l’avait vu à la manifestation, on supposait qu’il avait été arrêté avec les autres, à l’Hôtel de Ville ; ils n’avaient pas eu l’idée de venir le chercher à la maison.

« Où est la petite ? dit-il, je veux l’embrasser, fais-la lever. Tous nos amis sont arrêtés, Bassot aussi, il me faut quitter la France ; si je peux gagner la frontière, je serai sauvé, ne t’inquiète pas, dès que je serai en sûreté, je te ferai prévenir.

» Et toi, chérie, souviens-toi toute ta vie que c’est de la faute de cette canaille de Napoléon, si tu n’as plus de père, pour le moment du moins, courage, sois bonne avec ta mère, cela ne durera pas longtemps, Dieu ne peut permettre que le crime triomphe, ni que ce bandit reste sur le trône.

(Dieu le permit si bien, qu’il y resta 18 ans.)

» Et toi, femme, ne te désole pas, ça ne durera pas longtemps, je sais que le courage ne te fera pas défaut, tu as une grande tâche à remplir envers notre enfant. Je me suis arrangé pour que notre chère petite reste en pension chez M. Texier, j’ai payé six mois de pension pour elle, d’ici-là, nous verrons. Je suis allé chez notre notaire, je lui ai donné ordre de payer nos fournisseurs, tout compte réglé, il lui reste encore 3 000 francs que tu pourras tirer au gré de tes besoins, Dès que j’aurai un domicile fixe, je t’enverrai ma procuration. Lorsque la petite sera à la pension, elle pourra continuer ses études, toi, tu auras assez à faire pour te débrouiller. Ils seront sans pitié.

En pleurant, il nous embrassa bien tendrement, puis nous quitta, il ne voulut pas que nous l’accompagnassions, naturellement, il partit sans bruit, une petite valise à la main. Ma mère ne l’a jamais revu.

Quelle horrible nuit nous avons passée. La maison était glacée, nous ne nous sommes pas couchées. On entendait un grand bruit dans la rue, des patrouilles passaient toute la nuit, de minutes en minutes.

Au soleil levé, on frappa à notre porte.

— Qui est là, dit ma mère.

— Au nom de la loi, ouvrez dit un commissaire de police, lequel entra, ceint de son écharpe tricolore, accompagné de plusieurs gendarmes. Ils venaient pour arrêter mon père. Ils fouillèrent partout, mais n’ayant trouvé personne, ils menacèrent ma mère de l’arrêter si elle ne disait pas où se trouvait son mari.

— Arrêtez-moi si vous le désirez, dit-elle ; de cette façon vous nourrirez ma fille.

— Nous vous surveillerons, madame, dit le commissaire. Et il s’en alla.

Tout n’était pas fini. Le lendemain plusieurs hommes tout en noir sont venus de nouveau, accompagnés du commissaire de police ; ils bouleversèrent tout dans la maison, prenant ce qui leur convenait. Ils trouvèrent des quantités de journaux, des livres, des tableaux, ils saisirent notre correspondance. Heureusement que mon père avait brûlé à temps une grande quantité de lettres (tout leur était bon).

Ils mirent de côté, tout ce qui pouvait les intéresser et ils en prirent note. Ils ont pris aussi le portrait à l’huile de mon père, puis une gravure en couleurs, représentant Jésus-Christ en robe rouge, ceint de l’écharpe tricolore, comme titre, au bas de la feuille : Vive Jésus premier représentant du peuple. Comme devise : Quiconque s’élèvera sera abaissé, quiconque s’abaissera sera élevé. (Évangile selon St-Mathieu.)

Une autre gravure, très grande également, intitulée : L’échenillement, représentant un arbre de la liberté, un chêne, emblême du peuple enchaîné. Il tombait, des branches les têtes coupées de Louis-Philippe, des d’Orléans, de Guizot, premier ministre, les financiers vomissant des billets de banque.

Au bas, premier plan, un homme du peuple avec son échenilloir, accomplissait sa besogne, Les hommes noirs avaient l’air scandalisés.

Enfin, lorsque leur vilaine besogne fut terminée, ils posèrent les scellés, et ils constituèrent ma mère la gardienne. Elle préféra accepter, que de voir un étranger dans la maison. Le lendemain ma mère me reconduisit à la pension Texier.

Notre maison étant fermée par autorité de justice abusive, il fallait que ma mère cherchât une maison nouvelle. Il faut de l’argent pour se déplacer. Après nous avoir tout pris, ils ont trouvé dans nos papiers nos notes de dépôts, il sont allés chez notre notaire, ils ont fait mettre le séquestre sur les 3 000 francs qui restaient encore ; ma pauvre maman restait sans argent, et tout une vie nouvelle à faire. Heureusement que mon père avait pris toutes les précautions ; le notaire s’était hâté de payer nos fournisseurs et ma pension, après avoir remis une somme assez importante à mon père, lequel en avait besoin, car il allait à l’inconnu, et il était loin de se douter qu’on mettrait l’embargo sur la somme qui était destinée à ma mère.

Le 6 décembre, Montargis lutta avec une grande énergie, les femmes mêmes marchaient à la tête d’un groupe composé de 450 citoyens, parmi lesquels se trouvaient les citoyens Zanotte, chef de bataillon de la Garde Nationale, Souesmes, conseiller général du canton de Montargis ; les citoyens Magie, Gérault, Gaulier, et une femme, mère de famille, portait le drapeau tricolore sur lequel était inscrit : Respect à la propriété ! Le brigadier de Nogent somma le rassemblement de s’arrêter :

— Nous défendons notre droit, répondirent-ils, nous défendons la constitution, et l’on continua d’avancer.

Le brigadier mit en joue M. Souesmes, qui était à la tête.

— Mais vous voyez bien que nous sommes inoffensifs ! s’écria-t-il, et il saisit la baïonnette de la carabine pour écarter le coup.

Le brigadier fit feu ; la balle alla tuer un jeune homme qui portait un drapeau tricolore. Le brigadier fut percé de sa propre baïonnette. M. Souesmes fut accusé de l’avoir tué, mais un témoignage qui paraît décisif, établit qu’un nommé Norest, mort des blessures reçues dans la lutte, aurait déclaré à plusieurs personnes, avoir tué le brigadier, après avoir été blessé par lui.

Ils furent tous faits prisonniers[2], et amenés à Orléans dans quatre voitures, sur lesquelles étaient hissés les objets saisis comme pièces à conviction.

Il y avait des fusils, des sabres, et les deux fameux drapeaux.

Le 8 décembre 1851, à 6 heures du matin M. Texier nous fit lever, il désirait nous faire assister au passage des prisonniers. Nous avons vu le défilé des voitures amenant les vaincus à la prison d’Orléans. Le ciel était beau, mais, quoique nous fussions sur le Mail à une heure matinale, le temps était si clair, que nous avons pu voir parfaitement le défilé, sur quatre chariots, des hommes et des femmes étaient empilés, les femmes, surtout, étaient pleines d’énergie, elles étaient excitées, leurs yeux brillaient d’un vif éclat, on sentait qu’elles étaient encore animées de la fièvre de la lutte. Elles nous saluèrent ; avec nos mouchoirs, nous leur faisions des signes affectueux d’encouragement, les femmes de Montargis ont été admirables de dévouement et d’abnégation. Nous étions heureux d’avoir pu les voir de près. Nous trouvant en dehors de la ville, cela était facile, il n’y avait presque personne sur le Mail. Toutes les rues aboutissant à la prison étaient gardées par la troupe, l’arme au pied, pour empêcher la circulation.

Le 4 décembre, on avait dirigé sur Paris, tous les prisonniers arrêtés à Orléans. Les prisonniers des petites villes environnantes étaient si nombreux, que la prison était insuffisante pour les contenir ; on dut les mettre dans des salles du Palais de Justice, lesquelles donnaient accès à la prison.

Le 18 décembre, on procéda au désarmement de la Garde Nationale, on fit des perquisitions chez la plupart d’entre eux, on trouva des livrets de différentes sociétés, dites secrètes, de la société de l’Union Fraternelle, les livrets furent saisis.

On fit de même chez nous, mais ma mère avait pu sauver le diplôme de mon père (lequel est intercalé dans le texte.)

Le 18 janvier, nouvelles arrestations : M. Pacantin fils, armurier, M. Armand, lieutenant de la Garde Nationale, M. Duhamel, ancien rédacteur de la Constitution du Loiret.

Proscripteurs à Orléans :

Boselli, préfet. Leserrier, procureur-général. Martin, juge d’instruction. Grand, général de division. Lafontaine procureur de la République. Ferrouil de Montgaillard, recteur de l’académie. Chevrier, avocat général. De Tristan, conseiller municipal. Paguerre, rédacteur du Journal du Loiret. De Moraques, conseiller municipal. La Cave, maire d’Orléans. Dupanloup, évêque. Dessoulx aîné, négociant. Waltbled, assesseur. Julienne, père agréé. Heurtaud, avoué à la cour. Tuisserand, avoué, Grity, propriétaire aux environs d’Orléans.

Mantellier, conseiller à la cour, qui mérite une mention particulière : pendant qu’il était substitut à Blois il se rendit avec un juge d’instruction dans une commune de son ressort, après avoir bu jusqu’à l’ivresse, nos deux magistrats, sous prétexte de rechercher un enfanticide, firent rassembler toutes les filles du village, et se livrèrent sur chacune d’elles en particulier, à d’ignobles attouchements. M. Bergerin, président du tribunal de Blois, se plaignit de cette ignominie au ministre de la justice.

Une admonestation fut adressée aux deux libertins, ce fut tout.

Loiret, préfet. Boselli, député. Nogent, de St-Laurent de Tarente.

La population Orléanaise n’était pas impérialiste, mais elle avait une peur affreuse des idées de l’élite intellectuelle des Républicains. La haute aristocratie était du parti d’Henri V, la bourgeoisie Orléanaise de celui des d’Orléans.



  1. Voir Moniteur du Loiret 5 et 6 décembre (page 185).
  2. M. Souesmes s’est volontairement constitué prisonnier, voir son jugement du mois de janvier 1852 ; Gazette des tribunaux.