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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/565

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CROYEZ-VOUS À LA MAGIE ?

Célestine. — Vous êtes un étrange monsieur, vraiment ! Oh bien ! c’est moi, ne vous en déplaise, qui prétends vous arranger aujourd’hui… Nous verrons un peu si… Marchons !

Elle entraîne plutôt qu’elle ne conduit le baronet dans son appartement, qui est un joli rez-de-chaussée de plusieurs petites pièces. Ils entrent.


Dans le salon. Le premier objet qui se présente quand on y met le pied, c’est la châsse de la prétendue momie[1]. À sa vue, sir Henry exhale un gros soupir.

Célestine (avec gaieté). — Salut à l’amie ! (À sir Henry.) Il faut avouer que ce devait être une séduisante friponne.

Sir Henry (soupirant). — Oh ! c’était une divinité !

Il prend un siége en face de Célestine, qui se place du côté droit, lui passe la main gauche derrière la nuque, et de la droite met à l’air l’instrument du sacrifice, dont elle veut diriger le procédé.

  1. Voyez page 163, numéro précédent.