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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 3.djvu/170

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sont percées dans les étages inférieurs des constructions, et suivent la déclivité du terrain, de manière à raser les alentours.

Chateau.Bonaguil.png


Pour les couronnements des tours, la méthode adoptée au XIVe siècle est encore suivie. La transition est donc évidente ici, et le problème que les architectes militaires cherchaient à résoudre dans la construction des places fortes vers le milieu du XVe siècle pourrait être résumé par cette formule : « Battre les dehors au loin, défendre les approches par un tir rasant de bouches à feu, et se garantir contre l’escalade par un commandement très-élevé, couronné suivant l’ancien système pour la défense rapprochée.[1] » Le donjon, couvert en terrasse et fortement voûté, était fait aussi pour recevoir du canon à son sommet, ce qui était d’ailleurs justifié par les abords qui, d’un côté, commandent le château.

Sous Louis XI, la ligue du Bien Public marqua le dernier effort de

  1. Voy. Architecture Militaire.