Précis de sociologie/IV/VI

Félix Alcan (p. 133-143).
Livre IV. Chapitre VI.

CHAPITRE VI

L’ADAPTATION SOCIALE ET LE PROGRÈS


Au nombre des lois permanentes de l’évolution sociale, à côté de l’Imitation et de l’Opposition, nous avons placé l’Adaptation.

Grâce à cette loi, des courants imitatifs interfèrent d’une façon harmonique ; ils convergent dans le cerveau d’un individu pour y déterminer une invention. C’est donc le cerveau, le génie individuel de l’inventeur qui est le siège véritable de toute adaptation sociale. L’individu, par son pouvoir propre de concentration des influences ambiantes devient le primum movens de toute une orientation nouvelle de l’évolution sociale. Toute découverte consiste en une rencontre mentale de connaissances déjà anciennes. En quoi consiste la thèse de Darwin ? à avoir proclamé la concurrence vitale ? Non ; mais à avoir pour la première fois combiné cette idée avec celles de variabilité et d’hérédité.

Les adaptations sociales, en s’accumulant ou en se substituant les unes aux autres, donnent naissance au progrès.

Nous allons dire quelques mots ici de cette notion de progrès.

Il est bien entendu que nous ne prenons pas ici ce mot dans un sens absolu et métaphysique, mais dans un sens relatif et tout humain. Il s’agit pour nous de ce que M. Bagehot appelle quelque part le progrès « vérifiable[1] ». Quelle idée nous ferons-nous, de ce progrès vérifiable ?

M. Bagehot, comparant un village de colons anglais à une tribu d’indigènes australiens, ramène aux trois points suivants le contenu de l’idée du Progrès : « Si nous laissons de côté les points les plus élevés de la morale et de la religion, je crois que les avantages les plus clairs et les mieux reconnus des Anglais sont ceux-ci : premièrement, ils ont en somme un plus grand empire sur les forces de la nature. Secondement, ce pouvoir n’est pas seulement extérieur, il est aussi intérieur. Les Anglais ne possèdent pas seulement de meilleures machines pour agir sur la nature, ils sont eux-mêmes de meilleures machines… Troisièmement, l’homme civilisé n’exerce pas seulement sur la nature un pouvoir plus étendu, mais il sait aussi s’en servir mieux. Quand je dis mieux, j’entends qu’il en tire un meilleur parti pour la santé et le bien-être de son corps et de son esprit… Ces trois avantages sont résumés pour la plus grande partie, sinon en entier dans cette phrase de M. Spencer : que le progrès est un accroissement dans l’adaptation de l’homme à son milieu, c’est-à-dire dans l’adaptation de ses forces et de ses désirs intérieurs à sa destinée et à sa vie extérieure[2]. »

La conception du Progrès présentée par M. de Greef dans son livre Le Transformisme social se rapproche de la précédente. Elle se rattache aussi aux idées de M. Spencer. « Le progrès social, dit M. de Greef, est en raison directe de la masse sociale, de la différenciation de cette masse et de la coordination des parties différenciées. » M. Tarde reproche avec raison à ces définitions d’être trop exclusivement mécaniques et pas assez téléologiques. « Si je vois, dit-il, que les sociétés, en se divisant et en se coordonnant, se perfectionnent, je vois aussi que souvent, — sous les apparences d’un même labeur, elles travaillent à atteindre des fins toutes différentes et que cet idéal caractéristique où se suspend le tissu plus ou moins compliqué de leurs activités lui donne seul son prix et son rang véritables. Parmi les sociétés, les unes en travaillant, songent à la guerre et à la gloire, les autres au commerce et à la richesse ; les autres au salut des chrétiens et à la vision éternelle de Dieu, les autres au plaisir et à l’amour. Sous des dehors tout semblables parfois, une civilisation voluptueuse et une civilisation ambitieuse n’en diffèrent pas moins essentiellement, et c’est d’après l’élévation de leur idéal, non d’après la division ou la cohésion de leur travail en vue de cet idéal, qu’il est-permis de les classer[3].

D’après M. de Roberty, le progrès consiste avant tout dans le développement de ce qu’il appelle la série mentale ou intellectuelle, vaste hiérarchie composée de quatre grandes classes de conceptions qui se suivent dans un ordre nécessaire et régulier : les idées scientifiques, les idées philosophiques et religieuses, les idées esthétiques et les idées pratiques ou techniques. Le progrès scientifique domine et entraine tous les autres. « Le progrès de la connaissance est la seule espèce possible de progrès social. Tout phénomène qui, dans n’importe quelle autre branche de l’activité collective, s’offre à nos yeux comme un progrès doit pouvoir exprimer ou appliquer un surcroît de connaissance, doit pouvoir donner corps à une idée théorique. Lorsqu’il devient avéré que tel n’est pas le cas, la prétendue marche en avant dans l’art, dans la politique, dans l’industrie, dans la philosophie, dans les mœurs, dans les lois, n’est qu’une illusion qui souvent recouvre un recul, une déchéance[4]. » À cette question : Le Progrès existe-t-il ? M. de Roberty répond affirmativement. Le progrès scientifique existe. Il est de l’essence du savoir non seulement de s’accroître dans un cerveau individuel, mais encore de se répandre au dehors, d’envahir les cerveaux mis en contact avec le premier. Et cela indéfiniment, selon notre mesure humaine, à travers les générations et les époques successives. Le progrès scientifique rend possibles toutes les autres formes de progrès.

Voyons maintenant quelles sont les Espèces du Progrès.

M. Tarde les ramène à deux : le progrès par accumulation et le progrès par substitution. Il y a des découvertes ou des inventions qui ne sont que substituables, d’autres qui sont accumulables. Un problème posé suscite toutes sortes d’inventions, d’imaginations contradictoires, apparues ici ou là, disparues bientôt, jusqu’à la venue de quel que formule claire, de quelque machine commode qui fait oublier tout le reste et sert désormais de base fixe à la superposition des perfectionnements, des développements ultérieurs.

La lutte entre les inventions rivales qui cherchent à se substituer l’une à l’autre donne lieu à ce que M. Tarde appelle les combats logiques. Les soudures d’inventions dans le sens du progrès donnent naissance à ce que ce sociologue appelle unions logiques. D’après lui, ce sont ces combats logiques et ces unions logiques qui remplissent tout le champ de l’histoire.

M. Tarde distingue à un autre point de vue le progrès inventif et le progrès imitatif. Ce dernier progrès, dans une société, provient de l’intervention d’influences extérieures. Le premier provient d’une action interne ; il est l’expression des énergies propres d’une société.

Les causes du progrès sont multiples. On peut les ranger sous trois titres : 1° causes d’ordre mécanique ; 2° d’ordre physiologique ; 3° d’ordre psychologique et moral.

M. Spencer donne de la manière suivante la formule de la condition mécanique du progrès : toute évolution est un gain de matière accompagné d’une perte relative de mouvement et toute dissolution l’inverse. M. Tarde traduit cette formule mécanique en disant que tout développement vivant ou social est un accroissement d’organisation compensé ou plutôt obtenu par une diminution relative du fonctionnement[5].

Au point de vue physiologique, il faut invoquer avec les Darwiniens, comme facteurs du Progrès, la concurrence vitale et la survie des plus aptes. Faut-il ajouter l’hérédité des caractères acquis ? Cette question est encore aujourd’hui une des plus controversées en biologie. Weismann, comme on sait, admet la non-transmissibilité des caractères acquis pendant la vie de l’individu. Les Lamarckiens admettent l’hypothèse contraire.

Voici comment un sociologue contemporain résume l’état actuel de la question : « La victoire, dit M. Matteuzzi, est désormais assurée aux Néo-Lamarckistes, et ainsi se présente à la biologie un champ encore très vaste à explorer. Avec la théorie de Weismann, tout se limitait à la sélection naturelle… Au contraire, avec le principe de l’école adverse, le problème de l’hérédité des caractères s’impose à l’examen. — Or, si les sociologues avaient pleinement accepté les théories de Weismann, comme l’a fait M. Kidd, ils seraient fatalement tombés dans l’erreur, au moins pour les théories qui auraient eu pour fondement des lois biologiques d’une telle nature. Il aurait fallu attribuer tout perfectionnement organique à la lutte pour l’existence, en négligeant les facteurs plus simples et plus généraux de l’influence du milieu et de l’hérédité des caractères acquis[6]. "

Nous admettrons pour notre part les conclusions de M. Matteuzi. La théorie de Weismann nous paraît aboutir à une impasse. Qu’est-ce que ce Keimplasma immuable de génération en génération pour chaque espèce et chaque race ? Que sont ces types de races à jamais immobilisés et soustraits à toute variabilité ? Admettre de semblables principes n’est-ce pas tomber en plein mysticisme biologique ? Il faut pourtant que ces types primordiaux se soient formés, et comment se seraient-ils formés sinon par l’accumulation des actions du milieu et la transmission des variations individuelles ?

Suivant nous donc, il faut ajouter la transmissibilité des caractères acquis aux autres causes du progrès : la concurrence vitale et la survie des plus aptes.

Dans l’ordre psychologique et moral, nous citerons deux facteurs importants du progrès. L’un est ce sentiment de mécontentement qui pousse l’individu non satisfait à modifier son milieu et ses conditions externes d’existence. Ce sentiment joue un grand rôle dans les transformations sociales.

Un sociologue définit ainsi le rôle de ce sentiment : « La maxime Plie et tais-toi peut, dans tel ou tel cas particulier exprimer le devoir… Toutefois, dans la marche de l’histoire, l’agent du progrès n’est pas cette résignation patiente, cette adaptation passive à la réalité donnée, mais plutôt ce sentiment de mécontentement, cette agitation inquiète qui aiguillonne les esprits et éclate parfois dans de sauvages révoltes[7]. »

Un second facteur psychologique du progrès n’est autre que la loi psychologique des idées-forces. Par ce seul fait que l’homme conçoit un idéal social supérieur, il tend à le réaliser. Ici comme ailleurs, l’Idée n’est pas un facteur négligeable dans l’évolution.

Comment se fait le Progrès ?

M. Bagehot pose la continuité comme loi du progrès. D’après lui, tout progrès pour être durable doit se faire lentement et suivant une évolution régulière, par une sorte de compromis entre les deux influences adverses : l’influence conservatiste et misonéiste et la tendance à la variabilité. « Une nation, dit-il, qui vient de gagner la variabilité sans perdre la légalité, a des chances toutes particulières de devenir une nation dominante[8]. » L’exemple de Rome offre, suivant ce sociologue, une vérification lumineuse de cette loi.

Toutefois aussi le progrès se fait parfois par révolution violente. « Il y a une forme dynamiquement violente de la lutte collective, » dit M. Sighele. D’après ce sociologue, « les sectes, ces associations de vaincus et de mécontents que les vainqueurs et les heureux regardent, par une illusion égoïste, comme le germe de la dissolution sociale, ne sont cependant que le germe d’une transformation et d’un renouvellement inéluctables[9] ».

Quel est maintenant le sens probable du progrès ?

Plusieurs formules ont été proposées.

Suivant M. Tarde, le progrès d’une société est caractérisé par une augmentation d’organisation et une diminution de vitalité et d’activité. « À mesure qu’elle s’étend, s’accroît, perfectionne et complique ses institutions, une société perd de sa fougue civilisatrice et progressiste ; car elle en a fait cet usage. Autrement dit, elle s’enrichit de croyances plus que de désirs, s’il est vrai que la substance des institutions sociales consiste dans la somme de foi et d’assurance, de vérité et de sécurité, de croyances unanimes en un mot qu’elles incarnent, et que la force motrice du progrès social consiste dans la somme de curiosités et d’ambitions, de désirs solidaires, dont il est l’expression. Le véritable et final objet du désir, donc, c’est la croyance ; la seule raison d’être des mouvements du cœur, c’est la formation des hautes certitudes ou des pleines assurances de l’esprit, et plus une société a progressé, plus on trouve en elle, comme chez un esprit mûr, de solidité et de tranquillité, de convictions fortes et de passions mortes, celles-là lentement formées et cristallisées par celles-ci. La paix sociale, la foi unanime en un même idéal ou une même illusion, unanimité qui suppose une assimilation chaque jour plus étendue et plus profonde de l’humanité : voilà le terme où courent, qu’on le veuille ou non, toutes les révolutions sociales. Tel est le progrès, c’est-à-dire l’avancement du monde social dans les voies logiques[10]. »

À notre avis, comme nous l’avons déjà expliqué plus haut, cette assimilation chaque jour plus étendue et plus profonde de l’humanité que M. Tarde pose comme la loi du Progrès ne représente qu’un aspect de l’évolution sociale. Elle a pour contrepartie la loi de Différenciation progressive, — d’individualisation de plus en plus intense et profonde des êtres humains. Il n’est pas vrai que l’humanité marche vers un idéal d’uniformité et par suite de stérilité. Il n’est pas vrai que la possession détruise le désir, que la croyance éteigne la curiosité. Pour l’humanité le mot de Lessing restera éternellement vrai : Il y a plus de plaisir à courir le lièvre qu’à l’atteindre. L’Univers ne cessera pas de solliciter l’intelligence et la sensibilité de l’homme par des aspects éternellement nouveaux. L’humanité brise sans cesse ses idéaux, et c’est toujours dans l’espoir de leur en substituer d’autres plus beaux, plus lumineux, plus harmonieux. Une civilisation prise en particulier, une religion, une doctrine morale s’immobilisera peut-être pour un temps dans cette uniformité que M. Tarde pose comme l’Idéal définitif ; — mais l’humanité prise dans son ensemble ne s’arrêtera pas dans sa marche inquiète vers l’Idéal inconnu.

L’humanité est une énergie éternellement tendue vers un but qui recule sans cesse. La formule qui exprime son progrès doit être une formule dynamique et non statique.

D’après M. Bagehot, la marche du progrès social consiste dans le passage de l’âge du Combat à l’âge de la Discussion. Dans un chapitre : le Progrès vérifiable en politique, ce sociologue a admirablement analysé les bienfaits du régime de la libre discussion et du libre épanouissement de l’Esprit critique.

Suivant M. Sighele, le progrès social est une marche vers l’individualisme. Dans le monde antique, deux causes opprimaient l’individu : une religion nationale tyrannique et un droit de guerre atroce qui forçait la cité à prendre tout l’homme pour se défendre et pour subsister. « Là, nul ne peut se développer à part et pour soi ; nul ne peut agir ni penser que dans un cadre fixe. Tout au rebours dans le monde moderne, ce qui jadis était la règle est devenu l’exception, et le système antique ne survit qu’en des associations temporaires comme une armée ou en des associations partielles comme un couvent. Par degrés, l’individu s’est dégagé… c’est que les deux chaînes qui l’assujettissaient à la communauté se sont rompues et allégées[11]. »

Pour nous comme pour M. Sighele, le Progrès consiste dans une diminution progressive des exigences sociales, dans une diminution de l’Esprit grégaire, de l’Égoïsme de groupe, père de tyrannie et de mensonge. De plus en plus l’individu reculera les entraves devenues plus mobiles, dont on le garrottait autrefois. De plus en plus l’individu se mettra à sa vraie place, au centre des choses, par une révolution analogue à celle que Copernic fit en astronomie. De plus en plus l’individu se posera comme ce qu’il est en effet : la seule source de l’énergie, la seule mesure de l’idéal[12].

Nous dirons encore un mot d’une question importante, celle des rapports du Progrès et du Bonheur. Beaucoup de sociologues ont remarqué que la marche rapide du progrès dans les temps modernes (accroissement des connaissances et du bien-être) n’avait pas été accompagnée d’une augmentation aussi rapide du Bonheur humain. Le Progrès est accéléré ; le bonheur est stationnaire. Pourquoi ?

On peut invoquer, ce semble, deux raisons de ce fait, l’une générale et permanente, l’autre peut-être accidentelle.

La raison essentielle réside dans la constitution psychologique de l’homme. Cette constitution a voulu qu’en multipliant nos sensations, nous ayons multiplié simultanément nos besoins. Joignez à cela la limite physiologique de la sensibilité de nos organes qui ne peut être indéfiniment accrue et qui explique que le bonheur n’ait pas suivi le mouvement rapide du progrès.

M. Coste, qui a étudié ce problème[13] avec beaucoup de pénétration, remarque (cause accidentelle) que nous aurions pu peut-être tirer un meilleur parti des avantages acquis.

Cela est vrai. Nous avons, comme M. Coste s’en plaint, préféré aux vraies et solides jouissances du travail, de la sympathie naturelle, du développement libre de la Personnalité des jouissances fausses et énervantes, celles de la vanité, de l’ostentation, de la rage de briller.

Nous ajouterons qu’une cause de l’arrêt du Bonheur dans nos sociétés est, à notre avis, l’omnipotence qui durera longtemps encore de l’esprit grégaire. L’homme ne sait pas agir pour lui-même, mais pour les autres. J’entends par là agir par crainte de l’opinion, cette tyrannie des âmes faibles. L’Esprit grégaire semble indestructible. Aux antiques préjugés nous en avons substitué d’autres, aussi tyranniques ; car peu importe le point d’application de la tyrannie grégaire ; cette tyrannie reste toujours aussi stupidement oppressive dans son essence. Le souci du qu’en dit-on, le souci de ne pas choquer les préjugés de classe et autres et de ne pas encourir la mise en quarantaine sociale, voilà le joug auquel nous avons sacrifié notre libre personnalité. Tant que cet état d’esprit durera, il n’y aura pas de progrès dans le Bonheur pour l’humanité. Nous resterons semblables aux sauvages qui tremblent devant les fétiches qu’ils ont taillés de leurs propres mains.


  1. Bagehot, Lois scientifiques du développement des Nations.
  2. Bagehot, Lois scientifiques du développement des Nations, p. 227.
  3. Tarde, Études de Psychologie sociale, p. 112.
  4. De Roberty, Les Fondements de l’Ethique, p. 126. Paris, F. Alcan.
  5. Voir Tarde, Les Lois de l’Imitation, p. 165.
  6. Docteur A. Matteuzi, Les Facteurs de l’Évolution des Peuples (Paris, F. Alcan, 1900), p. 18.
  7. Ziegler, La Question sociale est une question morale, ch. i (Paris, F. Alcan).
  8. Bagehot, Lois scientifiques du développement des Nations, p. 67.
  9. Sighele, Psychologie des Sectes, p. 99.
  10. Tarde, Les Lois de l’Imitation, p. 166.
  11. Sighele, Psychologie des Sectes, p. 87.
  12. Le Progrès consiste au fond dans une prédominance de l’élément Initiative sur l’élément Imitation. M. Rémy de Gourmont a parfaitement raison quand il dit : « En dernière analyse, l’idée de décadence est identique à l’idée d’imitation » (Rémy de Gourmont, Mallarmé et l’idée de décadence, La Culture des Idées, p. 120).
  13. Coste, Les Conditions sociales du Bonheur et de la Force (Paris, F. Alcan).