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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 1.djvu/489

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Nous reproduisons (4) le figuré de l’une de celles qui existent encore dans la grosse tour carrée de Montbard, dont la construction remonte au XIIIe siècle.

Armoire.tour.Montbard.png

Ces armoires étaient destinées à conserver des vivres ; quelquefois elles sont ventilées, divisées par des tablettes de pierre ou de bois. On remarquera avec quel soin les constructeurs ont laissé des saillies à la pierre aux points où les gonds prennent leur scellement, et ou le verrou vient s’engager (voy. Gâche, Gond, Verrou).

ARMOIRIE, s. f. Lorsque les armées occidentales se précipitèrent en Orient, à la conquête du saint sépulcre, leur réunion formait un tel mélange de populations différentes par les habitudes et le langage, qu’il fallut bien adopter certains signes pour se faire reconnaître des siens lorsqu’on en venait aux prises avec l’ennemi. Les rois, connétables, capitaines et même les simples chevaliers qui avaient quelques hommes sous leur conduite, afin de pouvoir être distingués dans la mêlée au milieu d’alliés et d’ennemis dont le costume était à peu près uniforme, firent peindre sur leurs écus des signes de couleurs tranchées, de manière à être aperçus de loin. Aussi les armoiries les plus anciennes sont-elles les plus simples. Dès le XIe siècle déjà l’usage des tournois était fort répandu en Allemagne, et les combattants adoptaient des couleurs, des emblèmes, qu’ils portaient tant que duraient les joûtes ; toutefois, à cette époque, les nobles joûteurs semblent changer de devises ou de signes et de couleurs à chaque tournoi. Mais lors-